PUY
tout de suite chez lui l'idée que la Vierge a engendré la nature divine. De même, dire que Dieu le Verbe est mort équivaudrait à affirmer que la nature divine est passible et mortelle. Affirmer qu’il y a deux natures en Jésus-Christ est reconnaître, par le fait même, qu’il y a deux suppôts, deux personnes, un autre et un autre, celui-ci et celui-là :
« Celui qui dit que la divinité et l'humanité ne sont pas la même chose définit, par une distinction de nature, que celuici n'est pas celui-là et que celui-là n'est pas celui-ci... J'ai dit que l’union des deux natures, de la divinité et de l’humanité, est sans séparation : « que Dieu n’est pas séparé de ce lui qui est visiblef. »
« Pourquoi donc vous autres, juges, qui étiez dans le délire, la tromperie et la violence (les Pères d’Éphèse), n’avez-vous pas examiné les témoignages qui ont été écrits par les Pères? Vous auriez montré à Cyrille, d'après son propre témoignage, qu’il confesse deux nalures, une autre el une autre, d’une essence autre et autre, comme l'ont dit les saints Pères. Car tu dis aussi que « les natures sont différentes et qu’un Christ est formé des deux, sans que l'union enlève les différences des natures?. » Il semble que tu as dit cela, et ce que tu as dit est la même chose que ceci : « L'enfant et celui qui habitait dans l'enfant. » Je dis qu'il était impassible dans un corps passible ; qu’il a une âme raisonnable en tant qu'il est enfant, car il est homme et aussi enfant. Comment donc, lorsque tu dis ces choses et que tu demandes que nous adhérions à la vérité de la foi, condamnes-tu Nestorius pour ces mêmes raisons ? L’iniquité n'est-elle pas visible? Tu dis que dans le Christ les natures sont différentes, et celui-ci en dit autant et t’approuve de dire ces choses...
» L'habitant est celui qui demeure dans celui qui lui sert d'habitation, et il a son prosôpon; et celui qui sert d’habitation a le prosôpon de celui qui habite. Par l’usage de leurs prosôpons, comme s'ils se servaient d'autorité de leurs