Reproche absolument injuste. Voir plus loin, p. 37 sq
3. Comme s’il n’y avait eu que cela dans la lettre de Nestorius, et comme si les deux natnres des Occidentaux avaient correspondu aux deux natures nestoriennes |! Harnack le sait bien; dans une longue note, il déclare que les deux natures des Antiochiens ne correspondaient pas aux deux natures des Occidentaux, mais il paraît que Célestin n’avait pas le don « de voir derrière les formules ».
h. Dogmengeschichte, loc. cit., p. 357-361.
qui accuse Hefele d’avoir écrit avec partialité l’histoire du concile d'Ephèse, de ce conciliabule qui aurait dû disparaître devant le grand concile de Jean d'Antioche, composé de quarante-trois membres de toute nuance doctrinale! Vraiment, certaines gens ont de l’objectivité historique une étrange notion !
Parler de Nestorius sans dire un mot de la doctrine de ses adversaires et de ses amis de la première heure, était chose impossible. En cette matière, nous devions évidemment nous borner au strict nécessaire, sous peine d’allonger indéfiniment notre étude. Nous pensons avoir dit dans les chapitres IV et V et dans les notes mises en appendice tout ce que la controverse nestorienne présente d’essentiel pour l'histoire du dogme.
D'aucuns trouveront peut-être que nous avons abusé des citations. Mais n’était-il pas nécessaire de faire parler le plus possible Nestorius en personne, pour que le lecteur puisse juger par lui-même de la valeur de nos interprétations ?
En terminant cette introduction, nous avons à cœur de rendre hommage au patient labeur des deux savants qui nous ont mis entre les mains les indispensables instruments de notre travail : sans les Nesloriana du ἢ" Loofs et sans la traduction française du Livre d'Héraclide par M. l'abbé Nau, nous n’aurions pu songer à l’entreprendre. Que ces savants reçoivent ici le juste tribut de notre gratitude, Les doctes professeurs de l'Institut catholique de Paris, directeurs de la « Bibliothèque de théologique historique », ont droit aussi à un merci tout particulier de notre part. MM. A. d’Alès, J. Bainvel et P. Rousselot ont pris la peine de lire attentivement cette étude, et c’est à leurs bienveillantes et judicieuses remarques qu'elle devra d'être un peu moins imparfaite.
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