L'ASSISTANCE MÉDICALE
Justice indigène.
^ .^ , , , ( Aflaires civiles 1006
Tribunaux du !•' degré. !.«,.. ^T
■* ( Ânaires répressives. ... 1 267
^ ,^ ^ , . l Affaires civiles 2063 "
Tribunaux du 2« degré. ! .^ ,
* I Affaires répressives. ... 2949
Cour cCappel de Tananarive,
Î Affaires civiles et commerciales 641 Affaires répre.sives 350
, , r Affaires civiles 306
En matière indififéne . . { a /r • t.
s * \ Affaires répressives 134
Le budg:et du service judiciaire est passé de 86480 fr. 89 en 1896 à 3734^8 fr. 14 en 1904.
L*ASSISTANCB MÉDICALE ET LES SERVICES SANITAIRES. ■— PÉRIODE DE PREMIÈRE APPLICATION
DES PRINCIPES (1896-1899). — Organisation effective du service d'assistance médicale EN Emyrne et au Betsiléo. -— Extension aux provinces extérieures au Plateau Central. L'arrêté constitutif du 13 juillet 1903. — Médecins et sages-femmes indigènes. — Hôpitaux, maternités et léproseries. Institut Pasteur. Œuvres de vulgarisation.
J'ai déjà esquissé le tableau de la situation sanitaire de Madag-ascar à la an de 1896 et indiqué les ravages causés dans la population indigène par des épidémies ou affections diverses que l'ancien Gouvernement malg-ache, dans son incurie habituelle, n'avait rien fait pour enrayer.
Le service de santé n'existait pas comme institution d'Etat. Aucune mesure sérieuse émanant du Pouvoir n'avait été prise pour rég^lementer l'hygiène publique ; en outre, on avait laissé se perpétuer certaines coutumes déplorables qui contribuaient à l'extension des maladies contagieuses et des épidémies.
Partout, les pratiques superstitieuses les plus /^ossiéres tenaient lieu de soins et de traitement médical. La masse ig'norante s'abandonnait sans réserve aux Mpisikidy^ sorciers aussi influents que néfastes, qui exploitaient odieusement la population et en tiraient des revenus aussi illég^itimes qu'exag-érés.
Le premier besoin était le recrutement d'un personnel technique apte à assurer le fonctionnement de l'organisation à créer. D'autre part, l'emploi généralisé de médecins européens eût occasionné des dépenses hors de toute proportion avec les ressources de la colonie. Il fallait donc former des médecins et des sages-femmes indigènes, autrement dit, créer l'enseignement local de la médecine.
Il fut pourvu à cette nécessité par un arrêté du 11 décembre 1896 instituant à Tananarive une École de médecine pour les étudiants malgaches justifiant d'une instruction première sufisante. Quelques jours plus tard, le 16 décembre, un hôpital indigène fut fondé également dans la capitale.
L'organisation progressive de l'assistance médicale, qui se poursuivit de 1896 à 1905, peut se diviser en trois périodes :
I* de 1896 à 1899 • période de première application pendant laquelle on utilisa surtout le personnel, les médicaments et les locaux des formations sanitaires militaires.
2* de 1899 à 1902 : période pendant laquelle le service fut effectivement organisé dans les provinces centrales de l'Emyme et du Betsiléo.
y de 1902 à 1905 : période d'extension de l'assistance médicale aux provinces excentriques.
Outre l'École de médecine et l'hôpital indigènes, j'instituai aussi à Tananarive, à la fin de 1896, un dispensaire où les indigents malgaches purent recevoir gratuitement des soins et des médicaments. Cette mesure fut étendue peu après aux principaux postes militaires ; puis, au commencement de 1897, une circulaire prescrivit aux médecins du Corps d'occupation de donner gratuitement des soins et des médicaments à tous les malades qui recourraient à leurs consultations.
Six mois plus tard, des instructions furent adressées aux chefs des circonscriptions administratives de l'Emyme au sujet des moyens de favoriser l'accroissement de la population par une
application eztensive du principe de l'assistance médicale. Un arrêté du 15 juin 1898, pris à cette occasion, mit en vigueur certaines prescriptions à la fois administratives, hygiéniques, médicales, et enfin, fiscales. L'article 9 visait dans ces termes les soins médicaux et d*hygiéne :
c II sera créé, dans chaque province ou cercle, un dispensaire ou hôpital où seront soignés les indigènes, ainsi qu'un orphelinat
c Ces établissements seront entretenus au moyen des contributions des corps de villages et subventionnés, s'il y a lieu, par le budget local. »
Parmi les maladies qui décimaient la population malgache, la variole était une des plus meurtrières, et il importait d'engager au plus tût contre ce fléau une lutte méthodique capable d'en arrêter les ravages. A cet effet, un établissement vaccinogéne fut créé en 1898 à Tananarive.
La même année, j'instituai un comité central d'hygiène et de salubrité publiques appelé à fournir toutes indications utiles pour l'amélioration des conditions sanitaires dans les différentes parties de Itle.
Ces diverses mesures, que je ne puis indiquer ici que succinctement, amenèrent, de 1896 à 1899, une première et très importante amélioration de la situation que j'avais trouvée au début.
Alors qu'en 1896, 40 000 indigènes seulement pouvaient obtenir quelques soins médicaux, ce chiffre était porté à 250000 dès 1899.
Pendant la deuxième période, de 1899 à 1902, l'assistance médicale reçut en Emsrme et au Betsiléo une organisation régulière dont le programme fut tracé par des arrêtés du ao avril 1899 et du 19 mars 1901.
Comme il eût été difficile d'asseoir, dés le début et dans les moindres détails, un service appelé à être généralisé, cette première réglementation ne pouvait revêtir un caractère définitif. Je ne m'attarderai donc pas à en analyser les dispositions, dont les plus essentielles ont été reproduites par l'arrêté du 13 juillet 1903 — dont il sera question plus loin — qui constituait le texte fondamental lorsque j'ai quitté la colonie.
Toutefois, à partir de 1899, 1® provisoire commence à faire place au définitif et des établissements sanitaires destinés à durer s'élèvent dans les régions centrales.
D'autre part, le moment était venu de recruter régulièrement des praticiens indigènes offrant des garanties suffisantes pour assumer la direction des hôpitaux malgaches et des formations diverses qui allaient en dépendre. Un arrêté, en date du 15 octobre 1900, créa à cet effet le corps des médecins indigènes de colonisation qui fut recruté par voie de concours parmi les élèves diplômés de l'École de médecine de Tananarive.
En 1901, l'organisation de l'assistance médicale indigène, quoique susceptible encore de perfectionnements, avait pris un fonctionnement régulier dans les cinq provinces de l'Emsrme : Tananarive, Miarinarivo, Ankaxobè, Manjakandriana, Betafo et dans les deux provinces du Betsiléo : Flanarantsoa et Ambositra.
Le nombre des indigènes recevant des soins médicaux n'avait cessé d'augmenter depuis trois ans et était passé de 250000 en 1899, ^ Sooooo en 1900 et 750000 en 1901.
Les résultats d'ensemble déjà obtenus étant des plus encourageants, je me préoccupai de les accentuer, en étendant successivement aux autres circonscriptions le programme d'organisation dont le premier essai avait heureusement abouti.
Une circulaire dans ce sens fut adressée dès le 27 septembre 1901 aux chefs des circonscriptions extérieures au plateau central et les renseignements qu'elle provoqua permirent, pendant le cours de l'année 1902, de préparer le recrutement du personnel et la constitution des ressources nécessaires. En 1903, l'exécution commença.
Elle débuta par la province d'Ambatondrazaka et le district de Marolambo, régions confinant à TEmjrme, pour lesquelles on put recruter assez facilement des volontaires dans le corps des médecins indigènes.
Peu après, intervint l'arrêté du 13 juillet 1903, qui, condensant les textes antérieurs et les complétant par des dispositions nouvelles, donna au service de l'assistance médicale une organisation complètement assise.
Pourrprésider à l'ensemble du fonctionnement du service, il fut institué à Tananarive un comité central consultatif présidé par le directeur du Service de santé de la colonie.
Ce comité dirige effectivement l'assistance médicale ; il a pour mission d'étudier et de préparer dans leur exécution toutes les mesures à prendre en vue d'améliorer et d'étendre le fonctionnement du service.
Dans chaque province, une commisêion régionale assure de même le fonctionnemo&t de Tattis*
LtGENOE
f+J fifàpti^uji et jmbi//jn^ej :=r-
^" Poste j me-t/te^i/A
4f PtiAi*$ trrotutes
■ Méàfçt/tf ciyttt
-- ... fihirmaetBfM çi^^tn .
l H&ft*t*f lA' iffam Bi appartient ëti
re/évtnt eu ae^nct dt t4fitw inihiAtfK