‹ NeurasthénieChapitre 12 sur 27 · Voir page · texte numérisé non relu

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3. A. Mathieu, Aewras/Aértie et hystérie, combinées, Progrès médical, 1888.

Un garde-frein de 25 ans, environ, est pris dans le fourgon de son train, peu après son départ de Paris pour la frontière de l'Est, d'une érection intense, persistante et douloureuse, qui l'oblige à s'arrêter à moitié chemin. On le fait entrer à I hôpital, et là, pendant •10 à 12 jours, les médecins épuisent leur arsenal thérapeutique, et leur ingéniosité contre ce phallus récalcitrant. Les antispasmodiques, les bains prolongés, les purgatifs, la saignée générale, la révulsion spinale, tout échoue. Mais à cette érection priapique succède une complète impuissance, et un état de dépression auquel les manœuvres médicales, réellement excessives, dirigées contre l'érection initiale, n'étaient pas sans doute étrangères. II s'agissait d'un cas d'hystéroneurasthénie, intéressant aussi par l'absence de tout traumatisme. Ce garde-frein n'a retrouvé qu'après trois ou quatre mois une érection suffisante pour lui permettre la reprise des rapports conjugaux.

L'impuissance n'est pas toujours précédée par une semblable période d'éréthisme, elle ne survient pas toujours brusquement ; son apparition est souvent progressive, c'est du reste un phénomène très complexe.

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