‹ Neuf ans a MadagascarChapitre 104 sur 170 · DERNIÈRE MISE AU POINT; QUESTIONS INDIGÈNES ET AUTRES · texte numérisé non relu

DERNIÈRE MISE AU POINT; QUESTIONS INDIGÈNES ET AUTRES

Organisation définitive de l'Assistance médicale et de l'Enseignement officiel. Il Le Système des Masses. || Fonctionnement du Service de Santé militaire. Il Application aux Sakalaves du régime des protectorats intérieurs. || Mouvement insurrectionnel dans le sud-est de l'île. || Influence des sorciers. t Instructions aux troupes. R Héroïque fait d'armes du sergent Gasalonga. jj La refonte du système fiscal. || Enquêtes sur les coutumes des populations malgaches. Il Voyage dans la région de Miarinarivo et du lac Itasy. || Visite AUX chantiers aurifères de Vohinambo. Il La production de l'or a Madagascar

PENDANT UNE PÉRIODE DE NEUF ANNÉES (1896-I904). || NOUVELLE INSPECTION DES CÔTES. Il SÉJOUR A DiÉGO-SUAREZ ET A MaJUNGA. || La CULTURE DU COTON. 0 DÉVE- LOPPEMENT AGRICOLE ET COMMERCIAL DE NOSSI-BÉ. || SÉJOUR A TaMATAVE. | ViSITES DE CONCESSIONS. || VOYAGE A L'ILE DE LA RÉUNION.

AU commencement de 1904, les institutions dont je m^étais efforcé de doter Madagascar possédaient des rouages assurant d'une manière satisfaisante la marche générale des affaires et bien adaptés, grâce à Texpérience acquise, au développement social et économique de la colonie.

Sans parler de la pacification, j'avais, pendant huit années, poursuivi, sans relâche, le travail d'organisation de la grande île et lutté corps à corps avec toutes les difficultés ; en outre, des voyages accomplis dans tous les sens m'avaient fait connaître les peuplades si diverses de notre nouvelle possession, permis d'étudier leurs besoins et de modeler leurs formes

administratives sur les profondes diflFérences de leur mentalité et de leur degré d'avancement social.

Dans toute l'étendue de l'île, dont les dix-neuf vingtièmes nous étaient complètement inconnus en 1896, il n'existait plus un coin de territoire, plus une tribu, plus un clan échappant à la direction eflFective de l'autorité française. C'était là le but que je m'étais proposé, en conformité de la loi d'annexion du 6 août 1896, et je pouvais dès lors considérer comme très avancée la tâche qui m'avait été confiée par le Gouvernement de mon pays.

A partir de ce moment, je m'attachai donc surtout à fortifier ce qui existait, à perfectionner l'administration générale et à combler les quelques lacunes signalées dans le fonctionnement des divers services publics.

La mise au point des questions indigènes : développement de la production malgache, relèvement social, politique d'association, etc., fiit, pendant cette période finale, l'une de mes principales préoccupations.

Le fonctionnement de l'Assistance médicale, en progrès continu depuis huit ans, fut étendu aux régions les plus récemment pénétrées de l'ouest et du sud et y donna rapidement des résultats efficaces.

A Tananarive, outre les établissements proprement dits : École de médecine, hôpitaux. Institut Pasteur, pharmacie centrale, les services d'assistance et de protection sanitaire comprenaient au i®' janvier 1904 :

I** Le service de la statistique et de l'état civil pour les Européens et les indigènes;

2^ L'inspection médicale des femmes enceintes et des enfants en bas âge ;

3® Le dispensaire municipal ;

4^ Le service des épidémies et de la désinfection ;

5^ La Société d'assistance et de protection aux enfants métis.

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