LES ÉDIFICES CIVILS DU XIV^ AU XVP SIECLE
qui occupaient les trois étages du vaste corps de bâtiments situé en G et à l'extrémité nord duquel était la chapelle Saint-IyOuis. Cette chapelle n'était d'ailleurs pas la seule qui existât dans le château, mais c'était la plus spacieuse et la plus récente. Il y avait deux autres oratoires, l'un au-dessus de la porte, au sud de la cour B, l'ai^trf dans la tour même du donjon.
riiulo McuïJi'lu.
Pavillon d'Anne de Beaujeu.
La cour d'honneur était limitée au nord par l'élégant péristyle qu'un heureux hasard nous a en partie conservé, le pavillon dit d'Anne de Beaujeu. Ce pavillon, de style Renaissance, se compose d'un porche ouvert, à un étage, coiffé d'une toiture en carène reposant sur une corniche très saillante. I,es arcades retombent sur des piliers qui se prolongent jusqu'au premier étage par des pilastres cannelés surmontés de consoles. De chaque côté de ce porche, et en retraite, règne une triple arcade. Les chapiteaux, les archivoltes, les frises, sont couverts d'ornements ciselés avec un goût délicieux.
MOULINS
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parmi lesquels on distingue les armoiries, emblèmes et devises des ducs
de Bourbon, la Ceinture d'Espérance, le Chardon, le Cerf-volant et le
mot AlylvEN, mêlés aux monogrammes de Pierre II et d'Anne de Beaujeu.
Dès que la ville eut pris une certaine extension, les bourgeois voulurent
... , , . „ , „, avoir un beffroi : il s'éle-
■ ' ' ■ ' " '■ va, à quelques mètres au
sud-est du Château ducal, à l'endroit où on le voit encore. Aucun document ne nous permet de dire à quelle époque exacte remonte l'inauguration de ce beffroi.
Le premier texte qui fasse allusion à « la Tour de la Place » date de 1408. Mais c'est seulement en 1431 qu'on y plaça les cloches communales, l'horloge et une girouette aux armes ^du duc et de la ville. Cependant, l'édifice parut bientôt insuffisant et, en 145 1 , on décida de le reconstruire dans des proportions plus grandioses. C'est ce second tnou, .\iu,„. ,„. beffroi, achevé en 1455,
Le Jacquemart. dont la haute carrure de
grès rose règne encore actuellement sur la cité. Les « Jacquemards » flamands étant à la mode, on disposa autour de la cloche une de ces familles de bourgeois automates : tandis que le père et la mère frappaient de leurs marteaux les heures et les demies, le garçon et la fille sonnaient les quarts. Malheureusement, en 1655, tout le haut de ce campanile fut consumé par un incendie et restauré à cette époque à peu près tel qu'il est aujourd'hui, avec sa galerie circulaire en encorbellement, surmontée d'un clocheton octogonal à dôme. En 1780, on fixa au faîte une colossale couronne roj-ale