PRÉAMBULE. — DÉFINITION. — HISTORIQUE
mordialeàla vicialion du chimisme stomacal. Pour M. Glénard tout dérive de l'entéroptose, et surtout d'une lésion indéterminée du foie. Nous discuterons à fond toutes ces théories à propos de la pathogénie. Nous voulonsseulement marquer ici quelle est la place de ces conceptions sj^stématiques dans l'histoire des névropathies et de la neurasthénie.
3° Certains auteurs ont séparé et décrit à part des complexus symptomatiques qui font partie intégrante de la neurasthénie, et qui en représentent des formes cliniques plus ou moins distinctes. C'est ainsi que l'irritation spinale de Stilling (1850) et la névralgie générale de Valleix correspondent à peu près à ce qu'on a décrit depuis, comme la forme myélopathique de la neurasthénie. La névropalhie cérébro-cardiaque de Krishaber (1873), la maladie cérébro-gastrique de Leven (1879) représentent des formes de neurasthénie dans lesquelles prédominent les accidents cérébraux, cardiaques et dyspeptiques : elles n'embrassent pas la neurasthénie tout entière.
Voici le terrain déblayé, et nous pouvons maintenant parler de l'œuvre de Beard, et des auteurs qui ont accepté sa façon de voir.
Beard, observant en Amérique a été particulièrement frappé par l'existence fréquente chez ses compatriotes d'un état névropathique particulier dans lequel prédominait l'épuisement nerveux. 11 se figurait que cet état morbide était spécial aux Américains.
Ses premières publications qui datent de 1868 et 1869, n'eurent aucun succès; elles ne trouvèrent nulle