‹ Nevers et MoulinsChapitre 25 sur 34 · LES ÉDIFICES CIVILS DU XIV« AU XVI« SIÈCLE · texte numérisé non relu

LES ÉDIFICES CIVILS DU XIV« AU XVI« SIÈCLE

réuni toute sa science et toute sa fantaisie. A gauche de la porte de l'escalier, une niche abrite la statue d'un homme d'armes. Dans l'encoignure, audessus du passage s'ouvre une large baie formant balcon et se rattachant à la tourelle voisine par une série d'encorbellements ornés de sculptures. Cette baie est encadrée d'un arc surbaissé garni d'une fine frange de crossettes et la balustrade à hauteur d'appui est tapissée de nervures quadrilobées d'un effet charmant. La maison du Doyen de la Collégiale est de la même époque. La partie intéressante donne sur la cour. Au milieu de la façade s'élève une tour d'escalier, à pans coupés, dont le dernier étage est une sorte de chambre haute de forme carrée, reposant sur des consoles. Sur la gauche est accolée une petite tourelle en encorbellement. De chaque côté de la tour s'ouvrent trois larges fenêtres superposées. Celles du haut sont munies d'appuis ornés de nervures éperonnées. D'opulents cordons de feuillages et des rangs de crossettes légères soulignent à propos les divisions de cette façade. La porte d'entrée est surmontée d'un gable à deux fleurons. L'intérieur a perdu tout son caractère. On y voyait deux belles cheminées monumentales, dont une seule, la moins précieuse, est restée en place. L'autre, située à droite du corridor d'entrée, a été transportée au musée. Elle se compose de cinq panneaux à pans coupés séparés par de fins pilastres que réunissent à leur sommet des arcatures à jour. Les panneaux portent encore la trace de fleurs de lis sans nombre traversées par une cotice. Sur celui du milieu on distingue des lapins, puis une laie et un sanglier mangeant des glands. La façade principale de la maison située au n° 16 de la rue du Pont-Ginguet se trouve également sur la cour. Le rezde-chaussée, où l'on entre par une porte en accolade ornée d'un écusson ducal, renferme une magnifique cheminée en pierre de la fin du xv^ siècle. Les montants sont formés de faisceaux de colonnettes prismatiques qui se recourbent sous la hotte en une corniche surmontée d'un gable de choux frisés. Une seconde corniche divise le manteau en deux compartiments horizontaux que tapissent de fins réseaux d'arcatures aveugles.

La cathédrale. — Façade latérale nord.

Photo Neurdein.

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