IX
INTRODUCTION
pendantes, qui doivent concourir à l'œuvre commune. Cette première paiiie répond, dans le sens le plus élevé et le plus complet, à la première formule du programme: Pacification.
Voici maintenant la Protection et l'Organisation : dans ce pays la santé publique doit être, plus que nulle part ailleurs, une préoccupation gouvernementale, le secours hygiénique, médical et hospitalier ne saurait être trop promptement aménagé. En effet, tous les fléaux s 'abattent sur une population déjà trop raréfiée : le paludisme, la syphilis, l' alcoolisme, la misère et la cachexie. Il faut donc parer à tout et tâcher de sauver ces peuples un peu malgré eux-mêmes. Une campagne de salut et de salubrité est d'abord inaugurée avec les consultations gratuites, les dispensaires, les distributions de médicaments.
La suppression de l'esclavage est V autre bienfait général qu'apporte la conquête française. Puis, ce sera la suppression de la corvée et des prestations, trop retardée peut-être. Enfin l'organisation de renseignement public indigène et de l'enseignement professionnel, d'un enseignement médical rudiment aire. Dans cette voie, le peuple hova commence à se rendre apte aux services qu'on attend de lui comme collaborateur.
Pour faire face à des entreprises si diverses, il faut de l'argent, beaucoup d'argent; et cependant, le marché métropolitain réclame les privilèges assurant le débouché de ses produits. C'est donc tout un régime économique et finan-
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cier à établir, l/oici les résultats : en i8çô, le budget central de Vile était de 5 millions et demi de francs, y compiis la subvention métropolitaine (?) montant à deux millions de francs. En igo^, le budget atteint 246^1600 francs en recettes, 2^6^8000 francs en dépenses. La subvention métropolitaine est supprimée. Lîle se suffit à ellemême. Elle fait face aux arrérages de V emprunt de jo millions qui a été nécessaire pour donner l'impulsion aux grands travaux publics. La caisse des réserves dispose de ç yi ^ 841 francs.
Le commerce extérieur de Madagascar, gêné cependant par les exigences douanières de la métropole, s'éVœe dans les proportions suivantes : les importations étaient de 14 millions de francs en i8ç6, elles sont de ^i millions de francs en iço^. Les exportations passent de ) 600 000 francs en i8ç6 à 22600000 frams en 190^.
Les Travaux publics : à ce signe toute domination d'avenir se reconnaît; c'est la griffe du Lion; Rome vit emore et vivra éternellement par ses monuments utiles. En neuf ans, la route carrossable qui grimpe de Tamatave à Tananarive, franchissant des pentes qui paraissaient inaccessibles, a été achevée : 2^0 kilomètres sont empierrés et le portage est supprimé. De Tananarive à Majunga par la Betsiboka une route est aménagée sur plus de ^00 kilomètres. De Fianarantsoa à Mananjary, autre route de 21g kilomètres. D'autres routes encore, moins importantes il est vrai, unissent les centres urbains de la