‹ Nestorius et la controverse nestorienneChapitre 69 sur 197 · HP · texte numérisé non relu

HP

et invariable du Père, mais ensuite, de même que les Juifs le bafouaient en l’appelant Christ, et en l’attachant à la croix, de même ceux-ci lui donnent, en paroles, une nature immuable, impassible et indépendante, puis ils lui attribuent toutes les souffrances et toutes les faiblesses du corps, et ils rapportent à Dieu le Verbe toutes les choses de l’âme et du corps, en vertu de l'union hypostatique. Et comme ceux qui le font changer de nature, tantôt ils le disent impassible, immortel et immuable, et tantôt ils empêchent de le proclamer immortel, impassible et immuable, puisqu'ils se fâchent contre celui qui dit souvent que Dieu le Verbe est impassible.... De nom, ils se disent orthodoxes, mais en réalité ils sont ariens!. »

«Quiconque, en professant les souffrances de la chair, les attribue à la fois au Verbe de Dieu et à la chair dans laquelle il ἃ paru, sans discerner la dignité des natures, qu'il soit anathème ?. »

« Quiconque accepte comme dites d'une seule nature les paroles qui ont été écrites du Christ, qui est des deux natures, tant dans les Évangiles que dans les Épitres des Apôtres, et ose attribuer les souffrances à Dieu le Verbe lui-même aussi bien selon la chair que selon la divinité, qu'il soit anathème. »

Ce dernier anathématisme révèle bien la pensée de Nestorius et montre clairement qu'il n’admettait pas le lien hypostatique qui unit la nature humaine à la personne du Verbe #.

2. Loors, ΟΡ. cit. p. 217. C'est la douzième des contre-anathèmes opposés par Nestorius aux anathématismes de saint Cyrille.

Page 1