Kræœpelin. Psychiâtrie. Leipzig, 1904 (7° édition
fait que des troubles variés peuvent subvenir et par là on a été amené à distinguer des états hystériques, neurasthéniques, hypocondriaques. Contre ceux qui ne voient dans la névrose hystérique qu'une simple hystérie, je puis invoquer la constancedes signes morbides. Il manque à nos malades la variation brusque des symptômes, la mythomanie, les variations de caractère, l’irréflexion. Au contraire l'aspect clinique peut être dominé d’une façon prolongée par un certain état d'anéantissement et un sentiment d'’impuissance. »
Les symptômes hystériques et neurasthéniques se mélangent suivant les cas en proportions extrèment variables, et, suivant que la neurasthénie ou l'hystérie sont prédominantes ou intimement mélangées, on aura une forme neurasthénique, une forme hystérique ou une forme hystéro-neurasthénique.
Malgré celte grande variété de formes on ne saurait nier,comme le dit Christian, que le traumatisme imprime à la maladie un cachet spécial. Lorsque l'on a vu plusieurs cas de névrose traumatique. on est, en effet, frappé de la même description faite par des individus de profession et d'intellectualité différentes. Nous décrirons donc, sous le nom de névrose traumatique, les principaux symptômes que l’on rencontre dans l’hystéro-neurasthénie traumatique type.
Cet état mental, n’est pas, comme on pourrait le croire, une rareté, mais il est souvent méconnu par des praticiens peu au courant de cette question.
Sur les 292 survivants des catastrophes de chemins de fer de Mœnchenstein et de Zollikofen, 30 à 40, soit 10 0/0, furent atteints de névrose traumatique. Jessen en trouve 2,50 0/0. Dans le rapport du syndicat général de garantie du bâtiment et des travaux publics, nous trouvons, pour l’année 1903, sur 27.630 ouvriers assurés, 3.407 incapacités temporaires et 196 permanentes. Parmi ces dernières on comptait quatorze cas d’hystéro-neurasthénie et de commotion cérébrale : donc 7 0/0 des incapacités permanentes étaient causées par la névrose traumatique.