‹ Nestorius et la controverse nestorienneChapitre 57 sur 197 · P. G., t. LXI, col · texte numérisé non relu

P. G., t. LXI, col

2. Par exemple l'homélie sur Zachée, l'homélie sur l'hémorroïsse.

3. Telles l’homélie sur la Samaritaine, l'homélie sur le centurion, l'homélie XXV de Basile de Séleucie. Mgr BatiMol trouve parfois des traces de neslorianisme, là où il n’en existe aucune, par exemple dans l’homélie XXV de Basile, P. G., loc. cit., col. 280-281, où « la communication des idiomes physiques n’est pas exclue comme une erreur grossière », mais où l'orateur affirme simplement contre les Ariens que le Fils de Dieu n'est pas une créature.

ἡ. Par exemple l'homélie du pseudo-Chrysostome sur saint Jean-Baptiste, où l'on trouve sans doute la terminologie antiochienne, mais où l’unité du sujet dans le Christ est trop clairement accentuée pour qu'on puisse l'attribuer à Nestorius : 6 πρὸ τῶν αἰώνων ἐξ ἐμοῦ γεννηθεὶς καὶ νῦν ἐχ Μαρίας σαρχὶ τεχθεὶς, ὁ ὁμοούσιος ἐμοὶ χαὶ ὑμῖν. Cette manière de s'exprimer est incompatible avec l’interprétation que donne Nestorius du symbole de Nicée, Loors, p. 295-297. Notons en passant que l'homélie du pseudo-Chrysostome sur le figuier desséché, P. G., t. LIX, 585, où Batiffol, art. cil., p. 351, note 1, croyait retrouver le fameux münetlicum genus dialogismorum dont parle Savile et qui caractériscrait un procédé

cher à Nestorius, est en réalité de Sévérien de Gabala. 5. Loors, p. 151 en note.

collections les discours où l’on trouvait des traces de cette doctrine. Jean Mosch rapporte à ce sujet dans le Fré spirituel une anecdote fort suggestive.

Cyriaque, abbé de la laure de Calamon, vit un jour en songe une belle dame habillée en reine, accompagnée de deux hommes vénérables. Le moine identifia sans peine la

dame avec la sainte Théotocos et reconnut dans les deux.

hommes saint Jean le théologien et saint Jean-Baptiste. Il les invita tous les trois à entrer dans sa cellule pour y faire une prière; mais la dame n’y consentit pas. C’est en vain que Cyriaque insista. La Vierge lui répondit sur un ton sévère : « Tu héberges dans ta cellule mon ennemi ; comment veux-tu que j'entre? » Là-dessus, la vision disparut. Α son réveil, l'abbé commença par s'examiner pour voir s’il avait offensé la Théotocos en quelque manière, pensant que l'ennemi ne pouvait être que lui, puisqu'il était seul dans sa cellule. Sa conscience cependant ne lui reprocha rien. Alors, pour dissiper le chagrin qui avait envahit son ame, il prit un livre, qu'un de ses compagnons lui avait donné et qui avait pour auteur Hésychius, prêtre de Jérusalem. En feuilletant le volume, il trouva à la fin deux discours de l'impie Nestorius; il reconnut aussitôt que c'était là l'ennemi dont lui avait parlé la vision. Se levant surle-champ, il alla rendre le livre à celui qui le lui avait remis, en lui disant : « Frère, reprends ton livre, car il m'a causé plus de tort qu'il ne m'a été utile. » Le frère se fit raconter ce qui s'était passé et sans retard il détacha du volume les deux discours de Nestorius et les livra aux flammes, en disant : « L’ennemi de Notre-Dame, la sainte Théotocos, la Vierge Marie toujours vierge, ne restera pas dans ma cellule, »

Cette petite histoire s’est sans doute renouvelée bien des fois sous une forme moins merveilleuse. Les moines copistes ont dû être impitoyables pour l'adversaire de la sainte Théotocos. Au demeurant, nous n'avons pas trop à le regretter, maintenant que le Livre d'Héraclide nous a livré la dernière

1, Pralum Sspiritale, cap. xevr. P. G.,t. LXXX VII rx, col. 2900-2go.

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