Evolution de la maladie
Tous les symptômes étant connus, nous pouvons maintenant comprendre mieux la nature et l'évolution de cette maladie mentale.
La fièvre typhoïde a porté un coup fatal à cette intelligence déjà évidemment prédisposée par des antécédents héréditaires et a déterminé une fatigue ou une faiblesse générale du cerveau et par conséquent une réduction de la pensée. Cette faiblesse ne porte ni sur les sens, ni sur la mémoire proprement dite comme faculté de reproduction des images ; c'est une diminution de cette force d'adaptation aux événements qui nous permet de nous maintenir en rapport avec les changements du milieu, avec les impressions incessamment modifiées. Cette faiblesse se manifeste d'abord par de la fatigue, de la tristesse, par l'impossibilité d'apprendre et même de lire, par la crainte des personnes étrangères qui exigent plus d'efforts pour être comprises, par l'amour de la retraite, de l'isolement et de la rêverie solitaire. La faiblesse de synthèse et d'adaptation, augmentant peu à peu, amène une difficulté de plus en plus grande dans tous les phénomènes nouveaux, dans les perceptions qui deviennent douteuses, et surtout
EVOLUTION Dl LA M u. \i»ii
Lu. I . . 1 1 1 . 1 1 1 \ . 1 1 n ii 1 1 . volontaire 1 1 1 1 i deviennent 1 1 i impossibles. D autre parti cei réven< sutomatiqui il«-
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La malade él ant défini tivement • : Inn
vicieux pathologique, et se c o 1 1 1 ■ < 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 de plus en plus . ! sis rêves, est-il possible de faire quelque chose poui lu réveillci et l.i faire rentrer dans le monde des réalités ' Les traitement! physiques n ont eu qu une bien faible action ; les médicaments de tout»' espèce, le bromure, dont on abusai! au début, n amènent aucun changement. Le traitement électrique devrait, jesuii disposé ;i le croire, faire quelque chose. Mais il faut convenir que, dans le cas présent, il ;i été Inutile. Marcelle allait trois fois par semaine a une séance d électricité statique, et j'ai plusieurs fois examiné son étal mental avant et après la Béan< les modifications de sa force de perception pouvaient être con sidérées comme un signe, un réactif, indiquant exactement les progrès même les plus petits; eh bien, il n'y a jamais eu aucun progrès après une séance électrique. Au contraire, les douches ont une action visiblement favorable: après une douche, Marcelle avait quelquefois un instant clair comme après un sommeil profond, mais de très courte durée.
Il faudrait évidemment pouvoir recourir au traitement moral, qui est le seul vrai, quand il s'agit de maladies qui sont moral malheureusement nous connaissons si peu les faits et les lois psvchologiques que nous ne pouvons instituer aucun traitement raisonné; on est obligé, comme aux débuts de la médecine physique, de procéder par tâtonnements, et il ne laut pas s'étonner si les résultats sont incertains et médiocres.
Persuadé, comme je Tétais, que la maladie de Marcelle était due surtout a une faiblesse de l'attention et de l'activité de synthèse, j'ai d'abord cherché s'il ne serait pas possible de développer cette activité simplement par l'exercice. Je voulais la forcer à travailler ; je lui ai apporté des livres ; je lui ai indiqué des petits exercices d'attention, je voulais la dresser à faire devant moi des mouvements volontaires et ie l'obligeais à regarder ses mains, à se représenter visuellement leur mouvement afin de renforcer, par les images visuelles, les images kinesthésiques insuffisantes.
58 UN CAS D'ABOULli: ET D'IDÉES FIXES
Ces procédés ont eu souvent chez d'autres malades de très heureux elT'ets, on pourra le voir dans le chapitre iv de ce livre « histoire d'une idée fixe » mais dans le cas présent, les résultais ne tardèrent pas à me montrer que je m'engageais dans une voie sans issue.
Marcelle n'arrivait à faire aucun de mes exercices ; elle lisait quand je la forçais, mais de la manière que j'ai indiquée, c'est-àdire sans comprendre un mot. Les exercices de mouvements au moyen des images visuelles avaient un résultat bizarre et plutôt mauvais. En effet, les mouvements se faisaient bien un peu mieux, mais les bras et les mains devenaient totalement anesthésiques ; à la place de la distraction et de l'aboulie propres à la psychasthénie, je développais, sans m'en douter, l'anesthésie hystérique. Marcelle qui pendant une observation de cinq mois n'avait jamais été anesthésique le devenait quand j'essayais trop fortement de modifier la répartition de son attention, ou si l'on veut de sa force nerveuse. Le fait est très intéressant pour la théorie, il nous montre les relations de ces deux maladies, le rapport entre la distraction et l'anesthésie que j'avais déjà souvent étudié, mais il ne me paraissait pas utile pour la malade. 11 fallut chercher autre chose.
J'ai pensé que les idées fixes qui obsédaient l'esprit et en détournaient à leur profit toute la force, étaient le principal obstacle au développement de l'attention. Puisque cette malade était facilement hypnotisable, il était naturel d'attaquer les idées fixes au moyen delà suggestion, ainsi que l'ont déjà essayé plusieurs aliénistes. Mais ce procédé peut être commode quand la malade n'a qu'une seule idée fixe et que l'esprit, n'étant pas encore trop affaibli, peut reprendre sa puissance dès qu'il est débarrassé de l'obsession. Chez Marcelle, cette tentative me réservait une foule de difficultés et d'interminables travaux.
Au commencement tout alla fort bien ; je m'occupai des idées dont Marcelle se plaignait à ce moment. C'étaient pour la plupart des hallucinations visuelles que j'ai décrites. Quelques suggestions en eurent facilement raison. Il y avait surtout une hallucination terrifiante, un tableau lugubre que Marcelle avait sans cesse devant les yeux. Je parvins à le transformer si bien, en y mêlant d'autres hallucinations, que le sujet finit par ne plus le reconnaître, et que je pus ensuite le supprimer sans difficulté. Je
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la même manière avec ses Liées fixes et m'imposait le même travail interminable '.
Je remarquai ensuite avec peine que la nouvelle idée fixe, qui venait ainsi remplacer celle que j'avais enlevée, étail toujours bien
plus tenace que la précédente. Au lieu de céder après quelques séances de somnambulisme, elle se prolongeait longtemps, ne disparaissait qu'en partie et se reproduisait régulièrement tous les soirs avec une violence à peine diminuée. D'autre part, le sujet, pendant le somnambulisme, résistait de plus en plus, pour défendre son idée tixe ; il semblait maintenant se rendre compte de ce que je voulais faire et se débattait désespérément. Chaque séance de somnambulisme devenait une sorte de bataille, de laquelle je ne sortais pas toujours vainqueur. Si je réussissais, le réveil était bon, et Marcelle avait un instant clair; si je ne réussissais pas, le réveil était mauvais, et Marcelle était aussi tourmentée et aussi aboulique qu'auparavant.
I. Sur cette reproduction incessante des idées fixes, voir le chapitre iv, « Histoire d'une idée fixe ».
CO l'N CAS D'ABOULIE ET D'IDEES FIXES
Cependant, plusieurs idées avaient déjà disparu en apparence définitivement, les hallucinations lugubres, la hôte dans la tète, la haine des parents, la substitution d'enfants, etc., et j'avais lieu d'espérer que cette succession d'idées absurdes ne serait pas éternelle, quand surgit une idée fixe beaucoup plus grave qui nous causa bien des embarras. Depuis qu'elle étaità l'hôpital, Marcelle mangeait convenablement et me disait môme : « Chez nous, je ne pouvais pas manger du tout, ici, la nourriture n'est pas aussi bonne et je mange tout de même : ce sont probablement les douches qui me donnent de l'appétit. » A peu près vers le milieu du mois de juin, elle se mit à sentir, pendant les nuages, une voix intérieure qui, renonçant à parler des parents, de leur haine, etc., murmurait : « Ne mange pas, tu n'as pas besoin de manger. » .Marcelle m'avoua elle-même cela pendant un somnambulisme ; j'en lus inquiet et je cherchai tout de suite à m'opposer à cette idée fixe que je jugeai dangereuse. Au début tout alla bien : la voix disparaissait sur ma simple défense, mais elle reparaissait le lendemain. Nouvelle suggestion de ma part, plus difficilement acceptée par le sujet en somnambulisme. Le soir, Marcelle était très malheureuse quand elle voulait manger ; elle sentait en elle une voix dire : « Ne mange pas », et en même temps entendait une parole qui avait le son de ma voix dire : « Mange, je veux que tu manges. » Elle hésitait, mais finissait par obéir au bon conseil. Les choses s'aggravaient cependant; les suggestions devenaient de plus en plus difficiles, le sujet acceptait toutes les hallucinations, toutes les transformations, toutes les suggestions possibles pourvu qu'il ne vît pas poindre dans le lointain l'obligation de manger. Alors il s'entêtait, répétait : « Non, non, je neveux pas », et rien ne devenait plus possible. J'essayai un jour de faire apporter à manger et de la faire manger devant moi ; ce fut une scène, mais elle mangea. Le lendemain, ce procédé réussissait déjà moins ; chose bizarre, elle mangeait inconsciemment quand je lui parlais d'autre chose, et ne voulait pas manger consciemment. Nous avons déjà dit comment il faut comprendre ce phénomène : la personnalité de Marcelle est extrêmement subdivisée ; chaque idée fixe forme une sorte de personne qui n'a aucune pensée, aucun souvenir en dehors de la pensée dominante. Quand on est en présence d'un de ces groupes quel qu'il soit, toutes les autres pensées sont devenues subconscientes. Enfin, un jour, elle résista encore plus que de coutume, et je me demandai s'il fallait continuer à
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poses oataleptiques dans lesquelles elle mettail les bras en cre
mi répétail des mouvements qu elle avait vu Faire î la Bfymn i -
tique : tous ces phénomènes se succédèrent régulièrement. Cette
attaque, qui «lui.» deux lieures, esl intéi te poui tériseï
I étal de notre sujet, ci justifier les comparaisons que nous avons
souvent faites <!<• ses crises de nuage avec les crises compli
de sa maladie avec l'hystérie. On dira peut-être que c'est une
malade aboulique et psychasthénique qui a, <-u plus, de l'hystérie.
Ce n'est pas notre avis, les maladies ne sont pas des entités qui
entrent dans un sujel el se rangent les unes ù côté des autr<
tout cela ne forme qu'une seule maladie. C'est la même aliéna! ion,
la même perturbation mentale qui peut se présenter sous deux
formes différentes, mais voisines. Mais laissons pour le moment ces questions générales pour revenir à notre récit.
Après cette crise, Marcelle se releva, à mon grand étonnement, dans un état parfait. Elle avait l'esprit beaucoup plus clair, la perception plus nette et, comme par ironie, elle me demanda -i je voulais qu'elle aille déjeuner. L'aliéniste allemand Schûle a déjà signalé ces disparitions de l'idée fixe après une crise qui semble être une véritable décharge ou qui a modifié l'équilibre et la répartition de la force nerveuse. Pendant plus de douze jours, Marcelle mangea ensuite tranquillement, mais l'idée fixe réapparut; une attaque que je provoquai encore Tut très courte, insignifiante, et n'eut pas un aussi bon efïet. Marcelle se mit en tète une autre idée juxtaposée à la première, celle de ne plus parler, et comme je n'obtenais plus de réponse et n'avais plus guère d'action sur elle, il fallut se décider à la nourrir par la sonde œsophagienne. Le passage de la sonde par le nez, qui fut toujours difficile, provoqua à la quatrième séance une grande crise d'hystérie, à la suite de laquelle elle se réveilla ayant cette fois oublié, en apparence définitivement, ses deux idées fixes de ne pas parler
et de ne pas manger: « Ce n'était pas ma faute, me dit-elle au moment du réveil, on m'empêchait de parler et de manger. » Cette amélioration ne dura qu'un instant, car une nouvelle idée fixe réapparut dans la soirée, et cette idée, la plus grave de toutes, n'était rien moins que l'idée du suicide.
Cette idée fixe du suicide provoqua chez Marcelle une sorte d'accès qui dura plus de quinze jours et qui fut terrible. Ne disant plus un mot à personne, ayant sans cesse des mouvements impulsifs pour se tuer de n'importe quelle manière, Marcelle dut être surveillée de très près presque tout le temps. Il était bien difficile de savoir ce qui se passait alors dans sa conscience. Je n'ai pu observer que deux phénomènes présentant quelque intérêt: d'abord ce n'est qu'a ce moment que Marcelle a présenté un trouble de la perception auditive analogue à son altération ordinaire de la perception visuelle. Dans les intervalles un peu plus lucides, elle semblait faire elTort pour écouter ce que je lui disais, mais elle se mettait à rire en disant: « Que dites-vous donc? je ne comprends pas. » Et j'avais beau répéter, elle ne comprenait pas davantage. En un mot, elle ne comprenait pas plus la parole qu'elle ne comprenait autrefois l'écriture. En outre, les anciennes hallucinations kinesthésiques verbales s'étaient nettement transformées en hallucinations auditives. Elle prêtait l'oreille, et désignait un point toujours à l'extérieur et à droite, d'où partaient les voix. Ce détail est intéressant pour l'évolution des hallucinations kinesthésiques verbales qui, devenues auditives chez une hystérique, peuvent arriver à simuler tout à fait les hallucinations des persécutés. Cette observation nous montre aussi que chez cette malade les phénomènes automatiques, les hallucinations sont toujours restés parallèles dans les détails, comme dans l'ensemble aux troubles de la synthèse psychologique ou de la perception. N'y a-t-il que des troubles de la synthèse des images kinesthésiques ou troubles du mouvement, elle n'a que des hallucinations kinesthésiques ; y a-t-il des troubles de la perception auditive et voici les hallucinations auditives qui surviennent.
Il est clair que sur une malade de ce genre, ne comprenant plus rien à ce qu'on lui disait, toute action morale devait être bien insignifiante. Cet accès se termina de lui-même par une violente crise de nerfs. Pendant plus de trois heures, Marcelle eut des convulsions, des cris, des mouvements désordonnés qui semblaient tous avoir pour but plus ou moins net de se blesser ou de se tuer.
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mènea d'amnésie aussi simples qu ils s.»nt d ordinaire « hei les hystériques. Si on l'endort maintenant, même profondément, elle semble toujours avoir oublié les quinze jours précédents Mais j<* crois qu'elle se trompe parer que les souvenirs qu elle .. conservés sont incomplets, n'ont aucune date précise, aucun, local! tion et qu'elle les rattache à des époques plus éloi i
que, en réalité, ils sont bien de cette période, Ainsi elli iou-
\ ient tpi 'un jour, elle ne sait lequel, elle avait un rêve, «Ile \ oul.if absolument se tuer, en se mettant la tête SOUS son matelas. M dit-elle, ce doit être il y a longtemps. » En réalité, elle n'a jamais (Mi cette idée (pic pendant son dernier accès et c .tait la une de ses impulsions ordinaires. Mais, à côté de ce souvenir bien D se trouve un oubli absolu et étrange. Elle ne sait pas du tout .pie l'on a fait, quand (die voulait ainsi mettre sa tête sous le matelas. En réalité, (die a été maintenue, soumise a une étroite surveillance et nourrie à la sonde œsophagienne. De ces fait-, pourtant caractéristiques, elle ne montre aucun souvenir ni clans le somnambulisme, ni par l'écriture automatique. Je crois que ce souvenir et cet oubli s'expliquent également. Le dernier ace bien qu'il ait duré quinze jours, est absolument identique à une de ces attaques de nuage telles quelle les a toujours eues. Elle conserve, dans le somnambulisme, le souvenir des phénomènes automatiques, des rêves qui ont réellement eu une existence dans sa pensée, mais elle ne conserve aucun souvenir des phénomènes extérieurs, parce qu'ils n'ont pas été perçus. Elle se souvient d'avoir voulu se tuer, car elle y pensait réellement, elle ne se souvient pas d'avoir été maintenue par une infirmière, parce qu'elle ne l'ajamais bien compris. En étudiant plus loin Y amnésie continue, nous aurons l'occasion de voir que ces phénomènes de mémoire et d'oubli ne se présentent pas toujours de la même manière.
Ci UN CAS D'ABOULIE ET D'IDEES FIXES
En repassant alors les phénomènes survenus depuis quelques mois et la suite des idées fixes qui s'étaient succédé dans l'esprit de la malade depuis mes premières tentatives pour les détruire, je crus remarquer une loi assez curieuse : les suggestions avaient eu pour cdet de bouleverser l'esprit de la malade qui, au lieu de conserver sa même idée fixe pendant des années comme il faisait autrefois, avait passé en quelques mois par une série d'idées fixes successivement dominantes. La maladie semblait passer de l'état chronique a l'état aigu. En outre, ces idées qui se suivaient ainsi me semblaient reproduire en ordre inverse toutes les idées fixes que cette personne avait eues depuis le début de sa maladie à dix-neuf ans. La première hallucination visuelle que j'avais enlevée si facilement était un souvenir tout récent, une idée fixe de formation nouvelle ; les suivantes étaient la réapparition d'idées plus anciennes dont l'origine remontait à plus d'un an. Son idée fixe de ne pas manger était de date bien plus reculée ; elle était née vers les débuts de la maladie, et quant à l'idée du suicide, elle reproduisait tout simplement cet ancien désespoir que notre malade avait eu vers dix-neuf ans. Ainsi, en enlevant la couche superficielle du délire, je favorisai l'apparition des vieilles idées fixes anciennes et tenaces qui se trouvaient toujours au fond delà conscience. C'est cette disposition des idées fixes que j'ai étudiée depuis sous le nom d'idées fixes stratifiées1. Des idées fixes de Marcelle accumulées pendant une maladie qui durait depuis plus de cinq ans, la plus grande partie a donc été effacée par des suggestions hypnotiques; la dernière partie, les idées fixes les plus anciennes contre lesquelles on se trouvait sans action, disparut à la suite de crises violentes de convulsions. L'esprit de notre malade se trouvait donc délivré de ces idées automatiques qui l'obsédaient et le rendaient incapable de toute activité régulière. En effet, si ce n'est cet oubli que nous avons signalé et qui n'a rien d'extraordinaire, l'état de Marcelle est en réalité excellent, et il me semble s'améliorer de jour en jour. D'abord il n'y a plus d'idées fixes : de quelque manière qu'on l'interroge, n'importe dans quel état, elle rit de toutes ses idées anciennes ; elle les considère comme de vilains cauchemars dont elle a honte, ou qu'elle trouve ridicules. « Étais-je assez bète, j'avais toujours peur de
i. Voir le chapitre iv, « Histoire d'une idée fixe » et « Accidents mentaux des* hystériques », 1898, p. 18?
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