ORGANISATION JUDICIAIRE
plein exercice complètement mattresses de leur budget, comme en France, m*avait paru prématurée. Il faut considérer en e£fet que la population française des principales villes de Madagascar, est encore trop flottante pour pouvoir assumer dés maintenant la responsabilité complète de Tadministration communale. Nos conseillers municipaux de la Métropole sont en immense majorité établis à demeure dans les cités dont ils gèrent les finances ; ils y vivent de père en fils et y possèdent leurs principaux intérêts. A Madagascar, où la perspective du retour en France est encore la note dominante chez les colons, cette condition de stabilité, qui est en même temps une garantie, n'est pas encore réalisée au même degré. En outre, la participation du budget local aux dépenses des communes^ implique la collaboration étroite des deux administrations, locale et municipale, pour l'emploi des fonds provenant de l'une et l'autre source.
Par contre, dés que la population française forme dans une ville une agglomération de quelque importance, il convient de l'associer à l'administration urbaine.
Dans cet ordre d'idées, Tananarlve et Fianarantsoa étaient à peu près au point, lorsque j'ai quitté ltle,pour être dotées de commissions municipales. Enfin, mon intention était de sauvegarder les droits de la population indigène, qui fournit à ces villes la part de beaucoup la plus importante des recettes de leur budget. Pour observer le principe de la politique d'association, l'élément malgache devait, dans ma pensée, se voir ouvrir largement l'accès de ces assemblées.