SITUATION DES POINTS SYMPATHIQUES
sur les traits et les formes extérieures. La chose étant admise, n’est-il pas probable qu’en mettant les muscles d’expression en action pendant l’hypnotisme, en titillant certains nerfs, l’impression des sensations ordinairement associées à ces manifestations externes sera réfléchie sur le cerveau, et excitera dans l’esprit les passions et les émotions particulières ? Je crois que c’est là la vraie cause des manifestations phrénologiques pendant l’hypnotisme ; et comme cet état a pour caractère particulier la concentration de toutes les énergies de l’âme sur les émotions provoquées,, les manifestations deviennent naturellement très nettes.
Je suppose que les différents points affectés (pressés) par le stimulus imprimé aux divers fascicules de nerfs, mettent en action certaines combinaisons de muscles de la face et du corps, et influencent aussi les organes de la respiration; l’esprit se trouve ainsi ïnfixiencé, indirectement. par les organes de sensation ordinaire et par le grand sympathique, tout comme l’éternuement se trouve provoqué chez quelques personnes, quand une lumière trop forte vient à irriter les nerfs optiques. Deux patients, fort intelligents, qui demeurèrent en partie conscients et qui avaient essayé de résister de tout leur pouvoir à l’influence exercée par la manipulatipn de leur tête; dirent que la première sensation fut un tiraillement des muscles delà face, avec gêne dans la respiration^ suivie d’une impulsion irrésistible d’agir comme ils le firent, sans qu’ils pussent expliquer pourquoi.
A ce point de vue, l’étude se ramène à la question dès lois de sympathie, et l’on se demande alors où les points de sympathie externes ou Superficiels sont-ils localisés ? L’expérience répondra, et, d’après ceque j’ai pu voir, nous arriverons plus facilement et plus infailliblement à une solution dans l’état spécial déterminé par l’hypnotisme que dans l’état normal. Ayant établi ces points, nous pourrions alors savoir où et comment agir pour atteindre le but que nous aurions en vue; et la position de ces points cérébraux
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ou de ces organes spéciaux, n’aurait alors pas d’importance véritable.
Quant aux localisations réelles des points sympathiques, dont l’excitation produit ces manifestations particulières, elles ne me paraissent pas être absolument semblables dans toutes les têtes ; mais, comme toutes, elles sont à peu près le centre des organes tels que les ont localisés les phrénologistes, et j’ai obtenu des preuves concluantes qu’il existe des relations entre l’étendue et la fonction; car en général, plus d’énergie est mise en jeu là où il y a un grand développement, que quand ce dernier fait défaut. Ainsi, un patient chez lequel la combativité ou la destructibilité est largement développée, déploisira, pendant l’hypnotisme, beaucoup de violence et des dispositions à attaquer les autres ; si, au contraire, ces organes sont défectueux, il s’effacera, exprimant la crainte que quelqu’un ne lui cherche querelle ou ne se mette en colère contre lui.
Si la solution, donnée ici, relative à la cause de ces phénomènes remarquables ne semble pas correcte, la seule autre tant soit peu satisfaisante qui me vienne à l’esprit est que les divers fascicules des nerfs sensoriels excitent dirextement les 'points correspondants du cerveau; ceux-ci, d’autre part, produisentlesmanifestations ph3^sique3. Nous savons par quelles combinaisons musicales, par quels mouvements nous pouvons mettre en branle lés différentes passions ; nous savons aussi que cela s’effectue par une impi’ession particulière communiquée au cerveau par la portion molle de la septième paire de nerfs ; si cela y parvient comme à un organe simple ou comme à une combinaison d’organes, il est clair que l’origi ne de la septième paire est plus éloignée du cerveau que l’origine de la cinquième, et qu’il y aura, par conséquent, autant de difficultés au moins à expliquer les résultats par l’excitation des différentes branches de la septième, que par celle de la cinquième.
Les magnétiseurs n’insistent pas pour affirmer que la volition soit nécessaire.