STRUCTURE GÉOLOGIQUE
Dans la zone basse, qui enchâsse en quelque sorte le plateau central, les deux versants, nettement séparés, de P Océan Indien et du canal de Mozambique ofltent aussi de profondes différences. La topographie accidentée, le sol argileux, la flore à caractère franchement tropical qu^on rencontre du côté de Test, font place, sur le versant ouest, à de vastes étendues planes ou légèrement mamelonnées, à des sols en grande partie calcaires, à une végétation plus disséminée et moins fournie, rappelant en bien des points, celle des zones tempérées.
En résimié, lorsqu^on envisage seulement le climat et Paspect général du pays, Madagascar ofire trois régions bien distinctes : le versant est, chaud, hxunide, accidenté, couvert d^une riche végétation forestière; le plateau central, à climat tempéré, à himiidité moyenne, et presque entièrement dépourvu de végétation forestière; le versant ouest, à climat chaud et sec et à végétation forestière moyenne.
Au point de vue géologique, la division est différente. La charpente générale de l'île est constituée par deux grandes formations : le massif cristallin ou des terrains primitifs, bouleversé à diverses époques par les phénomènes orogéniques, qui comprend le plateau central et la côte est, et la bordure sédimentaire, peu accidentée, qui s'étend sur tout le versant ouest.
Dans la région centrale et sur le versant est, prédominent les roches archéennes, gneiss, schistes, etc., au travers desquelles ont surgi d'importants massifs éruptifs : la montagne d'Ambre, le Tsaratanana, la chaîne des Puys de la région de l'Itasy, qui oflfre de grandes analogies avec celle de l'Auvergne, l'Ankaratra, les cônes volcaniques à cratère de la région d'Antsirabé- Betafo, etc. On rencontre dans ces régions montagneuses de nombreux gisements minéraux : quartz aurifère, ininerds de cuivre, de fer, etc.
Sur le versant ouest, des éruptions volcaniques probablement plus récentes que les précédentes ont aussi percé et recouvert siu" de nombreux points les formations sédimentaires.
La carte et la coupe en travers ci-contre, donnent une idée à peu près exacte de l'ossature générale de Madagascar et de rîmportance des phénomènes éruptîfs dont Tîle a été le 8Îège.
Pendant qu'on travaillait dans la colonie, l'envoi en France de collections, minéralogiques et autres, permit à des savants tels que MM. Lacroix, Douvillé, Zeiller, Marcellin Boule et plusieurs autres, de faire faire un grand pas à la connaissance géologique de la grande île et de fournir ainsi la plus utile contribution à sa mise en valeur.
J'aurai l'occasion de revenir sur la question minière, mais il convient d'indiquer que dès 1902, à la suite des découvertes faites un peu partout et grâce aux progrès de la pacification, on possédait déjà des données fort intéressantes sur l'allure générale des gisements aurifères.
A cette époque — et il en est encore de même aujourd'hui — la presque totalité de l'or produit provenait des alluvîons. On sait comment celles-ci se constituent. Les roches aurifères en place dans les massifs montagneux se désagrègent sous l'action du temps, des eaux et des agents atmosphériques, et leurs éléments, mélangés aux parcelles de métal précieux, pépites ou paillettes, sont entraînés et charriés par les torrents et les rivières. Puis, les parties les plus lourdes : or, platine, etc., se séparent et se déposent, principalement dans les parties du cours d'eau où des barrages, des coudes ou des obstacles quelconques diminuent la force du courant; enfin, les parcelles des minéraux sont d'autant plus ténues que les eaux les ont entraînées plus loin de leurs gîtes d'origine.
Comme dans tous les pays d'or, on rencontre à Madagascar deux principales sortes d's^luvions : les alltivtons anciennes^ qui remontent à une époque où les cours d'eau n'avaient pas encore creusé leur lit à la profondeur actuelle ; ces alluvions sont situées à des niveaux variables sur le flanc des vallées, et rasées à leur affleurement; les alluvions modernes y qui se forment dans
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MOZAMMIÇEK
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