OBSERVATION IV
(Tic douloureux.)
Waton; Recueil périodique de la Société de Médecine de Paris, tom. IV, an VI, 1798, pag. 185.
Une dame d’une quarantaine d'années, environ six ans auparavant resssentit à la joue gauche les premières atteintes d’un tic douloureux qui avait succédé à de fortes migraines qui l’avaient presque constamment tourmentée pendant une couple d'années, à la suite d’un traitement antisyphilitique. Des chancres aux grandes lèvres et un bubon à l’aine avaient nécessité ce traitement mercuriel.
Le point central du tic était un peu au-dessous de l'ouverture antérieure du canal sous-orbitaire.La douleur, supportable dans les commencements, s'était éteinte à plusieurs reprises. Sous l'influence d'une pluie froide poussée par un vent du nord auquel elle présentait la joue malade, le tic reparut beaucoup plus fort. La mastication le provoquait, et l’amaigrissement s’ensuivit. Un jour apparut une éruption de syphilides sur les membres, qui rendit beaucoup plus rares les accès douloureux. La malade fut traitée par les frictions mercurielles, qui firent disparaître l’éruption et le tic douloureux.
OBSERVATION V (MASIUS, Cité par LAGNEAU).
(Tic douloureux.)
Masius; In Journal der praktischen Arzneykunde, von W. Hufeland, 37 B., 3 St.» pag. 109, sept. 1813.
Un homme qui avait eu plus de vingt gonorrhées et plusieurs ulcères vénériens de la gorge, éprouva une raideur de la langue qui durs plusieurs semaines, et à laquelle succéda tout à coup une douleur violente dans la joue droite, que l’on traita par le camphre. Masius reconnaît un
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véritable tic douloureux de cause syphilitique, qu'il guérit avec lo calomel à petites doses, en faisant saliver son malade pendant quatre semaines.