LE CHRIST, LE FILS, LE SEIGNEUR
« Autre, en effet, est le nom qui indique deux natures et autre celui qui en indique une, »
Le nom qui indique les deux natures unies est celui de Christ. C’est aussi celui de Fils et celui de Seigneur ?. C’est pourquoi on doit dire un seul Christ, un seul Fils, un seul Seigneur.
« Le nom de Christ indique les deux naturesÿ.
» Le prosôpon commun des deux natures, c’est le Christ.
» L'union est dans un seul prosôpon du Christ.
» Le nom de Christ, ou de Fils, ou de Seigneur, qui est attribué au Fils unique par les Livres divins, est l'indice de deux natures : tantôt il indique la divinité, tantôt l’humanité et tantôt les deux ©.
» C’est au Christ qu'appartiennent les deux natures et non à Dieu le Verbe 7.
» ἢ en est du nom de Dieu comme du nom de Fils ; l’un indique les natures et l’autre le prosôpon du Fils. Le même est Dieu et Fils, et il n'y ἃ qu'un prosépon pour les deux natures et non pour une essence ; c'est pourquoi les deux natures forment un seul fils et elles sont en un fils8.
» [n'y ἃ pas un autre et un autre, parce que le Christ n’est pas sans Dieu le Verbe, ni Dieu le Verbe sans le Christ, mais on reconnait un autre et un autre, parce que le Christ est formé dans l'union à l’aide de Dieu le Verbe et de l’humanité?. »
Cette différence de signification entre le mot « Dieu le Verbe » et les mots « Fils, Seigneur, Christ ou Sauveur 1°, »
2. Les mots « μονογενής » et « Ἰησοῦς » ont aussi une valeur dyophysite. Nestorius les unit aux mots : « Κύριος, Χριστός et Υἱὸς » dans sa seconde lettre à Cyrille, dans sa lettre à Scholasticus et dans un passage tiré du Théopaskhite, Loors, p. 175, 192 et 211. C’est le Credo de Nicée qui l’a amené à donner àces cinq appellations un sens dyophysite, car il voulait à tout prix ne pas s’écarter des trois cent dix-huit Pères.