‹ NeurasthénieChapitre 4 sur 27 · NKUHASTllÉNIK · texte numérisé non relu

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part d'écho. Elles n'attirèrent réellement l'allention que plus de dix ans après, lorsque Beard eût publié son livre sur l'épuisement nerveux, livre que l'on peut considérer en quelque sorte comme la bible de la neurasthénie

Depuis cette époque, la littérature a vu éclore un nombre considérable de publications relatives à la neurasthénie. Nous ne citerons que les principales.

Weir Mitchell ^ a décrit la forme féminine de la neurasthénie et proposé un système de thérapeutique basé sur l'hygiène qui est certainement ce qu'on peut faire de mieux contre les cas extrêmes d'épuisement nerveux, surtout chez les femmes.

M. Huchard ^ a été le premier à donner en France une description didactique de la maladie de Beard; il a particulièrement insisté sur les rapports de la neurasthénie et de l'arthritisme : la neurasthénie est pour hii une névrose d'origine arthritique.

Citons encore ici une leçon de Ziemssen, dans laquelle les limites de la neurasthénie sont exposées avec un grand sens clinique, et dans laquelle les symptômes importants sont sobrement, mais nettement mis en relief \

1. Beard, A practical Irealise on nervoiis c.v/iaitstion (neurasihenia) ils causes, symptômes and séquences. New-York, lîjSO' nouvelle édilion^ 18S8.

2. Weir iMiLchell, Du irnitement de la nenras'hdwe, Traduct. française. Paris, 1881.

3 Axenfeld et Iluchard, Traité des névroses. Paris, 1883.

PRÉAMBULE. — DÉFINITION. — HISTORIQUE là

L'intervenlion de M. Charcot peut être considérée comme faisant date dans l'histoire de la neurasthénie. Ici comme toujours, le maître de l'École de la Salpêtrière a appliqué à l'étude de cet état morbide ses principes de groupement nosographique fondé sur l'observation clinique sans souci de l'interprétation théorique.

Il connaissait depuis longtemps ces névropathes, ces épuisés plus ou moins irritables; il avait été frappé de la fréquence chez eux de la céphalée avec sensation de compression, de casque trop lourd ou trop étroit, et, il avait pris l'habitude, en tète de ses observations, et comme point de repère à son usage personnel, d'inscrire la qualification de galeatus. Il n'eût donc pas de peine à retrouver dans les neurasthéniques de Beard, ses propres malades, ses galeati.

L'attention éveillée sur ce point, il étudia de plus près les très nombreux névropathes qui se présentent à la consultation de la Salpêtrière etil distingua bientôt parmi eux un certain nombre de types morbides, variables d'aspect, mais ayant des traits communs, des symptômes communs dont il fit les stigmates de la neurasthénie. C'est ainsi qu'il avait établi auparavant les stigmates de l'hystérie. La limitation de la neurasthénie n'était du reste possible que parce que déjà était faite la limitation de l'hystérie, cela d'autant mieux que ces deux névroses coïncident souvent, ainsi que cela se voit en particulier dans l'hystéro-neurasthénie d'origine traumatique.

On trouvera l'enseignement de M. Charcot relativement à la neurasthénie et à l'hystéro-neurasthénie dans

ses leçons du mardi (1888-1889). Pour ce qui touche l'hystéro-neurasthénie on pourra consulter d'une façon spéciale la thèse de M. G. Guinon * et le livre de M. Bouveret ^.

Deux traités de la neurasthénie ont pra-u en France qui tous les deux s'inspirent à la fois de l'œuvre de Beard et de celle de M. Charcot, le traité de M. Levillain ^ et celui de M. L. Bouveret auquel nous venons de faire allusion.

Le travail de M. Levillain a été écrit sous l'inspiration directe de M. Charcot, dont il expose surtout la façon de voir.

Dans le traité de M. Bouveret on trouvera un certain nombre d'idées personnelles et, en particulier une étude étendue sur la dyspepsie des neur-âsthéniques.

Le livre de Beard et les deux ouvrages que nous venons de mentionner nous serviront beaucoup pour la rédaction de l'œuvre d'exposition et de critique que nous entreprenons : il eût été injuste de ne pas en faire la déclaration préalable.

1. Georges Guinoii, Les Agents provocateurs de V hystérie. Th. de Paris, 1889.

1. L. Bouveret, La neurasthénie, épuisement nerveux. Deuxième édition, 1891.

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