‹ Névroses et idées fixesChapitre 14 sur 116 · I |»| |U I CM · texte numérisé non relu

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il porte "' l'"s synthcseï nou* ellci et non iui la <l, ivnthi i un tennes .

( elle oonseï vation de groupements nn< iens une i mie fois organisés, nous explique le aerniei lymptomi d<

rnnlnde, les idées fixes el h ni n I i phénomène

lis précédents varient avec le | options et disparaissent «•

platement dans les instants clairs I h for* ed< i ei idé< fixes vient précisément de la Faiblesse des idées nouvelles acquises • chaque moment ; c est par nos pensées actuelles que nous b la

marée montante de nos souvenirs Supprimes, ce ri du< teui .uit.igoniste o et nos souvenirs anciens \<»nt se reprodu >in-

biner de mille manières, d une façon Facile, automatique et irn lible, Les souvenirs, les répétitions de mots, les rêveries sont tout près de notre conscience, il suffit «I un instant d<- distraction poui i|ii ils Ruleurent, il su un «I un moment de sommeil pour qu*ili répandent but tout I esprit pendant les rêves et les cauchemars. Rh bien, l*esprit d<- Marcelle dort presque toujours, il en arrive tout au plus ii cette période du demi-réveil pendant laquelle on remue mal et on perçoit vaguement. Il est tout naturel qu'elle ait des rêves et des cauchemars, et que ces phénomènes suivent chez elle les lois régulières de l'automatisme dont In suggestion nous a Fourni des exemples. Il lui sullit de se réveiller un moment, de reprendre la claire perception des choses nouvelles et de ses proi changements pour voir s évanouir tous ces Fantômes '.

Tout se tient donc dans cette maladie, car tout est lésé de la

même manière; cette pensée de M. J. Palret sur la folie raisonnante se trouve justifiée : « Dans cette folie, l'observation clinique

montre qu'il y a bien prédominance de l'action des Facultés morales ou instinctives, mais non absence complète des troubles de l'intelligence2 » ; et nous pouvons dire avec le même auteur qu'il n'y a pas de monomanie sans une altération de l'esprit tout entier. Quant à la nature même de cette altération générale de la pensée,

1. Cette comparaison de l'état de ces malades avec un état de sommeil perpétuel que je répétais à propos de Marcelle en 1S91 (Revue philosophique. 1891, 1. p. 094) et que j'avais déjà proposée souvent ne doit pas être entendue dune manière littérale. Ces malades qui en général n'ont la nuit qu'un sommeil fort anormal, ne sont pas non plus pendant la journée dans un état de sommeil véritable. Leur cerveau présente un état d'engourdissement pathologique qui ne doit probablement pas être confondu avec ce que nous appelons le sommeil chez l'homme normal.

2. J. Falret, Eludes cliniques sur les maladies mentales, 1S90, p. 4--.

Si UN CAS D'ABOULIE ET D'IDÉES FIXES

nous n'avons pas la prétention de la décrire après avoir analysé un seul sujet; nous ne pouvons que remarquer ça et là quelques faits qui, plus tard, se rattacheront peut-être à d'autres. On vient de voir que cet état d'esprit n'est pas sans ressemblance avec un ét;it de somnolence et de sommeil ; ce n'est là qu'une comparaison instructive et non une interprétation. Cette faiblesse de la pensée a aussi quelque rapport avec la fatigue, comme l'a remarqué M. Féré, ou du moins elle s'exagère par le plus petit travail de l'esprit. Je me souviens en particulier d'un fait qui me frappa. Marcelle venait de se réveiller du somnanbulisme et jouissait pleinement d'un de ses instants clairs. L'état moral était remarquablement bon et devait, d'après les observations précédentes, conserver ces qualités au moins une demi-journée. Malheureusement Marcelle, avec cette curiosité bizarre qui ne survenait qu'à ce moment, se mit à regarder les papiers qui étaient sur la table. Elle vit des feuilles sur lesquelles j'avais dessiné des champs visuels, et elle exprima le désir de savoir ce que signifiaient tous ces petits ronds. Je me laissai entraîner, pour voir comment une personne de ce çenre écouterait une explication scientifique, à lui dire le plus simplementpossible ce que c'était qu'un champ visuel. A ma grande surprise, elle comprit fort bien et se mit à faire des remarques assez justes sur les dessins qu'elle voyait. Tout cela était trop beau pour elle, elle s'arrêta au milieu d'une phrase, fixa les yeux au sol et entra dans une grande crise de nuage qui dura jusqu'au lendemain. Un peu de fatigue mentale avait détruit en un instant tout le progrès si péniblement obtenu.

On peut aussi rapprocher de cet état mental quelques modifications de la santé physique. L'analyse des urines nous donne quelques indications à recueillir : M. Bourguignon, interne en pharmacie, avec une obligeance dont je le remercie, a bien voulu faire cette analyse pendant six jours consécutifs et a constaté une certaine diminution de tous les éléments :

Moyenne de 6 analyses d'urine, par 24 heures, le poids de la malade est de 70kgr,5oo.

Volume 712

Urée 20,97

Phosphates (en Ph O3) I<927

Rapport entre les phosphates terreux et alcalins.

Késidu fixe 61,29 pour 1 000.

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On remarque également de troubh d< la circulutic te maint sont fréquemment I les et gonfléi l< pied ont on

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l,i volonté comme puissance de synthèse mentale Bemble correspondre ii ce que, faute <l<v mieux, nous appelons la vie, cette puissance de construction et d'accroissement du corps. Il doit exister dans le cerveau, peut-être dans les centres d'association de Flechsig, peut-être dans la couche des libres tangentielles de l'écorce, des régions qui sont en accroissement, en construction continuelle pendant toute la vie et un arrêt de cette construction, de cette évolution des prolongements des neurones doit correspondre aux phénomènes que nous avons constatés dans l'aboulie.

De cette description des doubles physiologiques et psychologiques, retenons seulement une chose : on constate dans l'intelligence un trouble analogue à celui qui a été observé dans les mouvements: la mémoire et la perception tant externe qu'interne sont altérées chez une aboulique. Voici qui justifierait l'opinion des psychologues qui prétendent que la volonté joue un rôle dans l'intelligence. Cela prouve plutôt, à notre avis, que la volonté, considérée comme faculté de mettre en mouvement les membres,

i. Voir à ce propos les remarques sur l'Aboulie du sommeil : Stigmates mentaux des hystériques, 1892, p. 127.

2. D'autres malades du même genre, que je ne puis étudier ici, m'ont présenté des modifications beaucoup plus graves de la nutrition. J'ai constaté en particulier sur un sujet étudié avec M. Gh. Richet non seulement une réduction énorme des cléments de l'urine, mais un changement considérable des phénomènes chimiques de la respiration.

et l'intelligence, considérée comme l'élaboration des sensations et des images, renferment des éléments communs. Ces éléments communs ne peuvent pas être altérés sans troubler les deux fonctions : la volonté et l'intelligence. Cet élément commun est ici L'élaboration, la synthèse des éléments psychologiques faite à chaque moment de la vie d'une manière nouvelle ; c'est l'adaptation de l'être au milieu, aux circonstances. C'est là ce qui, dans un esprit normal, forme les perceptions des objets nouveaux, permet de comprendre les modifications nouvelles de la personnalité, fonde pour l'avenir des associations d'idées et des souvenirs, et enfin dispose les mouvements d'une manière nouvelle de manière à produire des actions qui n'avaient pas encore été faites exactement de la même manière. Que cette activité qui semble capitale soit altérée, et nous avons les modifications intellectuelles et volontaires que nous venons d'étudier. La maladie mentale a mis en évidence un caractère psychologique, une activité dont nous n'aurions peut-être pas soupçonné l'importance.

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