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COMMERCE GÉNÉRAL

Au commencement de 1905, les éliminations inévitables s'étant faites^ ce malaise momentané avait à peu près disparu et le trafic était revenu à son allure normale.

Quelques chiflFres donneront ime idée du mouvement général du commerce à la fin de 1904.

A r importation figurent principalement :

Les tissus y avec un chiffre d'afiaires de 10 à 12 millions par an;

Les métaux ou ouvrages en métaux^ dont Pimportation annuelle est d'environ 3 millions ;

Les vinSy avec un chiffre annuel d'environ 2 millions ;

Les rizy dont l'importation annuelle, après avoir été de 5 à 6 millions de francs au début de l'occupation, est tombée à 1200000 francs par suite du développement des cultures indigènes. Lorsque l'achèvement du chemin de fer permettra de transporter à la côte les riz d'excellente qualité des régions centrales, la colonie, non seulement se suffira à elle-même, mais pourra exporter par grandes quantités cette denrée vivrière dans les autres colonies européennes de l'océan Indien, qui en sont à peu près dépourvues ;

Les farines j pour lesquelles l'importation annuelle est d'environ I million de francs ;

Les alcoolSy en grande partie de qualité inférieure, dont heureusement l'importation a diminué depuis quelques années ; néanmoins, celle-ci représente encore environ i demi-million par an ;

Enfin, les produits divers, tels que : hoiSy viandes salées, tabacs fabriqués y etc., dont le développement de l'industrie locale a contribué également, dans ces dernières années, à restreindre l'importation.

Les principaux articles d'exportation sont :

L'or, dont la production est passée de 112 207 francs en 1896, à 7692942 francs en 1904;

Le caoutchouc^ avec 3 842 106 francs en 1904, au lieu de 600000 francs seulement en 1897.

Les peaux d^animaux^ dont rexportatîon, partie de 30000ofr. en 1896, a atteint 2 221 954 francs en 1904;

Le raphia, qui est passé de 634277 francs en 1896, à 2 077 997 francs en 1904 ;

Les bœufs y dont le commerce — pour les causes que j'ai indiquées plus haut — n'est pas encore parvenu à son assiette définitive. L'exportation, qui était passée de 400000 francs en 1896 à plus de 4 millions en 1902, a sensiblement fléchi depuis lors, mais elle est susceptible de se relever rapidement, conune le font espérer les négociations engagées au commencement de 1905, avec les autorités des colonies sud-africaines ;

La cirCj dont les exportations sont passées de 300 000 francs en 1896, à près de 700000 francs en 1904 ;

Les bois d^ébénisterie, dont l'exploitation était insignifiante en 1896, et qui ont figuré pour environ 2250000 francs aux exportations de 1904;

Les denrées coloniales tropicales (vanille, café, cacao et girofle), dont l'exportation annuelle oscille entre 300000 et 400000 francs;

Enfin, les légumes (haricots et pois du Cap), qui viennent ensuite avec environ 250000 francs.

En dehors de la production aurifère dont il a été question plus haut, il convient de donner quelques renseignements sur certains produits d'exportation particulièrement intéressants.

Le caoutchouc est l'un des principaux. Les végétaux qui le fournissent ne sont pas encore tous déterminés avec certitude, mais les nombreux échantillons que j'ai fait adresser à divers savants et experts de France ont permis d'étudier et de décrire les plus importants d'entre eux.

Ce sont d'abord : des lianes, scientifiquement connues sous le nom de LandolphiaSy qui, bien qu'offrant à Madagascar des caractères propres, se rattachent à la grande famille des plantes à caoutchouc africaines. On les rencontre sous le nom de Voahena sur la côte occidentale, de Piralahy dans le Bouéni et le

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