VAISSEAUX ET NERFS DE LA LANGUE
Ils sont très nombreux et très volumineux, eu égard au peu de volume de cet organe.
Les artères proviennent, de chaque côté, de la carotide externe, et principalement de sa branche linguale, qui fournit les artères dorsale de la langue, ranine et sublinguale. La thyro-hyoïdienne supérieure, par l’intermédiaire de sa branche laryngée, envoie aussi quelques rameaux à la langue, qui en reçoit également delà pharyngienne inférieure et de l’artère faciale, dans le cas où la sublinguale naît de cette dernière. Quelques ramuscules de l’artère palatine, de la maxillaire interne, se distribuent encore à la base de la langue.
Les veines sont plus nombreuses et plus grosses que les artères. Il y en a de superficielles, placées sous la muqueuse, qui ont un trajet indépendant des artères ; et de profondes qui accompagnent ces vaisseaux. Presque toutes aboutissent aux veines pharyngienne et faciale de chaque côté, ou vont directement dans l’une des veinesjugulaires et principalement dans l’interne. Parmi les veines delà langue, la ranine se distingue par son volume considérable et par sa position superficielle audessus de la muqueuse delà face inférieure; elle marche parallèlement au nerf grand hypoglosse: c’est sur elle que les anciens pratiquaient la phlébotomie.
Les vaisseaux lymphatiques aboutissent aux ganglions sous-maxillaires, ainsi qu’à ceux situés sur les parties latérales du cou.
Nerfs de la langue. — Sept branches nervcusesprincipales se distribuent dans chacune des moitiés latérales de la langue. Ce sont :
1° Le grand hypoglosse ;
2° Le lingual du maxillaire inférieur (émanation du trijumeau) ;
3° La portion linguale du glosso- pharyngien ;
â° La corde du tympan ;
5° Le rameau lingual du facial ;
6° Un ou plusieurs rameaux émanés du laryngé supérieur (branche du pneumo gastrique);
7° Quelques filets du grand sympathique.
1° Le grand hypoglosse est exclusivement le nerf moteur : les vivisections, l’anatomie pathologique 1 ont démontré ; l’anatomie descriptive le prouve d’une manière irrécusable, puisqu’il est le seul qui se distribue dans les muscles de la langue.
2 Le nerf lingual du trijumeau a été considéré par quelques physiologistes comme un nerf de sensibilité gustative, par d’autres comme un nerf de sensibilité générale et tactile, et par d’autres enfin comme jouissant de ces deux propriétés à la fois. Il se distribue dans la muqueuse et dans les papilles desdeuxtiers antérieurs de la langue; comme tous les nerfs sensitifs, il est volumineux, plus gros que 1 hypoglosse, et présente un aspect plexiforme. On ne peut mettre en doute qu’il préside a la sensibilité générale et tactile des deux tiers antérieurs de la langue, mais son influence sur cette
DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME