Ex tempore declamator, dit Gennade, loc. cit
ἦς Neslorius Chrysostomi stylum imitari summo studio conatus est. Dissertalio [ de haeresi et libris Neslortüi, ν. 1., t. XLVIII, col. 1156 D.
style brillant et imagé. A part cela, je ne trouve entre eux que des différences.
Autant Chrysostome est ample et abondant, autant il aime les longs développements et s’attarde à retourner un texte scripturaire dans tous les sens pour en tirer des applications variées et en pénétrer le sens intime, autant Nestorius est sobre, vif, incisif : de petites phrases très courtes semées d’antithèses ; des enfilades de textes bibliques dont chacun reçoit un mot d'explication. Chrysostome a l'habitude de s’entretenir familièrement avec son auditoire; c’est une véritable causerie, qui traîne parfois en longueur. Nestorius s adresse aussi à son auditoire, mais plus rarement; il préfère imiter les procédés du théâtre ; il fait assister ses auditeurs à des dialogues entre les personnages bibliques; quelquefois ce sont des monologues ; assez souvent l'orateur s échappe en véhémentes prosopopées. Partout on sent qu’il vise à l'effet. Ses discours devaient plaire beaucoup, intéresser vivement; ils devaient peu édifier. Dans l’homélic chrysostomienne circule une âme d’apôtre; dans le sermon nestorien on trouve partout le rhéteur!.
1. Ceux qui voudraient étudier de près la manière de Nestorius n’ont qu'à lire les trois homélies sur les tentations de Notre-Seigneur, le premier discours contre le θεοτόχος : Doctrina pielatis, Loors, p. 249 264, le sermon qui suit : « Τὰς μὲν εἰς ἐμέ », ibid. p. 264-277, l’homélie : ‘Ocduts ἂν, ibid., p. 230-242 et le sermon : [ἡ Adam, p. 347-350. Il est évident que notre jugement ne repose que sur ce qui nous reste de Nestorius. Peut-être serait-il sensiblement différent si nous posséJdions son sermonnaire au complet.