‹ Névrites Rétro-Bulbaires Et Affections Rhino-SinusiennesChapitre 9 sur 50 · SES RE · texte numérisé non relu

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gaines du nerf. Il fait par suite de la névrite rétrobulbaire une Conséquence de la compression du nerf. Il caractérise l’affection par ces termes résumés :

» Diminution rapide ou même disparition complète de la vision, le plus souventunilatérale, accompagnée de douleurs péri-orbilaires, sans signes ophlalmoscopiques notables, évoluant vers la guérison en l’espace de quelques semaines ». |

De nombreux travaux vont confirmer sa description.

Verger, en 1892, décrit «une périnévrite rétro-bul-

baire canaliculaire » ct à celte occasion insiste sur la.

fréquence des affections sinusiennes.

Guillemain et Terson font à celte date un travail d’ensemble sur les complications orbito-oculaires des sinusites péri-orbitaires, mais ils insistent surtout sur les pbléegmons de l'orbite et les thrombo-phlébites.

Ziem, en 1893, montre la nécessité d’une intime collaboralion entre ophtalmologie et la rhinologie. Il rapporte les deux tiers des affections oculaires à une rhinopathie méconnue. Quoique ce chiffre soit certainement exagéré, il est certain que l’on ne saurait {rop insister ici sur celle corrélalion qui se retrouve dans nombre d’autres affections oculaires et pose Pindication d’un traitement mixte : oculaire et nasal, au lieu du simple traitement local.

En 1893, également, Grünwald publie ses leçons sur les suppurätions nasales où l’on retrouve les mêmes notions.

Cadwel pressent la fréquence des lésions des sinus comme agent étiologique des névriles optiques et il

ze

réclame un examen minutieux des cavités péri-orbitaires dans toute recherche étiologique. |

Parinaud signale aussi cette fréquence dans un article « sur les périnévrites optiques et les voies d'infection du système nerveux » (Journal de Chirurgie 1896).

Les travaux du Pr de Lapersonne donnent un nouvel essor à la question.

En 1898, dans la Presse Médicale, il demande que soit

soupçonné et examiné le sinus sphénoïdal dans les cas d'accidents oculaires. :

: En 1899, il résume dans lPEcho du Nord trois obscervalions de névrile oplique” reliées à des sinusites ethmoïdo-sphénoïdales. Enfin, en 1902, dans son rapport à la Société française d’ophtalmologie « sur les complications orbitaires et oculaires des sinusites », il fait une mise au point complète de la question.

Dans tous ces travaux, on avait surtout en vue l’étude des complications des sinusites nettement confirmées. Mais déjà dans la littérature, on trouve certains auteurs qui s’élaient attachés à la recherche du diagnostic de formes lalentes.

En particulier, Sendsiak, et avant lut Grünwald avaient déjà distingué les empyèmes clos el les cmpyèmes libres.

Parmi plusieurs, citons une observation typique de celte époque, cellé de Christian Holmes (1896) « névrite rétro-bulbaire gauche avec cécité complète, céphalée, sans lésion nasale ; l’onverture du sinus sphénoïdal donne issue à du pus et après celle intervention la lésion

redevient normale ». Il s'agissait d’une névrite rétroc bulbaire due à un empyème clos que l’on pouvait considérer alors come une sinusite latente.

L’attention vase porter surtout sur les formes cachées de sinusite sphéno-ethmoïdale : leur exploration va être poussée plus loin d'autant plus que la radiographie va bientôt apporter son concours. te

En effet, jusqu’à présent, nous nous sommes trouvés dans la phase purement clinique de l'étude de la névrite rétro-bulbaire ; les recherches ultérieures vont s’appli-

quer à la pathogénie de celle-ci se basant sur des travaux anatomiques et des recherches anatomo-pathologiques. À

Les rapports anatomiques des cavités sinusiennes péri orbitaires et du canal optique sont examinés par de nombreux auteurs et l’on ne peut que citer leurs noms.

Avant 1900, il faut rappeler les travaux de Luschka, Vossies, Schwalbe, Weiss, Blum, Elschnig, Berger, Zuckandl, Ranglaret, Bertemes.

Après 1900, les travaux deviennent beaucoup plus importants. Rappelons ceux de Douglas, mais il faut surtout insister sur ceux de Onodi qui se succèdent à partir de 1901.

La thèse de Stanculeanu (1902) résume les rapports anatomiques entre les sinus de la face et l’appareil orbito-oculaire.

Dans cette même période, paraissent les travaux de Coakly (New-York), de Mosher, Eckley, Gleitsmann

(1905), Menzel, Loeb.

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