Importance de celte forme des idées fixes
Messieurs, cette forme particulière que prennent, dans certains
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Il me paratl juste de les opposer aux idées I le forme
psychasthénique qui présentent su premiei abord I app ir< n< e contraire el qui semblent bien connues par le sujet, bi< i Sans doute, il restera d autres subdivisions à établir, maiscell< met en relie! un caractère psychologique important
Cette étude me semble intéressante pour la théorie, pom l'interprétation des idées fixes. Cette dissociation de I esprit, que l'on constate dans | hystérie, cet isolement de l'idée fixe en dehors du contrôle des autres phénomènes psychologiques, sonl caractères importants qui permettent de mieux comprendre son développement et son pouvoir. Je ne serais pas surpris si, pour comprendre les idées fixes en général, on était obligé de commencer par l'étude des idées fixes subconscientes. D'ailleurs sans entrer incidemment dans l'étude des idées fixes psychasthéniques que nous aborderons dans d'autres leçons, je puis vous faire remarquer qu'elles se rapprochent au Tond de celles-ci. Les psychasthéniques ne connaissent en général qu'une partie de leur idée E Quand on peut, ce qui est malheureusement difficile, les transformer un peu et déterminer chez eux des états analogues au sommeil hypnotique, on constate qu'ils expriment leurs idées fixes d'une tout autre manière, en général bien plus intelligible, qu'ils en expliquent l'origine mieux qu'ils ne pouvaient le faire précédemment, en un mot qu'ils en montrent une conscience beaucoup plus complète. Il y a donc de la subconscience même dans les idées fixes de forme psychasthénique : une partie seulement de lidée semble avoir pénétré dans la perception personnelle et elle prend ses racines dans un système beaucoup plus riche et plus fort, développé à part du système principal d'images qui forme la personnalité.
Pour étudier et pour comprendre cette forme évidemment plus «compliquée du phénomène, pour comprendre les raisons de ces
développements indépendants, la faiblesse de la pensée et delà synthèse mentale qui les permet, il faudra commencer par bien comprendre la forme simple de l'idée fixe qui est, à mon avis', la forme hystérique.
3° Enfin, la considération de cette forme des idées fixes n'est pas indifférente au point de vue thérapeutique. Vous avez remarqué que la plupart des malades que je vous ai présentées sont des malades guéries dont les idées fixes ne sont plus qu'un souvenir.
Les vertiges de B... existent encore parce que j'ai voulu vous présenter cette malade sans avoir modifié ses symptômes; d'après les observations que j'ai déjà faites de ses accidents, je sais qu'ils disparaîtront quand je modifierai les rêves qui les déterminent1. Co. . . , après six semaines de traitement, n'a plus de sommeils spontanés; ses rêves ne se reproduisent plus que si je les rappelle dans le somnambulisme artificiel que vous avez vu, c'est-à-dire qu'ils ont disparu en tant qu'accident hystérique. Wk... qui, pendant quatre ans, a uriné au lit toutes les nuits, n'est pas entièrement guérie, mais elle n'a plus son incontinence nocturne que d'une manière très irrégulière, à peine une fois par mois. Enfin, permettez-moi de vous dire quelques mots de la guérison de Maria. Cette femme, qui a eu de si terribles attaques de dipsomanietous les mois pendant plus de dix ans, a vu d'abord ses attaques diminuer en durée et en nombre et, depuis deux ans complets, elle n'a plus eu une seule rechute. Au lieu de traîner une vie misérable dans les hôpitaux et dans les prisons, elle a pu prendre un métier et gagner honorablement sa vie; elle a retrouvé l'intelligence et les sentiments qu'elle avait entièrement perdus. Il est intéressant de remarquer que les anesthésies hystériques ont disparu sous la seule influence du traitement de l'idée fixe, de la dipsomanie. La psychologie, comme vous le voyez, peut être bonne à quelque chose. Si ces guérisons ont été obtenues, c'est qu'il a été possible d'agir sur ces idées fixes, de les dissocier. Autant ces. accidents sont rebelles à toute thérapeutique quand on les comprend mal, quand on ne remonte pas à leur origine, autant ils sont faciles à faire disparaître, quand on a bien saisi leur mécanisme.
Aussi cette étude des idées fixes de forme hystérique s'est-elle assez rapidement développée.
i. Ces vertiges ont complètement disparu après deux séances de somnambulisme dans lesquelles j'ai simplement cherché à effacer le rève de suicide.
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mont i .1 1 1 les accidents que pouvaient produire des don i l«
sujet n'avait aucun souvenir el dont il ne retrouvait lu notion que pendant I li\ pnose.
\ l'étranger, les travaux de M Pick, de M Breuer, d< M. Freud, ont apporté de nouvelles observations des mcm< faits, dont quelques-unes Bont fort nettes.
Vous connaissez le travail de mon ami M. Souques sui le rôle îles Idées axes dans la pathogénie de I;» polyurie hystérique el relui de ML I.c\\ sur la maladie de Raynaud et I érythromélal chez les hystériques • ce travail nous montre très bien comment des rêves subconscients peuvent déterminer des troubles vasomoteurs par l'état émotil qu'ils entretiennent.
II nous semble que ces études peuvent être présentées comme la continuation des travaux de Charcol sur les maladies pai id< par imagination, et qu'elles ont contribué à expliquer el n défendre l'interprétation si juste qu'il ;i\;iit présentée de certains accidents hystériques.
i. A. Souques, Contribution à l'étude du rôle des idées fixes dans la pathi delà polyurie hystérique. Archives de neurologie, i8g4t II. p, J48
2. L. Lévy, D'une forme hystérique de la maladie de Raynaud et de l'érythromélulgie. Archives de neurologie, iSijô, I, p. 102.. ilH>.
CHAPITIIK VI
UN CAS D'ALLOCIIIUIK
i. Description générale. — 2. Allocliirie simple. — 3. Allocbiric complète. — V T nlalivcs d'interprétation de l'ftllochirie simple. — Le problème de l'allochirie complète.
Cette observation de troubles dans la localisation des sensations, toujours rapportées au coté opposé du corps, a été présentée à la Société de psychologie physiologique dans la séance du 3i mars 1890 et publiée clans la l\ev ne philosophique de juin 1890, I, p. 659 ; elle a été également signalée dans mon étude sur les stigmates des hystériques, 189,3, p. 67. J'ai eu l'occasion de revoir récemment la malade qui a lait l'objet de cette communication, et j'ai pu constater que malgré l'intervalle de 7 années les phénomènes ne s'étaient guère modifiés ; cette durée de l'illusion localisatrice ajoute encore à l'intérêt de l'observation. C'est pourquoi, sans pouvoir faire mieux qu'autrefois une étude de l'allochirie, j'ai cru utile de publier de nouveau ici un résumé de cette observation au moins à titre de document. Je profite seulement de l'occasion pour ajouter quelques détails que j'avais négligé de signaler et pour compléter sur certains points ma première description.