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dents cariées ouvertes avec leurs complications, sources d’i nfection ;
soit :
dents couvertes ou bouchées (et dans ces cas, les produits de putréfaction de la cavité devaient trouver issue par le trou apical).
L'intervention sur ces dents amenà, dans de nombreux cas, une guérison rapide. | - Mais la discussion restait ouverte quant à la réalité de l’étiologie.
Plus récemment, Worms et Bercher, au Congrès de . Stomatologie (1925) ont repris la question et ont insisté sur cerlains faits particuliers ayant trait à des complications oculaires à distance dont l'interprétation est assez délicate.
Les auteurs américains désignaient ces cas sous le nom de « focal infection ».
On découvre des lésions dentaires sans signes d’infec- “tion intermédiaire expliquant la complication oculaire (névrite rétro-bulbaire dans le cas particulier). La thérapeutique déntaire amène la guérison des accidents oculaires. Ces faits ontamené de longues discussions pathogéniques et on fait l’objet de nouvelles recherches.
La fréquence de l’étiologie dentaire est très discutée aussi bien que sa signification.Pour certains,les névriles rétro-bulbaires d’origine dentaire seraient les plus fréquentes; d’autres au contraire en contestent l’existence. Cependant certains faits bien observés semblent indiscutables. | ;
Quelles sont les lésions dentaires le plus fréquemment incriminées comme causes de névrile rétro-bulbaire ?
L’étiologie dentaire est absolument exceptionnelle chez l’enfant chez lequel se manifeste le plus nettement l'influence du tissu lymphoïde du rhino-pharynx.
Chez l'adulte, ce ne sont presque jamais des infections aiguës et douloureuses (pulpites) qui donnent naissance à ure névrite rétro-bulbaire. Il s’agit le plus souvent de foyers limités : |
légère arthrite alvéolo-dentaire ;
dent souvent déjà soignée (parfois ouverte depuis des mois ou réduite à ses racines) ;
d’autres fois dent couverte
et l’on a beaucoup insisté sur le rôle des bridges, des couronnes, des dents à pivots qui masquaient une infection légère. 3
Seule la radiographie permet de mettre en évidence les lésions péri-apicales au niveau des dents masquées: par de belles prothèses.
Le cliché révèle alors souvent un granulome (plage. d’ostéite raréfiante avec çà et là des foyers de condensation), parfois seulement un défaut de netteté dans la texture de l'os, d’autres fois enfin des lésions d’osttite condensante.
L'examen bactériologique montre du streptocoque parmi les autres germes.
Les dents coupables sont essentiellement celles du maxillaire supérieur et ce n’est qu’exceptionnellement que l’on a signalé le rôle de la dent de sagesse inférieure,
Par ordre de fréquence décroissante, on incrimine : les prémolaires et la première molaire, puis la seconde molaire, rarement la canine, mais assez souvent plus sieurs dents sont atteintes simultanément. On constate que ce sont les dents sous-sinusiennes qui sont le plus fréquemment en cause et que les malades présentent des” ‘sinus maxillaires particulièrement vastes.
La fréquence de la névrite rétro-bulbaire d’origine dentaire comme celle des autrescomplications oculaires a été diversement interprétée.
Pour les Anglo-Américains, cette étiologie serait {rès fréquente. Et après avoir été conservateurs, les Américains deviennent interventionnistes à l’extrême pour
parer à ce véritable « péril dentaire ».
Dans la bouche, il existerait deux sortes de « focal infection » :
Les amygdales et les dents.
Amygdales et névrite rétro-bulbaire
C’est en Amérique que les troubles liés aux foyers amygdaliens silencieux ont été mis en évidence et ont donné lieu à de nouvelles publications (rapportées par Worms et Le Mée : les foyers amygdaliens).
- Malgré ces faits, la plupart des ophtalmologistes francais restent réservés quant à l'importance de l’étiologie focale. Ils admettent facilement le rôle des infections du tissu lymphoïde du pharynx dans certaines affections dans lesquelles on saisit la filiation de l'infection de la mu- TIRE pharyngotonsillaire à l’œil (conjonctivite folli-
culaire, conjonctivite et kérato-conjonctivite phlycténulaire). Mais ils contestent la fréquence et même l’existence de troubles oculaires dont l'interprétation est plus délicate, en particulier certaines iritis, uvéites, névrites.
Il est certain que quelques observations reposent sur. des hypothèses ; cependant il existe, des faits bien établis qui montrent des relations ophlalmo-tonsillaires. (observation d’irilis (Brown et Irons,U. S. A.), d’uvéite, d’hémorragies rétiniennes, de choroïdite (Schweinilz), de chorioidite chorio-rétinite maculaire (Worms).
Des observations de névrite rétro-bulbaire due à un foyer amygdalien ont été publiées.
Déjà en 1919, M. S. Woodburga publié six cas d’amygdalite associée à une sclérose en plaques avec névrite rétro-bulbaire, quatre d’entre eux furent améliorés par amygdalectomie.