LE SENS DE LODOHAT
ci-dessous i montre jusqu'à quel point ce sens peut être porté pendant l'iiypnotisme, elle est extraite d'un rapport d'une séance donnée aux membres de l'Association britannique, et publié dans le Manchester Times.
Les sens dont je vais maintenant parler sont le touche''
1. Messieurs Clai'kc et Townend firent ici une expérience curieuse, pour mettre les pliénomèmea i l'épreuve. M. Braid avait appelé leur attention sur la surexcitation étonnante du sens de l'odorat. On tint devant la patiente une rose qu'elle suivit sur la plaleforme dans toutes les directions avec le plus vif empressement, — clierchant à l'atteindre quand on la tenait en l'air, se baissant gracieusement pour la suivre presque jusqu'au parquet, — se précipitant après la fleur, i ti'avers toute l'étendue de la plateforme et (malgré le bandeau qui lui couvrait les yeux) avec une précision infaillible dans toutes les directions possibles — ou bien se jetant dans les attitudes les plus fantasiiques, mais toujours avec une aisance surprenante, pour respirer les émanations à. mesure que l'on tournait autour d'elle. Tout d'un coup elle cessa sa poursuite, et M. Braid nous expliqua que le sens de l'odorat lui faisait maintenant complètement défaut, et ne reviendrait qu'à l'aide d'un courant d'air devant les narines. M.Clarke fit alors signe à M. Townend de traverser la plateforme, et il lui jeta la rose, ?i une distance d'environ quatre ou cinq yards. M. Clirke ayant ainsi pris la précaution d'éloigner tout soupçon de connivence ou de tour d'adresse, fît lui-même passer un courant d'air au-devant des narines du sujet, de façon à exalter de nouveau la sensibilité de l'organe. Elle avança alors comme à la rccherclie de quelque objet qui lui aurait échappé, et s'approchait du bord de la plateforme, ce qui n'étiit pas exactement la direction qu'avait parcourue la rose, quand subitement, ses membres et tout son corps furent pris de tremblement, elle se baissa légèrement et donna tous les signes de la plus vive terreur. M. Braid expliqua que ceci provenait en partie du bruit d'une voiture qui passait sous les fenêtres, et en partie d'un sentiment de danger causé par les fortes vibrations du léger plancher sur lequel elle se trouvait. t,iuand le bruit de la voiture eut cessé, elle se tourna dans la direction de M. Townend, qui lui présentait la rose, et quoiqu'elle en fût à la distance de trois yards, elle en reconnut le parfum et s'élança vers la fleur avec la plus grande précision. Les applaudissements soudains de l'auditoiie dissipèrent le charme en un instant, et elle revint à elle, étonnée et en apparence 1res elfrayée. M... se mit à rire, et voulut essayer de convaincre un petit cercle qui l'entourait, que ce n'était qu'une feinte, mais il ne put réussir à faire partager ses impressions. Au premier rang de l'auditoire et parmi ceux qui suivaient les expériences avec le plus d'intérêt se trouvaient M. le doyen de Manchester,
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et la résistance ; je vais donner des exemples des bons effets de cet agent dans le traitement de l'exaltation anormale ou de la dépression de ces fonctions. Il est peu d'affections dont les manifestations soient plus frappantes, ou qui soient plus importantes dans leur caractère et dans leur tendance, que celles que nous comprenons dans cette classe, c'est-à-dire la paralysie de la sensibilité ou du mouvement ou les deux, ou bien l'inverse, l'exaltation de la sensation, et le spasme tonique ou clonique.
On sait que le tic douloureux est une des affections les plus pénibles auxquelles soit sujet le corps humain. Elle peut provenir d'un désordre du système nerveux, désordre localisé ou général, ou d'une cause organique. Les symptômes, dans les deux variétés, se ressemblent beaucoup, mais les chances de guérison sont loin d'être semblables. Dans la première variété, il peut y avoir guérison, et le moyen le plus sûr et le plus rapide que je connaisse est l'hypnotisme ; dans la seconde, les chances de succès sont tout autres, quel que soit le remède que l'on mette en usage. J'ai, à de nombreuses reprises, appliqué l'hypnotisme dans ces derniers cas, sans effets, mais dans les premiers, j'ai obtenu des avantages immédiats et sensibles. Je vais citer quelques observations de traitement relatif aux désordres fonctionnels.
les révérends N. W. Gibson, H. Etliclslon, C. D. Wrays, le colonel Wemyss et bon nombre de médecins, qui tous étaient capables de se former une opinion personnelle; nous entendîmes, de la part de plusieurs de ces messieurs, l'expression de la surprise que leur causaient ces phénomènes, et de leur conviction qu'ils étaient réels. C'était, du reste, la conviction du sens commun, car ils eussent été beaucoup plus merveilleux comme tours de force que comme pliénomènes au point de vue de M. Braid. Tous doivent avoir reconnu qu'il était impossible fi une personne dans son état naturel de poursuivre avec tant de facilité, d'assurance et de rapidité, sur une plateforme et les yeux bandés (en supposant le sujet éveillé), une Heur passant de main en main ; mais si nous acceptons la solution donnée par M. Braid, que les sens sont exaltés de façon extraordinaire, le mystère est éclairci. La seule chose extraordinaire qui reste, c'est qu'un pareil agent n'ait été découvert qu'aujourd'hui.