‹ Neuf ans a MadagascarChapitre 116 sur 170 · INAUGURATION DU CHEMIN DE FER FIN DE SÉJOUR · texte numérisé non relu

INAUGURATION DU CHEMIN DE FER FIN DE SÉJOUR

Inauguration du chemin de fer et ouverture de l'exploitation. H Le cyclone d'avril 1905. Il Caisse de retraites et pensions pour les fonctionnaires civils

DE LA colonie. || LIBERTÉ DES CONTRATS DE TRAVAIL POUR LES INDIGÈNES. || EnVOI d'une mission DANS LES COLONIES SUD-AFRICAINES. || RESSOURCES AGRICOLES DE

Madagascar en 1905; superficies cultivées. || Industries européennes et indigènes; LA sériciculture, LA CHAPELLERIE ET LA DENTELLE. || CONCOURS AGRICOLE

DE 1905. H Préparation de l'Exposition coloniale de Marseille. |j Statistiques

COMMERCIALES. || SITUATION POLITIQUE ET MILITAIRE; LES EFFECTIFS; LA DÉFENSE

DE LA colonie; LE POINT D'aPPUI DE DlÉGO'SUAREZ. || RETOUR EN FRANCE. ||

RÉSIGNATION DE MES FONCTIONS EN NOVEMBRE IÇoS.

LE 31 octobre 1904, au lever du jour, de nombreux voyageurs, invités de la colonie, quittaient Tamatave, se rendant à BrickaviUe pour Tinauguration des 102 premiers kilomètres du chemin de fer. De tous les autres points de l'île des notabilités étaient venues assister à cette cérémonie, qui couronnait de la façon la plus heureuse les persévérants efiForts du colonel Roques et de ses dévoués collaborateurs pour mener au succès final la lourde et difiScile entreprise dont l'exécution leur avait été confiée.

M. Samary, Gouverneur de la Réunion, accompagné de plusieurs représentants des corps élus de Tîle voisine, les consuls des nations étrangères^ de nombreux fonctionnaires, officiers et colons, prirent place dans le train d'inauguration qui, le mardi

i^' novembre, à 6 heures du matin, quitta la station d'origine pour s'élever à travers le dédale des monts Betsimisarakas jusqu'aux pentes de la vallée du Mangoro. Le trajet, avec de courts arrêts aux stations intermédiaires, s'accomplit au milieu des sites pittoresques et grandioses de la forêt. La locomotive stoppe aux chutes de Koma. Tout le monde descend! Et les voyageurs en file indienne, mimis d'alpenstocks de circonstance, font l'ascension de la majestueuse cataracte par im sentier latéral rapidement aménagé pour leur passage. Il faut cependant s'arracher à ce spectacle et reprendre le train. Vers midi, on atteint Famovana, gare terminus provisoire, où la population indigène est accourue en foule de la région avoisinante. Au banquet, qui commence presque aussitôt, les discoiu^ font ressortir les dîfiBcultés vaincues, le mérite du personnel employé aux travaux, les résultats à attendre et la transformation profonde qui va s'opérer dans la situation des régions desservies.

Dès l'année 1901, l'ouverture de la route de l'est avait réalisé un grand progrès dans l'industrie des transports ; mais, par suite de la pénurie d'animaux de trait, le commerce s'était trouvé réduit à l'emploi de charrettes à traction humaine, mode encore barbare, coûteux et peu sûr, dont il fallait souhaiter la disparition. La mise en exploitation du chemin de fer marque à ce point de vue, une étape décisive du progrès. Ainsi de nombreux indigènes seront rendus aux travaux agricoles et industriels, et pourront s'employer à la mise en valeur et à l'essor des régions centrales.

D'autre part, le chemin de fer contribuera puissamment à l'éducation de la population indigène et fournira im précieux moyen de fusion et de rapprochement aux diverses races qui la composent.

Pour faciliter l'acheminement des produits vers la voie ferrée, l'administration s'est aussi préoccupée d'assurer une circulation régulière sur les routes et chemins qui desservent le plateau central.

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