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sens nous porterait à croire, sitout le monde y passe, que le terrain appartient à tous. D'ailleurs, en étudiant le fonctionnement normal du système nerveux, on y voit des réactions se rapprocher de celles des grandes névroses. Ce rapprochement nous a tenté, qui troublait déjà les anciens, disant du coït: « Epilepsia brevis ! ». Nous nous sommes dit: « Jusqu'ici, on a étudié ce qu'il y avait d’anormal et d’extraordinaire dans les névroses ; étudions ce qui peut les rapprocher de l’état dit normal ; essayons de tailler une petite pierre dans l'édifice et, si c'est là de la témérité, que l’on nous accorde l'indulgence des péchés de jeunesse.
Le titre de cet essai est de Féré, qui entendait par névroses à décharge l'Hystérie et l'Epilepsie nettement caractérisées. Nous empruntons le mot, mais non la signification complète.
Notre but n'est pas de définir l'hystérie ou l'épilepsie, mais de montrer comment, en partant du sujet normal, on arrive à ces grandes névroses : c est en passant, croyons-nous, par un état intermédiaire. Nous nous proposons de l'étudier sous le titre de Féré, en prenant cette dénomination en un sens plus restreint, et nous disons : « avant d'être épileptique ou hystérique, on est épileptogène ou hystérogène, et avant d'être épileptogène ou hystérogène, on est un individu normal ».
Nous essaierons de montrer dans ce travail que les caractéristiques de l'état épileptogène ou hystérogène sont identiques à celles des phénomènes normaux
exagérés.