Azam. Archives générales de médecine
6. Schuller. Psychosen nach Kopfverlit:ungen. Leipzig, 7. Christian. Archives de neurologie, 1889.
d’origine traumatique, l’hématomyélie, le tabes dorsal, la poliomyélite antérieure chronique, la syringomyélie et la sclérose en plaques. |
La névrose ou les névroses traumatiques, suivant que l’on en admet une ou plusieurs, seront l’objet de notre étude.
Restent les psychoses qui peuvent se subdiviser en psychoses aiguës et en psychoses chroniques.
Les psychoses aiguës apparaissent immédiatement après le traumatisme et sont ordinairement passagères. Ce sont principalement des états d'amnésie, de confusion mentale, d’excitation maniaque chez les hommes et de mélancolie chez les femmes.
Les psychoses traumatiques vraies sont des états démentiels et des états de confusion mentale, dont les traits cliniques sont assez caractéristiques. Des auteurs admettent encore que les traumatismes donnent naissance aux différents syndromes des psychoses dites, à tort ou à raison, psychoses de dégénérescence. Des manies et des mélancolies chroniques ont été rattachées à cette même étiologie.
En ce qui concerne la paralysie générale, disons simplement que nous n’admettons pas sans plus de discussion une paralysie générale traumatique. La question est très controversée et a été encore dernièrement l’objet de débats très intéressants, au congrès des médecins aliénistes et neurologistes de Lille. Nous n’avons pas l'autorité suffisante pour intervenir dans la discussion.
Comme nous le disait M. le professeur Joffroy, on
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ne saurait, sur cette question, être trop prudent. Si l’on étudie de près les paralysies générales cataloguées traumatiques, on s'aperçoit que souvent elles ne sont pas des conséquences d’un traumatisme, mais que le traumatisme vient de la paralysie générale, et n'est qu’une manifestation de cet état morbide, jusqu'alors méconnu.
Où finit la névrose et où commencent les psychoses ? — D'après Kræpelin (1), « dans la névrose, le malade a conscience de son élat qu'ilexagère plutôt, alors que dans les cas de psychose cet état de conscience n'existe pas ». Entre la névrose-type et les psychoses-types, il y a une série d'états intermédiaires. Une délimitation exacte est impossible d'autant plus que l'existence de lésions en foyer vient souvent compliquer ce problème.
1. Krœpelin: Einfahrung in die Psychiatrische Klinik. Leipzig, 1905.
Devons-nous décrire une ou plusieurs névroses traumatiques ? Deux théories en effetse trouvent en présence :
1° La théorie d'Oppenheim ; il s’agit d’une névrose spéciale ;
2° La théorie de Valton, de Charcot ; il s’agit de phénomènes hystériques et neurasthéniques.
Si nous avons adopté ce titre de névrose traumatique, ce n’est pas que, comme Oppenheim, nous voulions faire de la névrose traumatique une entité morbide spéciale bien définie, mais, comme le dit Vibert,sous le nom de névrose traumatique on désigne l’ensemble des affections nerveuses offrant les caractères de l’hystérie et de la neurasthénie qui se développent à la suite d’un traumatisme.
Kræpelin (1), dans sa Psychiâtrie, s'exprime ainsi|: «€ Il me paraît utile d'’insister sur ce fait que certains traits cliniques sont en faveur de la classification à part de la névrose traumatique. La névrose traumatique, doit-on d’abord se demander, est-elle une maladie spéciale ? On a souvent attiré l’aittention sur ce