‹ NeurypnologieChapitre 37 sur 63 · AMÉLIORATION DE LA VUE · texte numérisé non relu

AMÉLIORATION DE LA VUE

petite bible polyglotte avec facilité et correction ; ce livre lui avait été fermé depuis des années. »

Signé : Alice Roiley.

M. A. Stowie.

Wm Halliday.

Je suis heureux de pouvoir ajouter que l'amélioration de la vue fut constante ; il en fut ainsi non seulement de la vue, mais encore du catalogue tout entier des maux qui l'avaient affligée jusqu'alors ; les douleurs de poitrine, de tête, des yeux, la peite de mémoire, le manque de repos, l'irrégularité des fonctions de sécrétion et de digestion, tout cela disparut, e(, au lieu d'une peau sèche, qui lui rendait la paume des mains si dure et si cassante qu'elle ne pouvait les ouvrir sans les lacérer, elle eut bientôt la peau aussi douce que du chamois '.

Cette amélioration fut accomplie tout entière par l'hypnotisme ; aucune médecine ne lui fut donnée pendant que je la traitais ; elle n'en a pas eu besoin jusqu'à ce jour, 20 février 18-4;j, où je lui ai lu ce rapport ; elle remarque qu'il est beaucoup o.\i-dessous de la vérité, et que j'aurais pu avec justice la représenter comme ayant soulTert beaucoup plus.

Mme Roiley est une personne très intelligente, et ses principes chrétiens mettent ses déclarations au-dessus de tout soupçon. Elle a été vue par de nombreuses personnes appartenant à la science et à la profession médicale, qui toutes peuvent témoigner que j'ai obtenu, de ses lèvres mêmes, les déclarations conformes que j'ai reproduites. Il me semble impossible de présenter une preuve plus frappante du grand avantage qui résulte de l'application de cet agent. L'amélioration fut si remarquable qu'aucun doute ne pouvait subsister quant à sa réalité, et elle succéda

1, Tout derniJ^rement, une dame de vingt-cinq ans environ se fit hypnotiser par moi. Elle fut tonte surprise au moment du réveil de trouver ses mains trempées de sueur, i;lte n'avait jamais vu sur ses maitis, dil-elle, la plus léyère humidile jusqu'à ce moment.

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si rapidement à l'hypnotisation que l'on ne pouvait méconnaître la relation de cause à efl'et, aucun autre remède n'étant employé. Quelles que soient les merveilles que l'on puisse supposer, à l'imagination, relativement à certaines fonctions, on ne saurait admettre que le sens de la vue puisse être aussi directement amélioré sous cette influence.

2» CAS. — Mme M. A. Stowe. Cette dame était présente, lors de la première opération faite sur Mme Roiley, et fut enchantée des effets qu'elle vit ; elle vint me consulter pour sa propre vue et au sujet de l'avantage qu'elle pourrait tirer d'une opération semblable. Mme Stowe était âgée de 44 ans, et la faiblesse de sa vue lui imposait des lunettes depuis 22 ans ; sans cela, elle n'aurait ))u ni coudre, ni lire, ni écrire, et depuis quelques années elles lui étaient même devenues nécessaires dans les soins ordinaires de son ménage. Voici quel était son état au moment où j'en pris note ; cette observation est certifiée par sa signature et celles d'autres personnes présentes alors.

« Mme Stowe, âgée de 44 ans, Bank Place, n" 1, Red Bank, Manchester, souffre de faiblesse de la vue depuis vingt-deux ans, elle ne peut lire ni coudre sans verres. Examinée aujourd'hui, le 8 avril 1842, sans ses verres, elle ne pouvait distinguer les lettres (capitales) d'une annonce dans le journal, ni le grand titre de cette feuille. Après une hypnotisation de huit minutes, elle put lire distinctement le grand et le petit en-tête, le jour, le mois et la date du journal. »

Signé ; M. A. Stowe.

« Elle a pu également, devant safllleetun autre patient, signer son nom pour certifier l'exactitude de la déclaration précédente. »

Signé ; Ann. Stowe.

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