‹ Névrologie, ou, Description et iconographie du système nerveux [electronic resource]Chapitre 53 sur 210 · C. Du pneumo-gastrique le long du cou · texte numérisé non relu

C. Du pneumo-gastrique le long du cou

Dans sa portion cervicale, ce nerf, appuyé sur les muscles prévertébraux, placé en dedans du plexus cervical profond et du cordon cervical du grand sympathique, dont il est séparé par un tissu cellulaire dense , est logé dans une gouttière que lui offrent les artères carotides primitive et interne en dedans, la veine jugulaire en dehors. Il fournit trois nerfs, savoir : 1° le pharyngien ; 2° le laryngé supérieur ; 3° le cardiaque supérieur.

1" Le nerf pharyngien (4, pl. 32,33), tantôt simple , tantôt multiple, vient du spinal ou du pneumo-gastrique, le plus souvent de tous les deux ; se dirige en bas, en avant , en croisant l’artère carotide interne , se jette dans le plexus pharyngien avec le glosso-pharyngien et le grand sympathique, et donne quelques branches au plexus inter-carotidien mentionné déjà.

2“ Le nerf laryngé supérieur (6, pl. 32, 33) émane par deux ou trois racines, du côté interne et de la partie inférieure du ganglion plexiforme , du côté opposé au rameau anastomotique du nerf spinal ; il se dirige obliquement en bas , en avant , en dedans , derrière l’artère carotide interne , sur le côté du pharynx, en décrivant la quatrième courbure à concavité supérieure située sur le cou, marche vers le muscle thyro-hyoïdien , s’engage entre ce muscle et la membrane du même nom, traverse cette dernière et se divise dans la gouttière latérale du pharynx , en branches terminales , l’une ascendante, les autres descendantes, sur lesquelles je reviendrai tout à l’heure.

Immédiatement à son origine, il donne le laryngé externe (7, pl. 32 , 33) , qui vient quelquefois directement du pneumo-gastrique, d’autres fois de celui-ci et du laryngé supérieur. Cette nouvelle branche, moins grosse que le nerf précédent, se partage, au niveau du muscle crico-thyroïdien, en rameaux destinés les uns à ce muscle (3, fig. 1, pl. 36), les autresau constricteur inférieur, les autres au corps thyroïde ; elle s’anastomose, chemin faisant, avec le ganglion cervical supérieur, avec son cordon de communication , avec le plexus pharyngien, et forme (8, pl. 32, 33) le plexus laryngé de Haller.

Des branches terminales du laryngé supérieur, V ascendante (1, fig. 3, pl. 36) ou épiglottique se distribue aux muqueuses linguale et laryngée de l’épiglotte , et envoie vers la base de la langue plusieurs rameaux qui se perdent à toute la portion comprise entre les deux glosso-pharyngiens. Les branches descendantes gagnent la muqueuse pharyngienne qui tapisse la face postérieure du larynx, L’une d’elles traverse le muscle aryténoïdien (2, fig. 3, pl. 36), et atteint, d’après M. Blandin, la muqueuse laryngienne; je puis néanmoins affirmer qu’elle laisse quelques filetsdansle muscle lui-même, line autre branche (3, fig. 3, p. 36) , signalée par Galien, s’anastomose avec le laryngé inférieur.

3° Nerf cardiaque supérieur. Immédiatement au-dessous du nerf laryngé, d’autres fois beaucoup

ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME

plus bas, on remarque le nerf cardiaque, supérieur (4, fîg. 1, pl. 36) qui marche en bas et en dedans, croise obliquement la carotide primitive, et se termine, dans le plexus cardiaque, tantôt directement, tantôt en s’anastomosant avec les autres nerfs cardiaques.

D. Portion thoracique du pneumo-gastrique.

Dans la cavité thoracique, le pneumo-gastrique affecte des rapports différents à droite et à gauche : à droite il passe entre l’artère et la veine sous-clavière qu’il coupe presque perpendiculairement; il se place ensuite derrière le tronc veineux brachio- céphalique et la veine cave supérieure, dans le sillon qui sépare l’œsophage de la trachée. Vers la racine du poumon, il présente un renflement plexiforme , au-dessous duquel il se décompose en un grand nombre de filets aplatis qui longent la partie postérieure de l’œsophage en s’anastomosant avec ceux du côté opposé, pour former un véritable plexus; bientôt il se reconstitue en un seul cordon (cordon œsophagien ), qui suit la partie postérieure de l’œsophage et traverse avec lui le diaphragme.

A gauche, le pneumo-gastrique franchit l’angle compris entre l’artère sous-clavière et la carotide primitive gauche, croise obliquement l’artère et la veine sous-clavière entre lesquelles il est placé, se dirige derrière le tronc veineux brachio-céphalique, à gauche de la crosse de l’aorte, et va former derrière la bronche gauche un rendement plexiforme au-dessous duquel il se décompose en filaments aplatis destinés au demi-cylindre antérieur de l’œsophage, s’anastomosant avec les lilets du côté opposé et formant le cordon œsophagien gauche.

Dans son trajet il fournit : 1° le nerf récurrent, 2° des rameaux cardiaques, 3" des rameaux trachéens , h° œsophagiens , 5" le plexus pulmonaire , 6° le plexus œsophagien

1° Le laryngé inférieur naît du pneumo-gastrique et d’une portion de la branche interne du spinal ; il offre, à droite et à gauche, des différences de longueur et de rapports inhérentes à son mode d’origine.

A gauche (11, pl. 32, 33), il se détache du pneumo-gastrique au-devant de la crosse de l’aorte, à gauche du cordon fibreux qui résulte de l’oblitération du canal artériel , contourne la partie inférieure et postérieure delà crosse de l’aorte, en formant une anse à concavité supérieure, se dirige en haut et en avant, se place dans un sillon formé par l’œsophage et la trachée, et s’enfonce dans le larynx vers le bord inférieur du constricteur inférieur. A droite (il, pl. 35), il naît au niveau de l’artère sous-clavière, l’embrasse en formant une courbure à concavité supérieure, se réfléchit obliquement en haut et en dedans , croise l’artère carotide primitive , se place entre la trachée et le muscle long du cou qui le sépare de la colonne vertébrale, et traverse le pharynx au même niveau que le laryngé gauche.

La différence de longueur des deux laryngés est donc mesurée par la hauteur des deux premières vertèbres dorsales : le laryngé gauche a en effet son origine au niveau de la crosse de l’aorte qui correspond à la troisième vertèbre dorsale ; le laryngé droit naît au niveau de l’artère sous-clavière, c’est-à-dire de la première vertèbre dorsale; tous les deux se terminent à la même hauteur. Le laryngé droit n’a qu’une portion cervicale, tandis que le gauche a une portion cervicale et une portion thoracique et donne des branches aux organes de ces deux régions.

Dans son trajet, avant terminaison, le laryngé inférieur donne des branches cardiaques, œsophagiennes, trachéennes et pharyngiennes.

Les branches cardiaques (5, fig. 1 , pl. 36) , qu’on peut appeler moyennes , partent de la convexité de l’anse que forme le nerf autour de l’aorte à gauche et de la sous-clavière à droite; elles s’unissent aux cardiaques supérieures du pneumo-gastrique et à celles du grand sympathique pour former un plexus situé sur la partie latérale du cou; quelquefois elles marchent isolément, jusqu’au plexus cardiaque.

Les branches œsophagiennes sont fournies en plus grande quantité par le récurrent gauche; elles se perdent à toutes les tuniques de l’œsophage.

Les trachéennes naissent en grande partie du récurrent droit ; elles passent derrière la trachée, se distribuent à ses tuniques et s’anastomosent avec les trachéennes du côté opposé.

Les pharyngiennes sont destinées au muscle constricteur inférieur.

ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX

J’ai toujours rencontré une grosse branche (13, pl. 34, 35) qui fait communiquer le laryngé inférieur avec le ganglion cervical moyen.

Après avoir traversé le constricteur inférieur, le récurrent se place dans une gouttière formée par les cartilages cricoïde et thyroïde, derrière l’articulation crico-thyroïdienne postérieure, sous la muqueuse, et se termine en autant de rameaux qu’il y a de muscles à la partie postérieure du larynx, savoir ( fig. 1 et 3, pl. 36): le crico-aryténoïdien postérieur, le crico-aryténoïdien latéral, le thyro-aryténoïdien , l’aryténoïdien ; en outre, l’anastomose de Galien l’unit au laryngé supérieur.

2° Cardiaques inférieurs (6, fig. 1, pl. 36). Ceux-ci émanent du pneumo-gastrique, immédiatement après le récurrent, quelquefois avant ; ils descendent obliquement en dedans , s’anastomosent avec les cardiaques du ganglion cervical supérieur, avec ceux du pneumo-gastrique, et concourent a la formation du plexus cardiaque (7, fig. 1, pl. 3b). Ce plexus, que nous décrirons avec plus de détails à propos du grand sympathique , est situé entre l’aorte et l’artère pulmonaire, à droite du canal artériel ; on y remarque assez souvent un ganglion (ganglion de Wrisberg ou cardiaque) auquel aboutissent les nerfs cardiaques du pneumo-gastrique et ceux du grand sympathique. Il fournit des branches qui enlacent les artères coronaires cardiaques droite et gauche, et pénètrent dans l’intérieur du cœur; on trouve quelquefois de petits renflements sur leur trajet.

3° Hameaux trachéens. Ils émanent du pneumo-gastrique, derrière la bronche et le long de l’œsophage; ils sont destinés à la partie postérieure ou membraneuse de la trachée.

4° Rameaux œsophagiens moyens. Ceux-ci, assez nombreux, naissent à la même hauteur que les précédents et vont se rendre à la partie postérieure et moyenne de l’œsophage.

5 "Ganglion et plexus pulmonaire postérieur (14 , pl. 32 et 33 )• Derrière chaque bronche, le pneumo-gastrique présente un renflement plexiforme analogue à celui désigné plus haut sous le nom de ganglion du tronc du pneumo-gastrique. Ce renflement, dont je n’ai vu la description' dans aucun auteur, a la même longueur que le ganglion supérieur; on y remarque à l’extérieur des filaments blanchâtres anastomosés entre eux et à l’intérieur de la substance grise; il reçoit de nombreux rameaux des trois ou quatre premiers ganglions thoraciques du grand sympathique; d’autres anastomoses le font communiquer avec le ganglion du côté opposé et forment un véritable plexus (plexus bronchique), situé à la partie postérieure de la trachée et de Y origine des bronches.

Il donne de grosses branches qui constituent par leurs anastomoses le plexus pulmonaire postérieur, qui accompagnent dans l’intérieur du poumon quelques rameaux vasculaires et suivent la partie postérieure des divisions bronchiques jusqu’à leurs dernières ramifications.

Le plexus pulmonaire antérieur (9, fig. 1, pl. 36) est formé par quelques minces filets émanés du pneumo-gastrique, un peu au-dessus du ganglion ; il donne des branches à la partie antérieure des divisions bronchiques.

6° Plexus œsophagien (15, pl. 32, 33). Au-dessous des plexus pulmonaires le pneumo-gastrique se décompose en beaucoup de filets qui s’anastomosent entre eux et avec ceux du côté opposé , pour former un plexus à mailles serrées (plexus œsophagien), d’où émanent des branches pour les différentes tuniques de l’œsophage. On attribue à ce plexus la sensation douloureuse produite par un bol alimentaire trop volumineux.

Toutes ces branches se réunissent de non veau en un ganglion plexiforme, auquel fait suite le cordon œsophagien (pl. 32, 33), quelquefois double.

E. Portion abdominale du pneumo-gastrique.

Les deux cordons œsophagiens pénètrent dans l’abdomen , le gauche en avant, le droit en arrière de l’œsophage; tous les deux diffèrent quant à leur terminaison.

Le gauche, après avoir franchi l’ouverture diaphragmatique, se place sur la face antérieure de l’estomac, au-dessous du péritoine, s’éparpille, s’anastomose avec des divisions du plexus solaire, puis forme un plexus parsemé de ganglions plats (18 , pl. 32, 33). Celui-ci donne des branches dont les unes vont a la grosse tubérosité de l’estomac , dont les autres longent la petite courbure entre les deux feuillets de l’épiploon, et se perdent à la face antérieure de l’estomac; les dernières remontent entre les mêmes feuillets, dans le sillon transverse du foie, accompagnent les vaisseaux

ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME

hépatiques, s’anastomosent avec le plexus hépatiquedu grand sympathique et se distribuent au foie.

Le droit se divise derrière le cardia en deux faisceaux (3, pl. 34, 35): l’un, plus petit, se perd à la face postérieure de l’estomac où il s’anastomose avec le gauche par l’intermédiaire de ganglions plats; l’autre se dirige vers l’extrémité interne du ganglion semi-lunaire droit et s’anastomose avec le plexus solaire. J’ai pu poursuivre quelques filets jusqu’au plexus nerveux mésentérique supérieur.

Les expériences physiologiques prouvent que les branches du pneumo-gastrique , qui vont à l’estomac, se distribuent dans toutes les tuniques.

Résumé anatomique du pneumo-gastrique. — Son origine a lieu sur le corps restiforme et sur le prolongement du sillon collatéral postérieur, par six ou sept filets qui se rapprochent les uns des autres en se dirigeant vers le trou déchiré postérieur.

A. Bans le trou déchiré, il présente un ganglion (ganglion supérieur ou jugulaire du pneumogastrique) , d’où partent ou auquel aboutissent quatre branches, savoir : une anastomose avec le spinal, une autre avec le glosso-pharyngien , une troisième (rameau auriculaire d’Arnold) avec le facial , une quatrième avec le grand sympathique.

B. Au-dessous du trou , on trouve le ganglion inférieur (plexus gangliforme, ganglion du tronc du nerf vague) , plus constant que le ganglion supérieur, communiquant avec la branche interne du spinal , avec le glosso-pharyngien , l’hypoglosse et le ganglion cervical supérieur.

G. Le long du cou , le pneumo-gastrique fournit : 1" le nerf pharyngien , qui liait quelquefois du spinal, mais le plus souvent du spinal et du pneumo-gastrique, et qui concourt à la formation des plexus pharyngiens et inter-carotidien ; T le laryngé supérieur, destiné à la muqueuse du pharynx, du larynx, de la langue ; au muscle aryténoïdien , et par sa branche laryngée externe aux muscles crico- thyroïdien, constricteur inférieur du pharynx, et au corps thyroïde; 3° les rameaux cardiaques supérieurs qui se jettent dans le plexus cardiaque.

D. Dans le thorax, on remarque : 1° le laryngé inférieur, qui anime tous les muscles du larynx, à l’exception du crico- thyroïdien, s’anastomose avec le laryngé supérieur et donne des rameaux cardiaques, œsophagiens, trachéens, pharyngiens et une branche anastomotique avec le ganglion cervical moyen ; 2" les cardiaques inférieurs; 3° les trachéens; 4° les rameaux œsophagiens; 5° les plexus pulmonaires postérieur et antérieur ; 6° le plexus œsophagien auquel fait suite le cordon œsophagien.

E. Dans V abdomen , nous avons suivi le pneumo-gastrique; à l’estomac, au foie, nous l’avons vu s’anastomoser avec son homologue, avec le ganglion semi-lunaire, le plexus solaire et avec le plexus mésentérique supérieur qu’il concourt à former.

Le pneumo-gastrique est remarquable par sa texture et sa distribution ; il présente en effet sur son trajet plusieurs renflements plexiformes, et même sur l’estomac des ganglions plats membraniformes, que l’on trouve seulement sur le grand sympathique. Il se distribue aux organes de trois grands appareils de l’économie, les appareils digestif , respiratoire et circulatoire, savoir : au pharynx, à l’œsophage, à l’estomac, au foie, au larynx, au corps thyroïde, à la trachée, aux poumons, au cœur et aux gros vaisseaux; il s’anastomose avec le pneumo-gastrique du côté opposé, avec le facial, le glosso-pharyngien, le spinal, l’hypoglosse , les deux premières paires cervicales et le grand sympathique. Ainsi , bien qu’appartenant aux nerfs crâniens , il se perd aux viscères contenus dans les cavités thoraciques et abdominales, en partie soustraits à l’influence de la volonté, ce qui le distingue des nerfs étudiés jusqu’à présent ; il en diffère encore par des anastomoses médianes, disposition que nous n’avons encore vue que sur le glosso-pharyngien et le lingual , que nous verrons plus tard sur l’hypoglosse et sur le grand sympathique ; il affecte en outre des connexions intimes avec le grand sympathique, marche parallèlement à la direction de ce dernier, et forme avec lui les plexus pharyngien, laryngien, inter-carotidien, cardiaque, pulmonaires, solaire, mésentérique supérieur.

Usages. — C’est encore un des points les plus controversés, de savoir si le pneumo-gastrique est entièrement sensitif, s’il l’est seulement à son origine et mixte dans le reste de son trajet, ou bien s’il est mixte dans toute son étendue, soit par lui-même, soit par des anastomoses avec les nerfs moteurs. Quelques expériences physiologiques tendent à démontrer qu'il est sensitif à son origine;

ANATOMIE DU SYSTÈME NEI’.VEUX

12Zt

l’irritation exercée sur ses racines est douloureuse. L’anatomie semblerait aussi démontrer la propriété sensitive du pneumo-gastrique, car il prend naissance sur le prolongement du sillon collatéral postérieur de la moelle , sillon dans lequel s’insèrent toutes les racines sensitives des nerfs rachidiens avec lesquelles il présente quelque analogie. Il offre en effet comme elles un ganglion ; aussi l’a-t-on réuni au spinal pour en former une seule paire nerveuse dont ce dernier serait la racine antérieure ou motrice. Cette comparaison est vraie pour la portion du spinal qui s’implante sur la moelle entre les racines antérieures et les racines postérieures des nerfs cervicaux ; mais elle ne l’est pas pour sa portion bulbaire émanée du faisceau postérieur , comme les racines du pneumogastrique; cette communauté d’origine devrait entraîner une communauté d’action.

Le pneumo-gastrique n’est-il que sensitif dans tout son trajet? Ceux qui le prétendent attribuent l’influence motrice qu’il exerce sur le pharynx, l’œsophage, l’estomac, le larynx, la trachée, les bronches , le cœur , les uns à la branche interne du spinal, les autres à ce dernier ainsi qu’au facial et à l’hypoglosse, d’autres enfin aux nerfs que l’on vient de citer, au grand sympathique et aux nerfs cervicaux.

Quand on examine des pièces macérées pendant longtemps dans l’acide nitrique, on voit que le nerf pharyngien vient du spinal et du pneumo-gastrique , que le laryngé inférieur naît en majeure partie du pneumo-gastrique et un peu de la branche interne du spinal , tandis que le laryngé supérieur est formé entièrement par le premier de ces nerfs, et donne pourtant à quelques muscles. Aux autres organes, où le pneumo-gastrique se distribue, il est impossible de démontrer anatomiquement que les filets moteurs viennent du spinal ou des autres nerfs moteurs nommés plus haut; aussi peut-on supposer que le pneumo-gastrique est mixte par lui-même dans toute son étendue, mais que certaines de ses branches, comme le fait remarquer Valentin, possèdent les propriétés motrices et sensitives à des degrés différents : ainsi , la propriété motrice prédomine dans le laryngé inférieur, la propriété sensitive dans le supérieur.

D’après M. Bernard, le pneumo-gastrique possède une puissance motrice propre, indépendante du spinal et des autres nerfs moteurs; il a sous sa dépendance les phénomènes organiques moteurs et sensitifs de trois grandes fonctions, savoir : la respiration, la circulation et la digestion. Quant à la respiration, comme elle est en partie soumise à la volonté, en partie indépendante de celle-ci, elle est sous l’influence de deux nerfs : le pneumo-gastrique, qui commande aux mouvements involontaires, le spinal , qui régit les mouvements volontaires, et tient encore sous sa dépendance la phonation.

Suivant le même physiologiste, le laryngé inférieur, venant à la fois du pneumo-gastrique et du spinal, jouit des propriétés de ces deux nerfs: les filets qu’il tient du pneumo-gastrique président aux mouvements respiratoires du larynx ; les filets qui lui viennent du spinal président aux mouvements de constriction vocale: aussi, après la section du laryngé inférieur, remarque-t-on une paralysie complète du larynx, qui ne peut plus servir ni à la respiration ni à la phonation.

Des expériences encore récentes de M. Bernard sembleraient prouver que la sécrétion du suc est sous l’influence du pneumo-gastrique.

Onzième paire. — ( Spinal ou accessoire de Willis, nerf respiratoire supérieur de Charles Bell , troisième portion de la huitième paire de Willis. )

Ce nerf émane du faisceau latéral de la moelle, entre les racines antérieures, ou plutôt entre le ligament dentelé et les racines postérieures, dont il est rapproché par de nombreux filets radiculaires bifurqués à leur origine, comme les racines antérieures des nerfs rachidiens, et s’étendant depuis la cinquième paire cervicale, tantôt plus haut, tantôt plus bas, jusqu’au-dessous du pneumo-gastrique,

On a partagé ces racines en deux groupes, l’un compris entre la cinquième et la première paire cervicale (groupe cervical) (20, fig. 1, pl. 31 ), l’autre compris entre la première cervicale et les racines du pneumo-gastrique (groupe bulbaire) (21, fig. 1 , pl . 31). Nous savons déjà que ce dernier s’implante sur la même ligne que les racines postérieures, tandis que le premier naît au-devant d’elles. Ces deux groupes forment généralement un seul tronc (22, fig. 1, pl. 31) , quelquefois deux, qui s’accolent l’un à l’autre, pour constituer un nerf qui s’éloigne de la moelle, se dirige

ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME

de bas en haut , pénètre dans le crâne par le trou occipital et ressort par le trou déchiré postérieur, dans une gaine commune avec le pneumo-gastrique.

Dans le rachis, le spinal s’anastomose avec les racines postérieures de la première et de la deuxième paire cervicale; son volume et le nombre de ses racines sont en raison inverse du volume et du nombre des racines de ces deux paires; on a signalé à son point d’entre-croisement avec la première cervicale un renflement que j’ai vu rarement et que j’ai toujours attribué plutôt aux racines postérieures de la première cervicale, qu’au spinal.

Hors de la cavité crânienne, ce nerf se place au -dessous et en arrière du pneumo-gastrique, s’accole au ganglion jugulaire et se partage en deux branches, l’une interne, l’autre externe, qui s’envoient au moment de se séparer une arcade anastomotique (25, fig. 1, pl. 31). Willis regarde la branche externe comme principalement formée parles racines cervicales, et lui donne le nom d’accessoire. Id. Bernard partage cette opinion ; il prétend en outre que cette branche est tout à fait indépendante de la branche interne, qu’il appelle nerf spécial de la phonation.

Quelque séduisante que soit cette opinion pour la physiologie, elle n’est pas encore démontrée pour moi au point de vue anatomique. Je suis, en effet, porté à croire que cette disposition, décrite par M. Bernard comme normale, n’est qu’une rare exception ; car j’ai toujours vu une fusion intime entre les deux branches du spinal, même après la destruction de la gaine névrilématique ; il existe en outre une anastomose en forme d’arcade, qui s’oppose en quelque sorte au décollement de ces branches. J’ai montré plusieurs de mes pièces au physiologiste distingué que je viens de citer tout à l’heure, qui m’a dit avoir toujours pu séparer les deux branches, et n’avoir pas tenu compte de l’anastomose qui les réunit, lorsqu’il l'avait rencontrée. D’après son propre aveu, cette séparation ne semblerait-elle pas un peu artificielle?

Branche interne ou antérieure (24, fig. 1 , pl. 31). — Si on l’examine sur des pièces macérées dans l’acide nitrique étendu , on voit qu’elle se divise en plusieurs filets dont la disposition a été déjà mentionnée plus haut (voy. p. 120).

Branche externe (29, pl. 32, 33). — Celle-ci, plus volumineuse que la précédente, se dirige en bas et en arrière , derrière la veine jugulaire interne, atteint la face profonde du sterno-cléido-mastoïdien , le traverse et se divise dans son intérieur en deux branches : l’une qui se ramifie dans ce muscle et forme un plexus dans son épaisseur , en s’anastomosant avec des branches des deuxième et troisième paires cervicales ; l’autre, plus grosse, qui abandonne le sterno-cléido-mastoïdien , parcourt obliquement la région sus-claviculaire, où elle est renforcée par une branche de la troisième cervicale, passe ensuite à la face profonde du trapèze, reçoit une anastomose de la quatrième cervicale (32, pl. 34, 35) , ou quelquefois même du plexus brachial, et longe le bord spinal du trapèze, jusqu’à l’angle inférieur duquel on peut la poursuivre. Elle donne chemin faisant des branches à ce muscle, et forme dans son épaisseur un plexus, en s’anastomosant avec les nerfs intercostaux.

Usages. — Le spinal est un nerf essentiellement moteur; son irritation sur les animaux vivants ne cause aucune douleur ou du moins une douleur peu sensible. Par sa branche externe il donne le mouvement aux muscles sterno-cléido-mastoïdien et trapèze, qui reçoivent en même temps des branches des nerfs cervicaux. Charles Bell fait remarquer que le spinal ne préside qu’aux mouvements respiratoires involontaires de ces muscles, tandis que les nerfs cervicaux président aux mouvements volontaires. Par sa branche interne , qui s’anastomose avec le pneumo-gastrique , il tient sous sa dépendance les mouvements du larynx et du pharynx. On remarque après la section de cette branche une grande raucité de la voix; quelques uns même admettent par induction qu’il anime encore l’œsophage, l’estomac, la trachée, les bronches, le cœur; nous avons exprimé plus haut notre opinion à cet égard.

M. Cl. Bernard pense que la branche interne agit sur les muscles du larynx pour tendre les cordes vocales, pour rendre l’expiration sonore, en un mot pour produire la voix; c’est pour cela qu’il l’appelle nerf spécial de la phonation. Elle exerce aussi son action sur les muscles pharyngiens pour termer la glotte; après sa section, on remarque une gêne de la déglutition et une aphonie complète. La branche externe tiendrait sous sa dépendance le système des mouvements respiratoires volontaires du thorax, nécessaires pour la phonation.

ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX

PLANCHES 32 et 33.

Pneumogastrique gauche, depuis le trou déchiré postérieur jusqu’à sa terminaison sur l’estomac et le foie, en rapport avec les autres nerfs.

Préparation. — Détachez le côté gauche de la mâchoire inférieure jusqu’au trou mentonnier, coupez l’arcade zygomatique, enlevez une portion d’os comprise entre deux lignes dont l’une est dirigée obliquement, d’arrière en avant, depuis l’apophyse mastoïde jusqu’au trou déchiré postérieur, dont l’autre va de l’apophyse orbitaire externe au même trou.

Coupez et renversez le sterno-cléido-mastoïdien ; disséquez les muscles et les nerfs du cou ; sciez le thorax au niveau des angles des côtes, d’un côté seulement; sciez le sternum sur la ligne médiane, enlevez la portion gauche du thorax et de l’abdomen, renversez à droite le poumon gauche et érignez-le; ouvrez le médiastin postérieur, pour mettre à nu les organes qu’il contient. Poursuivez le plexus pulmonaire postérieur sur les divisions bronchiques, jusque dans l’intérieur du poumon; enlevez avec une pince très fine le tissu cellulaire qui masque le plexus œsophagien; continuez la même dissection jusque dans la cavité abdominale, sur l’estomac, où vous trouverez le nerf, surtout le long de la petite courbure , logé entre le péritoine et la tunique subjacente ; vous suiviez enfin les divisions du nerf jusqu’au foie, en dédoublant les feuillets de l’épiploon gastro-hépatique. On peut en décollant la plèvre, préparer la chaîne ganglionnaire thoracique et ses anastomoses avec le pneumogastrique.

Explie»! ion «le la figure 1.

Parties accessoires. — a. Corps thyroïde. — b. Trachée. — c. Poumon gauche déjeté à droite. — d. Foie soulevé et érigné par son ligament suspenseur. — e. OEsopbage. — f. Grosse tubérosité de l’estomac, tirée à gauche. — g. Crosse de l’aorte. A sa convexité on voit les artères sous-clavières et carotides coupées ; à la concavité s’abouche le canal artériel.

Système nerveux. — 1, l, 1. Nerf pnenmo- gastrique. — 2. Anastomoses du pneumo-gastriqueet de l’hypoglosse. — 3. Anastomose du ganglion plexiforme avec la branche interne du spinal. — A. Pharyngien passant au-devant de l’artère carotide interne. — 5. Nerf laryngé supérieur ou interne placé derrière l’artère carotide interne. — 6. Laryngé externe. — 7. Plexus laryngé formé par le laryngé externe et le grand sympathique. — 8. Cardiaque supérieur. — 9. Cardiaque moyen. — 10, 10. Laryngé inférieur ou récurrent formant une anse autour de la crosse de l’aorte et s’engageant derrière le bord inférieur du constricteur inférieur du pharynx. — 11. Ganglion pulmonaire. — 12. Ses anastomoses avec le grand sympathique. — 13- Plexus pulmonaire postérieur. — IA. Plexus œsophagien. — 15. Anses formées autour de l’œsophage par les pneumo-gastriques gauche et droit. — 16. Cordon œsophagien traversant le diaphragme. — 17. Plexus formé par le cordon sur la face antérieure du cardia. — 18. Branches pour la grosse tubérosité de l’estomac. — 19. Branches de la petite courbure. — 20. Branches de la face antérieure de l’estomac. — 21. Branches hépatiques s’associant, au plexus hépatique du grand sympathique et se ramifiant dans l’épaisseur du foie après avoir traversé le sillon transverse. — 22. Glosso-pharyngien. — 23. Sa branche linguale. — 2Z|. Branche pharyngienne. — 25. Branche pour le muscle stylo-pharyngien. — 26. Spinal. — 27. Branche interne concourant à former le nerf pharyngien. — 28. Branche externe passant en avant de la veine jugulaire interne , derrière le sterno-cléido-mastoïdien auquel elle donne des branches. — 29. Rameau de la branche externe traversant le sterno-cléido-mastoïdien pour se rendre au trapèze , et s’anastomosant avec la troisième cervicale. — 30. Anastomose avec la branche trapézienne de la quatrième cervicale. — 31. Portion cervicale du grand sympathique. — 32, 32. Portion thoracique.

PL. 3» cl 33.

Préparé parludo vie.

iui}> Lemercier(r de Seine Mferis.

ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME

PLANCHES 34 et 35.

Pneumo- gastrique droit, depuis la première paire cervicale jusqu’à sa terminaison à la face postérieure de l’estomac et au ganglion semi-lunaire droit , en rapport avec les muscles, les vaisseaux et les nerfs.

Préparation. — Pour les portions cervicale, thoracique et abdominale, même préparation que pour le pneumo-gastrique gauche. Quant à la portion céphalique, enlevez la peau d’une portion de la face et du crâne, préparez les organes situés immédiatement derrière , poursuivez les anastomoses du plexus inter-carotidien avec les autres nerfs et les plexus secondaires qui en émanent et entourent les artères du crâne et de la face.

Explication île la figure 5.

Parties accessoires. — a. Masséter recouvert supérieurement par la glande parotide et le canal de Sténon.

— b. Buccinateur traversé par le canal de Sténon. — c. Sterno-cléido-mastoïdien coupé. — d. Trapèze échancré afin de voir les divisions du spinal. — e. Muscle thyro-hyoïdien. — f. Crico-thyroïdien. — g. Constricteur inférieur du pharynx. — h. OEsophage traversant le diaphragme. — i. Estomac coupé et érigné pour montrer en même temps ses faces antérieure et postérieure. — k. Trachée. — l. Bronche et ses divisions. — m. Foie.

Système vascwlalre. — A. Tronc brachio-céphalique. — B. Artère sous-clavière passant entre les deux scalènes. — C. Artère carotide primitive coupée pour laisser voir le laryngé inférieur qui est placé derrière elle. — D. Artère carotide externe et ses divisions. — E. Carotide interne. — F. Veine cave supérieure recevant, G, la veine azygos. — H. Canal thoracique. — I. Aorte thoracique. — K. Aorte abdominale. — L. Trépied cœliaque. — M. Artère mésentérique supérieure. — N. Artère rénale. Toutes ces arlères sont enlacées par des plexus nerveux qui portent les mêmes noms qu’elles.

Système nerveux. — 1. Portion cervicale du pneumo-gastrique longeant les artères carotides primitive et interne. — 2. Portion thoracique du même nerf appliquée à la face postérieure de la bronche et de l’œsophage.

— 3. Portion abdominale se perdant à la face postérieure de l’estomac, où elle s’anastomose avec le pneumogastrique gauche; elle se jette en majeure partie dans, U, le ganglion semi-lunaire droit. — 5. Branches inter-carotidiennes. — 6. Laryngé supérieur traversant la membrane thyro-hyoïdienne. — 7. Laryngé externe donnant au muscle crico-thyroïdien. — 8. Plexus laryngé. — 9. Cardiaque supérieur. — 10. Laryngé intérieur ou récurrent formant autour de l’artère sous-clavière une anse à concavité supérieure, et traversant le pharynx au niveau du, 11, bord inférieur du constricteur inférieur. — 12. Anastomose du laryngé inférieur avec, 13, le ganglion cervical moyen. — là. Branches cardiaques inférieures. — 15. Ganglion pulmonaire. — 16. Plexus pulmonaire envoyant des rameaux qui accompagnent la partie postérieure des divisions bronchiques. — 17. Anastomose du ganglion pulmonaire avec les ganglions thoraciques supérieurs. — 18. Branches qui passent derrière l’œsophage pour s’anastomoser avec le pneumo-gastrique gauche. — 19. Nerf glosso-pharyngien. — 20. Son rameau carotidien. — 21, 21. Hypoglosse coupé. — 22. Rameau carotidien de ce dernier nerf. — 23. Ganglion cervical supérieur. — 2Zi. Plexus inter-carotidien, formé par les nerfs pneumo-gastrique, glosso-pharyngien, hypo-glosse et grand sympathique; ce plexus en fournit d’autres qui enlacent toutes les artères de la face et du crâne. — 25. Anastomose du réseau nerveux de l’artère faciale avec le nerf facial. — 26. Branche externe du spinal. — 27. Son rameau pour le sterno-cléido-mastoïdien, anastomosé avec la troisième paire cervicale.

— 28. Rameau trapézien du spinal, s’anastomosant avec le rameau trapézien de la quatrième paire cervicale.

— 29, 29, Nerf phrénique. — 30, 30. Chaîne ganglionnaire thoracique. — 31. Grand splanchnique se jetant dans le ganglion semi-lunaire. — 32. Petit splanchnique destiné au plexus rénal.

ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX

PLAISCHE 36.

Elle montre les rapports et la terminaison des nerfs laryngés, les plexus pulmonaires cardiaques et bronchiques.

Laryngés inférieurs , vus par la face antérieure ; plexus pulmonaires antérieurs et plexus cardiaque.

Préparation. — Enlevez la moitié antérieure du thorax, en coupant les côtes avec la scie ou les cisailles, vers le milieu de leur longueur ; renversez et érignez les poumons en dehors ; démasquez la face antérieure du cœur par l’ablation du péricarde, et disséquez avec soin les prolongements de cette enveloppe sur les gros vaisseaux. Découvrez au cou la trachée et une partie du larynx, en coupant les muscles de la région sous-hyoïdienne et la portion antérieure du corps thyroïde ; poursuivez avec soin les nerfs que vous rencontrerez.

Ex{)lication (Se la figure 1.

Parties accessoires. — a. Os hyoïde. — b. Portion saillante dn larynx. — c. Trachée. — d. Musclethyro-hyoïdien. — e, e. Crico-thyroïdien. - f,f. — Scalène antérieur. — g , g. Corps thyroïde. — h, h. Diaphragme. — i, i. Débris du péricarde.

Système vasculaire. — A. Artère pulmonaire et infuudibulum. — B. Branche gauche de l’artère pulmonaire. — C. Branche droite passant par derrière , D, la crosse de l’aorte. — E. Cordon fibreux qui résulte de l’oblitération du canal artériel. — F. Artère sous-clavière gauche. — G, G. Artère carotide primitive gauche, dont une portion a été enlevée pour laisser voir le laryngé supérieur du même côté. — H. Tronc brachio -céphalique coupé pour démasquer les nerfs cardiaques. — I. Veine cave supérieure et embouchure de la veine azygos. — K. Artère et veine coronaire gauche. — L. Artère et veine coronaire droite.

Système nerveux. — T, 1. Pneumo-gastrique. — 2, 2. Laryngé supérieur passant entre le muscle thyrohyoïclien et la membrane du même nom. — 3, 3. Laryngé externe se perdant au crico-thyroïdien — A. Nerf cardiaque supérieur. — 5,5. Cardiaques moyens. — 6. Cardiaques inférieurs ; ces nerfs se rendent aux, 7, ganglion et plexus cardiaques. — 8, 8. Nerfs qui émanent de ce plexus et enlacent les vaisseaux coronaires. — 9, 9. — Plexus pulmonaire antérieur. — 10, 10. Laryngé inférieur. On voit que le gauche embrasse la crosse de l’aorte, que le droit embrasse l’artère sous-clavière; tous les deux se rendent à la face postérieure du larynx en traversant le bord inférieur du constricteur inférieur. — 11. Branches trachéennes.

Ganglions pulmonaires, leurs anastomoses médianes ou plexus bronchiques ; commencement du plexus œsophagien : toutes ces parties sont vues par la face postérieure.

Système nervetax. — 1, 1. Ganglions pulmonaires. — 2. Anastomoses médianes de ces ganglions à la face postérieure de la trachée et de l’origine des bronches (plexus bronchique). — 3. Nerf laryngé gauche concourant à la formation de ce plexus. — A. Anastomoses de deux pneumo-gastriques à la face postérieure de l’œsophage.

Terminaison des nerfs laryngés à la face postérieure des muscles et de la muqueuse du larynx.

Préparation. — Fendez le pharynx, renversez et érignez le lambeau d’un côté ; coupez celui de l’autre côté, sur le bord postérieur du cartilage thyroïde ; enlevez la moitié de la muqueuse qui couvre la face postérieure du larynx. Cette préparation est assez facile à faire, car la muqueuse est lâchement unie aux muscles du larynx.

ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME

Esjiliratiois s3e la Salaire 3.

tPartics accessoires. — a. Base de la langue. — b. Bord postérieur du cartilage thyroïde. — e, e. Corps thyroïde. — d. Muscle crico-aryténoïdien postérieur. — e. Muscle aryténoïdien.

Système nerveux. — 1, 1. Laryngé supérieur traversant la membrane thyro-hyoïdienne et donnant des branches linguales , épiglottiques, et d’autres pour la muqueuse qui recouvre la face postérieure du larynx. — 2. Eilet du muscle aryténoïdien. — 3. Anastomose de Galien. — L\. Laryngé inférieur. — 5. Branches trachéennes. — 6. Filet du muscle crico-aryténoïdien postérieur. — 7. Filet du muscle aryténoïdien , donné par le laryngé inférieur. — 8. Branche destinée aux muscles crico-aryténoïdien latéral et crico-aryténoïdien postérieur.

FIGURE t.

Larynx vu de profil pour montrer la terminaison du laryngé inférieur.

Préparation. — Coupez une des moitiés latérales du cartilage thyroïde et de l’os hyoïde; conservez une portion de l’œsophage et la base de la langue.

Explication *k- la ligure h-

Parties accessoire'». — a,a. Moitié de l’os hyoïde. — b. Cartilage thyroïde coupé. — c. Membrane thyrohyoïdienne. — d. Cartilage crieoïde. — e. Trachée. — f. OEsophage. — <j. Épiglotte. — h. Grande corne du cartilage thyroïde unie à i, la grande corne de l’os hyoïde , par k, le ligament thyro-hyoïdien latéral. — /. Membrane thyro-hyoïdienne traversée par le laryngé supérieur. — m. Muscle crico-aryténoïdien postérieur. — n. Crico-aryténoïdien latéral. — o. Thyro-aryténoïdien.

Système nerveux. — 1. Laryngé inférieur. — 2. Filets du crico-aryténoïdien postérieur. — 3. Filets du crico-aryténoïdien latéral. — U. Filets du thyro-aryténoïdien. — 5. Filet aryténoïdien.

ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX

Douzième rAiitE. — [Nerf grand hypoglosse , neuvième paire de Willis.)

Le grand hypoglosse, appelé ainsi par opposition au nerf lingual nommé petit hypoglosse par quelques anatomistes, nait entre les pyramides antérieures et l’olive, sur le prolongement du sillon collatéral antérieur par une série linéaire de filets superposés, réunis en deux faisceaux distincts composés chacun de deux ou trois fascicules. Chaque groupe constitue un tronc qui traverse le trou condylien antérieur dans un canal particulier de la dure-mère, s’unit à l’autre tronc, et forme un nerf qui se porte en bas, en avant et en dehors, vers l’os hyoïde où il se recourbe un peu pour remonter vers la face inférieure de la langue, dans l’épaisseur de laquelle il se perd.

Depuis le trou condylien jusqu’à la langue, le grand hypoglosse décrit une courbure à concavité supérieure, courbure parallèle à celle du nerf lingual placé au-dessus.

Rapports. — Dans sa portion intra-crânienne, l’hypoglosse est en rapport avec l’artère vertébrale derrière laquelle ses racines sont placées; au sortir du trou condylien , il est situé entre le spinal et le pneumo-gastrique, au devant des branches antérieures des deux premières paires cervicales ; bientôt il contourne en demi-spirale le pneumo-gastrique, et passe entre la veine jugulaire interne qui est en arrière, et l’artère carotide interne qui est en dedans. Il quitte ces deux vaisseaux pour s’enfoncer dans l’épaisseur du bouquet de Riolan, au devant des muscles stylo-glosse et stylopharyngien, derrière et au-dessous des muscles stylo-hyoïdien et ventre postérieur du digastrique et derrière le sterno-mastoïdien ; il croise quelques divisions de l’artère carotide externe, et devient superficiel vers le bord antérieur du sterno-cléido-mastoïdien, où il n’est plus séparé de la peau que par le peaucier. En cet endroit, il présente des rapports importants avec le bord inférieur du ventre postérieur du digastrique, avec l’artère linguale et la grande corne de l’os hyoïde, ces deux dernières étant situées au-dessous de lui. Plus loin, il s’engage derrière l’extrémité inférieure des muscles stylo-hyoïdien, ventre antérieur du digastrique et mylo-hyoïdien, derrière la glande sousmaxillaire qui le couvre, au devant du muscle hyo-gïosse qui le sépare de l’artère linguale. Arrivé au niveau du bord antérieur de ce dernier muscle, il s’enfonce dans le génio-glosse, où il se divise en plusieurs rameaux destinés à tous les muscles de la langue.

On peut partager les branches fournies par l’hypoglosse en branches anastomotiques et en branches musculaires.

Branches anastomotiques :

1° Avec le pneumo-gastrique. Au moment de croiser le pneumo-gastrique, l’hypoglosse s’anastomose avec lui, ou plutôt avec quelques filets venant à la fois du pneumo-gastrique et delà branche interne du spinal.

2° Avec l’anse nerveuse des deux premières paires cervicales [voy.\ 3, fig. 2). Ces anastomoses sont multiples; elles se dirigent, les unes vers l’origine de l’hypoglosse, les autres vers sa terminaison; ces dernières ne font que s’accoler à l’hypoglosse, et vont former en partie sa branche descendante. tOn trouve quelquefois un véritable plexus entre la première paire et l’hypoglosse, plexus d’où partent des filets qui se réunissent au pneumo-gastrique.

3° Avec le ganglion cervical supérieur. Cette anastomose très grêle, très difficile à trouver, a lieu lantôt avec le ganglion lui-même, tantôt avec son filet carotidien.

Branches musculaires :

Branche descendante ( ramus descendons noni ou nervi hypoglossi). Cette branche, une des plus importantes de celles fournies par l’hypoglosse, naît au niveau de la deuxième paire cervicale, au-dessous de sa branche anastomotique avec les deux premières paires , par deux racines, dont l’une descend vers la terminaison de l’hypoglosse, tandis rque l’autre remonte vers son origine et peut être décollée jusqu’à la branche descendante fournie par l’anse nerveuse des

Dessiné d'après nature par LéVCllLé

Préparé par Ludovic

]rnp Remercier ,r. de Serne 57, Pans

ET DES ORGANES DES SENS DE LTIOMME

deux premières paires ; quelques filets, venus de la branche interne du spinal, après qu’elle s’est anastomosée au pneumo-gastrique, contribuent encore à la formation de cette branche. Celle-ci se dirige en bas, en avant, en croisant les artères carotides interne et externe, au point où elles naissent de la carotide primitive; se place ensuite au devant de la carotide primitive, en arrière des muscles sous-hyoïdiens, et arrivée au niveau du tendon de l’omoplat-byoïdien, s’anastomose avec le tronc commun qui résulte de l’accolement des branches descendantes des troisième et quatrième paires, quelquefois aussi des première et deuxième ; il n’est pas rare de voir le ganglion cervical supérieur lui envoyer une racine. De ces anastomoses résulte une anse à convexité inférieure, plexiforme, qui donne des branches aux muscles de la région sous-hyoïdienne. Cette anse présente quelques variétés : ordinairement elle descend jusqu’au tendon du muscle omoplat-hyoïdien ; d’autres fois on la trouve au-dessus de ce tendon ; je l’ai vue double et formant deux anses superposées, l’une située au niveau du tendon, l’autre au-dessus. Sa convexité est en général placée, quelle que soit la hauteur à laquelle on la trouve, entre le muscle sterno-cléido-mastoïdien et la veine jugulaire interne; d’autres fois entre celle-ci et l’artère carotide. De la convexité de l’anse nerveuse naissent deux branches pour l’omoplat-hyoïdien, l’une pour sa portion supérieure, l’autre pour sa portion inférieure; les muscles sterno-thyroïdien et sterno-hyoïdien reçoivent chacun deux ou trois branches, les unes ascendantes, les autres descendantes. Celles-ci peuvent être poursuivies à la face profonde de ces muscles jusqu’à leur insertion sternale ; j’ai vu l’une d’elles s’anastomoser dans le thorax avec le nerf phrénique. Cette anastomose est très petite et a lieu avec une branche qui vient de la convexité de l’anse.

Nerf du muscle thyro-hyoïdien. Il se détache de l’hypoglosse au-dessus de l’artère linguale, et se porte en bas, en avant, vers le muscle thyro-hyoïdien dans lequel il s’épanouit (voy. 16, fig. 1).

Rameau destiné à, l’artère linguale. Celui-ci naît de l’hypoglosse au moment où il est contigu à l’artère; il marche obliquement de bas en haut et d’arrière en avant vers l’artère linguale, et se jette dans le plexus nerveux qui l’enveloppe.

Rameaux de l’hyo-glosse et du stylo-glosse (17 et 18, fig. 2). Ces nerfs, au nombre de six à huit, abandonnent l’hypoglosse à sa partie supérieure, s’anastomosent entre eux et forment un petit plexus destiné au muscle hyo-glosse; quelques uns suivent un trajet rétrograde et se rendent au muscle stylo-glosse ; d’autres se dirigent vers le nerf lingual, en avant du ganglion sous-maxillaire, pour s’anastomoser avec lui; enfin quelques petites branches se jettent dans le ganglion sousmaxillaire dont elles forment la racine motrice (21 et 22, fig. 2).

Nerf du génio-hyoïdien. Il se dirige obliquement d’arrière en avant, et de haut en bas, vers le muscle génio-hyoïdien, dans lequel il se perd; il s’anastomose quelquefois avec celui du côté opposé.

Nerf du mylo- hyoïdien. Il se rend à la face supérieure du muscle mylo-hyoïdien , qui reçoit à sa face inférieure la branche mylo-hyoïdienne du nerf dentaire.

Nerf du génio-glosse. Après avoir donné tous les filets précédents, l’hypoglosse s’enfonce dans le muscle génio-glosse, et se divise en plusieurs rameaux qui constituent une espèce de plexus dans la partie externe et inférieure de ce muscle [voy. 20, fig. 2) ; de ce plexus émanent des ramuscules, les uns supérieurs, les autres inférieurs : ceux-ci gagnent la pointe de la langue, traversent les fibres charnues pour devenir sous-muqueux, et se distribuent probablement à la muqueuse delà face inférieure de la langue; certains d’entre eux s’anastomosent avec le nerf lingual, quelques autres avec le plexus nerveux de l’artère linguale. Les supérieurs traversent le génio-glosse de bas en haut, et donnent des ramifications très nombreuses dans toute l’épaisseur de la langue.

Résumé. — L’hypoglosse naît, comme les racines antérieures des nerfs rachidiens, dans le sillon collatéral antérieur, par dix ou douze filets séparés en deux troncs qui traversent le trou condylien antérieur, et forment un nerf qui décrit une courbure à concavité supérieure étendue depuis le trou condylien jusqu’à la langue; chemin faisant, il s’anastomose avec le pneumo-gastrique, le spinal , le trijumeau , le phrénique, le grand sympathique, avec le plexus cervical et le réseau nerveux de l’artère linguale. 11 donne des branches aux muscles de la langue, aux muscles mvlo-hvoïdien et génio-hyoïdien; par son anse nerveuse il anime trois des muscles de la région

ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX

sous-hyoïdienne , l’omoplat-hyoïdien, le sterno- thyroïdien, le sterno-hyoïdien ; il donne un lilet direct au muscle thyro-hyoidien.

Usages. — L’anatomie, les expériences physiologiques et les faits pathologiques démontrent que l’hypoglosse est éminemment moteur. La section de ce nerf à son origine n’est pas douloureuse: lorsqu’elle est faite vers l’os hyoïde, elle occasionne une faible douleur, qui est probablement due aux anastomoses avec le pneumo-gastrique , le trijumeau et le plexus cervical; tous les mouvements de la langue sont détruits du côté opéré, mais la sensibilité tactile et gustative persiste, étant sous la dépendance des nerfs lingual et glosso-pharyn gien. La paralysie d’un des nerfs hypoglosses sur l’homme entraîne la paralysie des mouvements de la langue du côté correspondant; la paralysie des deux nerfs hypoglosses prive entièrement la lan gue de mouvements.

Bulbe rachidien présentant l’émergence des deux groupes de blets du nerf hypoglosse du sillon de séparation de la pyramide et de l’olive.

Hypoglosse vu depuis son origine jusqu’à sa terminaison.

Préparation. — Coupez l’arcade zygomatique; enlevez une des moitiés de la mâchoire inférieure, préalablement dénudée de ses parties molles, en sciant la symphyse du menton, et désarticulant le condyle du même côté. Détachez les muscles digastrique et sterno-cléido-mastoïdien, et faites sur la partie postérieure de la hase du crâne deux coupes, dont l'une passe au-devant de l’apophyse mastoïde, derrière l'apophyse styloïde, divise le trou déchiré postérieur, le trou condylien antérieur, le condyle, et se termine au trou occipital; dont l’autre partage la crête occipitale externe et arrive également au trou occipital. Enlevez la moitié de l’atlas et la duremère qui cachent le bulbe rachidien sur lequel on trouve les racines de l’hypoglosse. Coupez les trois quarts inférieurs du muscle stylo-hyoïdien, et disséquez avec soin les nerfs delà région que vous venez de découvrir, en conservant leurs rapports avec les muscles et les vaisseaux.

Exgilication «le la figure 2.

Parties accessoires. — a. Portion du condyle de l’occipital. — b. Section médiane de l’atlas. — c. Apophyse styloïde. — d. Stylo-glosse. — e. Stylo-pharyngien. — f. Hyo-glosse. — g. Génio-glosse. — h. Ptérygoïdien externe. — i. Ptérygoïdien interne.

Système vasculaire. — A. Artère vertébrale contournée en dehors et en arrière par les nerfs cervicaux. — B. Artère carotide externe. — C. Artère linguale. — D. Artère temporale. — E. Artère maxillaire interne.

Système nerveux. — 1. Bulbe rachidien. — 2. Glosso-pbaryngien. — 3. Pneumo-gastrique. — à. Laryngé supérieur. — 5. Spinal. — G. Première paire cervicale. • — 7. Deuxième paire. — 8. Troisième paire. — 9. Quatrième paire. Ces quatre paires sont, à leur sortie des trous de conjugaison, logées dans les gouttières des apophyses transverses; elles s’anastomosent les unes avec les autres. — 10. Lingual. — 11. Origine de l’hypoglosse. Ce nerf s’engage entre le spinal et le pneumo-gastrique, croise obliquement ce dernier et s’anastomose avec lui. — 12. Anastomose de l’hypoglosse avec la première paire cervicale. — 13. Anastomose avec l’anse nerveuse des deux premières cervicales. — là. Branche descendante de l’hypoglosse anastomosée avec, 15, les branches descendantes du plexus cervical. — 16. Filet du muscle thyro-hyoïdien. — 17. Rameaux de l’hyo-glosse. — 18. Rameau récurrent du stylo-glosse. — 19. Rameaux du génio-hyoïdien. L’un d’eux se prolonge au delà de la ligne médiane pour s’anastomoser avec celui du côté opposé. — 20. Rameaux plexiformes de l’hypoglosse, visibles par l’ablation de la couche la plus inférieure du génio-glosse, et destinés à ce muscle. — 21. Rameau anastomotique avec le lingual. — 22. Rameau destiné au ganglion sous-maxillaire.

ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME

Elle montre les rapports de l’hypoglosse et de son anse nerveuse sur les parties latérales du cou, la tête étant renversée.

Préparation. — Enlevez la peau et le peaucier; décollez le muscle sterno-cléido-mastoïdien des pallies situées derrière lui; coupez le vers son tiers supérieur, et sciez la portion du sternum sur laquelle il s’attache. Disséquez les nerfs de la région cervicale antérieure en conservant leurs rapports; détachez la glande sousmaxillaire et une portion de la glande parotide.

l’.xg&SÉeaiioia de la flgaare 3.

Parties accessoires — a. Muscle sterno-cléido-mastoïdien coupé. — b. Trapèze échancré. — c. Digastrique. — d. Stylo-hyoïdien. — c. Omoplat-hyoïdien. — f . Sterno-hyoïdien. — g. Stei no-thyroïdien. — h. Thyro-liyoïdien.

Système vasesslairc. — A. Veine jugulaire interne. — B. Veine jugulaire externe coupée. — G. Veine jugulaire antérieure. — D. Tronc veineux braehio-céphalique. — E. Artère carotide primitive. — F. Artère sous-clavière. — G. Artère et veine linguales.

Système nerveux. — 1. Nerf lingual. — 2, 2. Nerf pneumo-gastrique. — 3. Laryngé supérieur. — 1\. Spinal.

— 5. Deuxième paire cervicale. — 6. Troisième paire. — 7. Quatrième paire. — 8. Plexus brachial. — 9. Hypoglosse. — 10, 10. Sa branche descendante. — 11. Branche descendante de la deuxième paire cervicale. — 12. Branche descendante de la troisième. — 13. Branche descendante de la quatrième. — IA. Plexus formé par ces trois branches et par la branche descendante de l’hypoglosse ; il est placé au niveau du tendon de l’omoplat-hyoïdien , au devant de la veine jugulaire interne. Il donne des rameaux à trois des muscles de la région sous-hyoïdienne : 15. Rameaux de Pomoplat-liypïdien. 16, 16. Rameaux du sterno-hyoïdien, et 17, Rameaux du sterno-thyroïdien. — 18. Filet du muscle thyro-hyoïdien. — 19. Anastomose entre l’hypoglosse et le lingual

— 20. Hypoglosse s’enfonçant dans l’épaisseur du génio-glosse.

ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX

PMÏCHES 38 et 38.

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