‹ Nevrologie et esthesiologie (volume 2)Chapitre 135 sur 241 · B. — BRANCHE TERMINALE DU PLEXUS SACRE · texte numérisé non relu

B. — BRANCHE TERMINALE DU PLEXUS SACRE

( Nervus ischiaticus major.) (Pzaxcse LX.)

Préparation. — FIGURE 1. — Pour ne pas couper les branches récurrentes de la peau de la région fessière, il convient de commencer la dissection du nerf sciatique au milieu de la partie postérieure de la cuisse, et de poursuivre, à partir de cet endroit, de bas en haut, les branches cutanées fémorales. Vous inciserez donc longitudinalement la peau et l’aponévrose, vers le milieu de la partie postérieure de la cuisse, pour mettre à nu le tronc du nerf; vous enléverez la portion de l’aponévrose qui cache les ramifications du nerf à leur origine, jusqu’au moment où elles perforent cette aponévrose pour devenir souscutanées ; vous les laisserez appliquées sur celles-ci. Enfin, vous échancrerez une portion du grand fessier, pour découvrir les branches musculaires qui se rendent à sa face profonde.

Ficure 2. — Disséquez le muscle grand fessier, coupez-le à quelque distance de ses insertions fémorale et pelvienne, ou, mieux encore, coupez-le seulement à son insertion fémorale, et renversez-le en haut et en arrière; échancrez le moyen fessier, afin de découvrir les ramifications du nerf fessier supérieur qui rampe entre le petit et le moyen fessier. Préparez avec soin le muscle pyramidal, au-dessus et au-dessous duquel vous trouverez la plupart des nerfs qui sortent du bassin. Pour mettre à nu le grand nerf sciatique, il faut disséquer les muscles de la région postérieure de la cuisse, les écarter les uns des autres, ou bien les couper, comme on l’a représenté sur la planche.

Ce nerf, le plus volumineux de tous les nerfs du corps, est formé par la réunion du tronc lombo-sacré avec toutes les branches qui composent le plexus sacré, dont il est la seule branche terminale. I] est pour ainsi dire le sommet allongé du triangle que présente ce plexus. D'abord aplati, il s’arrondit en descendant, sort du bassin par la partie la plus inférieure du grand trou sciatique, au-dessous du bord inférieur du muscle pyramidal, entre lui et le jumeau supérieur, se place entre les deux saillies formées par le grand trochanter et la tubérosité de Vischion, dont il est plus rapproché ; change légèrement de direction en décrivant une courbe à concavité interne, et descend verticalement le long de la partie postérieure de la cuisse. Au niveau de la partie supérieure du creux poplité, il se divise en deux branches qui sont les nerfs sciatique poplité externe et sciatique poplité interne.

Cette division n’a pas toujours lieu au même point; elle se fait quelquefois au milieu de la cuisse, quelquefois au sortir du bassin, ou mème dans le bassin. Dans ce dernier cas, il y a toujours une des branches, ordinairement le nerf sciatique poplité externe, qui traverse le muscle pyramidal. Gette division prématurée ne peut être regardée comme une anomalie, car le nerf sciatique est formé dès son origine de deux cordons accolés qui peuvent se séparer plus ou moins haut.

Rapports. — 1° Avec les muscles. En avant, nous trouvons de bas en haut en rapport avec lui : les deux jumeaux, le tendon de l’obturateur interne, le carré crural et le grand adducteur. En arrière, vers le milieu du bord inférieur du grand fessier, le grand sciatique longe le bord externe du biceps, et correspond à la peau, dont il n’est séparé que par l’aponévrose; il se place ensuite au devant du biceps pour occuper l’espace celluleux qui sépare ce muscle du demi-tendineux. À la partie supérieure du creux poplité, ce nerf devient sous-aponévrotique et se loge au milieu du tissu adipeux dans l'intervalle des muscles qui limitent ce creux. — 2° Avec les nerfs. Il est accompagné par le nerf petit sciatique dont il est séparé par les muscles postérieurs de la cuisse. — 3° Avec les artères. Aucun vaisseau principal n’a de rapports avec lui; on voit pourtant quelquefois une petite artériole ischiatique qui lui est accolée, et qui acquiert, chez certains sujets, uu volume assez considérable ; il a aussi quelques connexions avec les artères perforantes. Il n’est pas rare de le voir accompagné par une grosse veine qui fait suite à la poplitée.

Branches collatérales. — Elles sont au nombre de cinq, savoir : deux pour le biceps, l’une pour la longue portion, l’autre pour la courte : celle-ci peut être suivie jusqu’à l'articulation du genou ; deux autres pour le demi-tendineux et le demi-membraneux ; enfin, une cinquième qui pénètre le troisième adducteur par sa face postérieure : nous avons déjà vu que la face antérieure recevait un rameau du nerf obturateur.

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