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IL est des sujets, croyons-nous, sans autre caractère pathologique que d'être des individus à réactions excessives et à frein cortical insuffisant, qu'on ne peut classer nettement comme hystériques, épileptiques, Basedowiens ou autres, avant l'évolution, si elle à lieu ; mais elle peut ne pas avoir lieu.
En somme, nous étudions le stade initial des névroses convulsives en général, en cherchant les grands caractères communs qui les unissent au début, état stable ou non, suivant l’évolution dont la forme peut seule donner la signature du syndrôme.
Plusieurs raisons nous inclinent à cette étude : la première, c'est qu’à ce moment la thérapeutique est vraiment efficace : c'est quand ils ne sont encore que des névrosés à décharge, au sens restreint du mot, quil faut traiter les hystériques et les épileptiques.
Une autre raison est le rapprochement à faire entre ces formes d’hyperréaction nerveuse et les réactions normales, rapprochement qui, peut-être, serait de quelque intérêt psychologique. Enfin, nous pensons que, confirmés ou non, ces états ontun fonds commun,une même caractéristique générale, à tel point que, même en pleine évolution, les diagnostics différentiels d'hystérie ou d’épilepsie sont souvent délicats. Briquet, Esquirol, Morel le pensaient ; Charcot et son école avaient créé le mot d'hystéroépilepsie, et n’est-ce point une idée analogue qu'exprimait M. Claude, quand il disait à la Société de Neurologie en décembre 1909, en parlant de l'émotion : « Je pense qu'il ne serait pas sans intérêt de « comparer les effets de l'émotion dans l’un et l’autre