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LES ÉDIFICES CIVILS DU XIV" AU XVI« SIÈCLE

de Choisy et du Théâtre au nord-est et au sud-est, des rues Candie, d'Enghien et du Vert-Galant à l'ouest.

Ces murailles, entourées de fossés, étaient renforcées par huit tours dans le secteur nord-est-sud. lycs noms de six de ces tours nous sont connus. C'étaient, au nord, la tour du Fredailh (probablement celle dont on voit encore la base au n° 11 du boulevard de la Préfecture) , la tour de la Geôle, la tour de la Cigogne ; au nord-est, la Grosse Tour ; à l'Est, la tour Montaigu ; au sud, à l'extrémité de la rue Giraudeau, la tour du Bailli. Quatre portes fortifiées s'ouvraient dans cette enceinte ; la porte de Paris, la porte de Bourgogne, la porte des Carmes (près de la rue Candie) et la porte d'Allier (à la hauteur du no 26 de la rue d'Allier).

I,e château ducal couvrait de ses défenses toute la partie ouest de la cité.

De ce vaste ensemble de constructions, long de plus de 250 mètres sur 60 de large et qui fut la proie des flammes en 1755, les seuls vestiges actuellement visibles sont la haute tour carrée, servant de donjon, connue

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sous le nom de « Mal-Coiffée », quelques bâtiments y attenant (occupés par la Maison d'arrêt), et le Pavillon dit d'Anne de Beaujeu, où est installé le Musée. Mais on peut se rendre un compte assez exact de l'agencement des édifices dont il se composait d'après divers documents, tels que la miniature de l'Armoriai manuscrit de Guillaume Revel (exécutée vers 1460 et conserv^ée à la Bibliothèque Nationale), les vues de Mérian et d'Israël Sylvestre, les plans relevés en 1777 et conservés aux Archives de l'Allier, ainsi que par les descriptions qu'en ont faites, en 1569, Nicolay et, en 1612, Zinzerling (Jodocus Sincerus) .

Le château .élevé par lyOuis II s'étendait presque tout entier, si l'on s'en rapporte à la miniature de l'Armoriai cité plus haut, sur l'emplacement du pâté de maisons situées en bordure de la rue et de la place actuelles de l'Ancien Palais, ainsi que sur le terrain occupé par la place du Château et la partie occidentale de la nef de la Cathédrale, c'est-à-dire au sud et au sud-est de la « Mal-Coiffée », figurée sur le plan de 1777 par la lettre M. Lorsqu'à la fin du xv<^ siècle et surtout sous le règne de Pierre II, le Château fut agrandi de tout le corps de bâtiments qui s'étendait au nord de la « Mal- Coiffée » jusqu'au « Pavillon d'Anne de Beaujeu », la partie située au sud (en A) fut affectée à divers services. On y établit le Présidial, les Prisons, le Bureau des Finances, les Archives. Un pont dormant, sur la place de l'Ancien Palais, donnait accès à ce groupe d'édifices.

La nouvelle résidence des ducs de Bourbon dans l'état où elle apparaissait au xvi<^ siècle, était, au témoignage de Nicolay, « de telle grandeur et structure que peu s'en trouvait plus capables et accommodées pour loger rois et princes ». Elle était entourée de fossés. Ceux de l'ouest seuls étaient remplis d'eau. De ce côté s'étendait une « fausse-braye », ou terrasse avancée, munie d'échauguettes saillantes. L'^ne porte (J) donnait accès à de « grands jardins, beaux et spacieux, bien entretenus et cultivés..., largement peuplés d'orangers, citronniers, myrtes, lauriers, pins, de chênes communs et verts et toutes autres espèces d'arbres portant diversité d'excellents fruits ». Dans ce jardin s'élevait une curieuse fontaine en bronze doré affectant la forme d'un artichaut, laquelle fut transférée plus tard sur la place d'Allier, où on la voyait encore à la fin du xyiii^ siècle.

Les deux entrées principales du château se trouvaient, l'une au sudest (P), l'autre à l'est (P,). La première donnait d'abord accès à une petite cour (B), d'où un passage ménagé sous une galerie (E) conduisait à la grande cour d'honneur (D) . Une belle fontaine hexagonale en lave de \'olvic, décorée de la ceinture d'Espérance, emblème des ducs de Bourbon, s'élevait eu F. Une tourelle d'escalier en saillie montait aux somptueux appartements

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