‹ Neurypnologie. Traité du sommeil nerveux ou hypnotismeChapitre 4 sur 92 · Archives de médecine. Vol. 15. 1860. Paris · texte numérisé non relu

Archives de médecine. Vol. 15. 1860. Paris

2. Comptes rendus de l’Académie des Sciences, Vol. 49, p. 902,

3. Comptes rendus de l’Académie des Sciences, vol. 50, p. 439.

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de la ISeurypnologie accompagné de plusieurs opuscules et d’un manuscrit (le chapitre additionnel que nous avons ajouté comme appendice au livre publié en 1843) dans lequel l’auteur résumait la totalité de ses observations sur les différents états nerveux, objets de ses études.

M. Velpeau fut invité à prendre connaissance de ces publications et à en faire, s’il y avait lieu, l’objet d’une communication verbale. Une commission composée de membres de quatre sections de l’Institut fut aussi chargée de présenter un rapport sur le même sujet.

Braid songeait alors à une réédition de sa Neurypnologie; et s’était aussi mis en rapport avec un éditeur français pour la publication en France d’une traduction de son livre, augmenté de toutes les observations contenues dans la note manuscrite présentée à l’Académie. Cependant la Neurypnologie n’eut pas de seconde édition et les démarches pour une traduction française n’aboutirent point ; mais Braid qui n’oubliait pas les expériences de M. Azam, ni le brillant témoignage apporté à ses travaux par cet éminent observateur, lui envoya une copie de son manuscrit, avec la dédicace suivante :

« Presented to M. Azam, as a mark of esteem and regard by James Braid, surgeon, Manchester, the 22** of Mar ch 1860 ^ ».

Le 2o du même mois, Braid succombait subitement, à l’âge de 6o ans, frappé d’apoplexie. Le manuscrit parvint par l’intermédiaire d’un parent de M. le professeur Azam, aux mains d’un médecin de New-York, qui s’occupait beaucoup de pathologie nerveuse, M. le docteur Georges M. Beard ^ ; ce dernier le confia à

1. « Présenté à M. Azam, comme une marque d’estime et de respect, par James Braid », etc.

2. Celui-ci mort tout récemment a fait des travaux intéressants sur l’hypnotisme chez l’homme et chez les animaux.

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M. W. Preyer, professeur de physiologie à TUniversité de léna qui l’ajouta comme complément à un travail extrêmement intéressant, « la découverte de l'hypno-' tisme ^ »

C’est à cette poblication de M. le professeur Preyer que nous avons emprunté le nouveau chapitre de Braid, inédit jusqu'alors, pour l’ajouter à la traduction de son œuvre principale de 1843. Nous y avons aussi recueilli les détails concernant les pérégrinations du manuscrit.

Quelle forme Braid aurait-il donnée à son livre ainsi augmenté? Nul ne peut le dire aujourd’hui, mais à en juger par la teneure du chapitre additionnel, la forme n’aurait pas subi de modification essentielle. Quant au fond il ne devait assurément pas varier : le nouveau chapitre ne fait que résumer et compléter la Neurypnologie.

Le lecteur qui serait tenté de comparer l'original à la traduction verra que nous en avons modifié le titre. Le voici tel qu’il se trouve en tête de l’ouvrage anglais : « Neurypnology; or the rationale of nervous sleep, considered in relation loith animal magnetism. lllusirated by numerous cases of üs successful application in the relief and cure of disease by James Braid. London and Edinbw^gh, 1843 »

On constatera aussi que nous avons réuni sous la rubrique de Prolégomènes, deux sections que l’auteur avait intitulées l’une préface, l’autre mtroductiun. La diversité des matières effleurées dans cette partie de l’ouvrage, justifie pleinement le titre que nous lui avons donné. De plus il y avait lieu, dans un but de simplification, d’éviter la mul-

1. Die Entdeckung des hypnotismus . Dargestellt von W. Dreyer, Berlin, 1881 .

2. Neurypnologie, ou traité du sommeil nerveux, considéré dans ses relations avec le magnétisme animal et accompagné de nombreu.x. cas de succès dans ses applications à l’amélioration et k la guérison des maladies.

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tiplicité des sections précédant le premier chapitre. La table analytique a été aussi refaite et considérablement augmentée. Nous n’avons pas fait d’autres changements.

Braid, peu esclave de la tournure littéraire, avait surtout à cœur d’être compris; il ne craignait pas de se répéter : nous avons cru devoir respecter scrupuleusement l’expression de l’auteur, traduisant presque mot à mot, partout où la clarté de la phrase n’exigeait pas qu’il en fût autrement.

Quant à la portée scientifique du Braidisme, la plume autorisée de notre vénéré maître, M. le professeur Brown- Séquard en fait l’appréciation dans la préface dont il a bien voulu honorer ce travail et c’est sous ce haut patronage, garant de la valeur de l’œuvre, que nous livrons notre traduction au public médical français.

D’’ Jules Simon.

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