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Le besoin de direction chez les douteurs

S'il en est ainsi le problème est simplement reculé, car cette persistance de la pensée de l'hypnotiseur, la puissance de cette pensée, la soumission absolue du malade pendant un certain temps, puis la disparition complète de ces phénomènes et la souffrance du sujet qui regrette son esclavage, sont des faits psychologiques assez étranges. Peut-on les expliquer en les comparant immédiatement et sans intermédiaires avec certains sentiments normaux qui produisent en apparence des phénomènes analogues. L'amour, en particulier, peut nous faire penser constamment à une personne et nous faire désirer ardemment son retour. Ces phénomènes sont-ils tout simplement des manifestations de la passion amoureuse ? C'est là une question délicate sans doute, mais qu'il ne nous semble pas possible d'éluder.

Comme je l'ai déjà remarqué autrefois, « les malades que l'on hypnotise peuvent avoir des sentiments de ce genre et même, il faut en convenir, il leur arrive quelquefois de donner à cette passion spéciale dont nous parlons une expression banale qui rappelle celle des sentiments amoureux. Cela me semble bien naturel, d'abord parce que le sentiment de l'amour, qui est très complexe, renferme quelquefois des phénomènes analogues à ceux-ci et ensuite parce qu'il n'y a pas beaucoup de manières d'exprimer un attachement vif pour une autre personne, surtout

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D'autre part on peut, dans certains cas, distingue! chez le même sujet l'influence Bomnambulique et la passion amoureuse pron meut dite. J'ai déjà raconté comment j'ai constaté que certai malades, en apparence très passionnées pour leur hypnotiseur, avaient d'autre part un sentiment non moins vif pour un amant et qu elles se préoccupaient également de leurs rende/ VOUS galants et de leurs séances SOmnambuliques. Les deux sentiments évoluaient l'un près de L'autre sans se confondre.

I nlin, ne laut-il pas reconnaître que ce sont là des affections bien bizarres? Voilà de singuliers amours qui se développent régulièrement et à heure fixe chez tant de malades si différents les uns des autres, chez les personnes âgées comme chez les jeunes, chez les hommes comme chez les femmes. Ces sentiments développes si rapidement disparaissent périodiquement, pour réapparaître ensuite à volonté. Si l'on veut absolument taire rentier ces phénomènes clans le groupe des sentiments affectueux, il laut au moins avouer que ce sont des amours d'une espèce toute particulière.

Peut-être pourrait-on comprendre un peu mieux les laits

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