‹ Névroses et idées fixesChapitre 46 sur 116 · Weiss, Prager medicin. U'uc/icnsch., 1S91, n° 2I · texte numérisé non relu

Weiss, Prager medicin. U'uc/icnsch., 1S91, n° 2I

2. F.-J. liosc, De l'allochirio sensorielle, lievue de médecine, u no\cml : : s

o. F. Dose, op. cit., 8(35

250 UN CAS D'ALLOCHIRIK

lu production de l'allochirie, puisque celle-ci :i<' s'est développée qu'à la suite de ces lésions. Quand il s';igit d'allochirie hystérique, comme dans quelques-uns des cas précédents, dans une observation de M. Bosc et dans celle de M..., il est bien évident que l'altération cérébrale, quelle qu'elle soit, qui constitue l'hystérie, détermine également l'allochirie. Mais n'est-ce pas là une explication bien vague et sans aucune utilité ?

C'est qu'il est difficile dans cette voie d'aller plus loin, car on ne se préoccupe aucunement des lois de la localisation normale qui devraient pourtant être le point de départ de l'explication. C'est aussi que l'on part d'une véritable pétition de principes qui serait celle-ci : Toute localisation fausse suppose une déviation des courants nerveux qui se rendent de la périphérie à l'encéphale ^t cette déviation doit avoir sa raison d'être dans la partie inférieure de leur trajet, dans la moelle, dans le bulbe ou dans les fibres de projection du cerveau. Rien n'est moins prouvé; toutes les illusions, toutes les hallucinations réclament-elles une pareille modification ? Ces phénomènes comme les perceptions et les localisations elles-mêmes dépendent dune opération psychologique plus ou moins compliquée et par conséquent d'un travail cortical très complexe, dans lequel interviennent très certainement plusieurs régions du cerveau et non uniquement celle à laquelle aboutit la fibre périphérique excitée. On n'explique donc pas l'allochirie en supposant simplement et, dans la plupart des cas d'une manière tout à fait arbitraire, un changement de direction dans les fibres nerveuses qui se rendent aux hémisphères ; il faut d'abord chercher la nature du fait psychologique qui se produit et ensuite, si c'est possible, la localisation anatomique de ce fait qui sera probablement tout autre qu'on ne le supposait a priori. C'est cette méthode d'interprétation psychologique dont je soutenais la nécessité dans une première communication en 1890. Je suis heureux de retrouver la même méthode dans un article intéressant de M. Head, sur la localisation de certaines douleurs viscérales à la surface de la peau. « La localisation d'une sensation, dit-il, n'est pas uniquement un phénomène physique, mais un phénomène psychique. Elle ne dépend pas du nombre des fibres ou des cellules... mais c'est un phénomène d'association1. »

1. Henry Head, On disturbances of sensation with especial référence to the Pain of viscéral disease. Brain, i8ç)3, p. 124.

rKNTATIVES DÏNTI 111*111 i \ NON IM i \i i f> llll il i : M

Poui le momi ni 'Im l . i .h ..H ont no connu

,iuiii anatominuc « i ph j Iolog ique d< p yohologiques, il faut nous borner a préci t\ i ton t qui pu ible le déterminisme psychologiqui d< cotte illusion

I étude de notre malade M. nom confirme don cett< i I h ,-i]'«i il est facile de voiï que la pei lui bol ion di

du mouvement n'existe que dam la percept

Attentive el n'existe paa dans les phénomènes inférieur! auto tiques et doués «I une conscience moins parfaite.

I Vsi ce que l'on constate tout «I abord par I étude dei n I lc-> réflexes sont, «mi euet, des mouvements ,-ii rapport une

excitation périphérique déterminant une sensation au moins d'ordre inférieur. C'est le moment de remarquer un fait capital: attettn des réflexes nest modifié chez M. . an moins, mi point de vue qui mous occupe maintenant. Ils se produisent tous exactement du côté excité. C'est ce que l'on noir très bien pour les rén\ patellaires, pour te réflexe abdominal de Rosenbach, pour les réflexes tendineux «lit poignel assez forts chez M... pour être bien visibles. Comme on l'a déjà vu, si on prie M... de faire attention au choc sur le genou ou le poignet, le réflexe se produit

immédiatement du côté frappé, et M a ou 3 secondes après,

sent le contact et le mouvement du côté opposé ; bien plus, si elle .i les veux ouverts et regarde, elle voit le choc et le mouvement du côte droit et les sent cependant du côté gauche. Si je ne me trompe les choses doivent se passer ainsi chez h» plupart des allochiriques. M. Ferrier, il est vrai que je cite d'après M. V. Henri sans avoir lu l'article), décrit un cas d'allochirie dans lequel existait un trouble des réflexes tendineux1. Le réflexe était-il régulièrement aboli du côté frappé et n'apparaissail-il que du côté opposé? Xe s'agissait-il pas d'une généralisation du réflexe analogue à celle qu'on observe chez les spasmodiques ? Si le réflexe était uniquement et régulièrement limité au côté opposé, cette perversion, qui me semble rare, constituerait, à mon avis, une forme d'allochirie assez différente de celle que j'étudie ici.

Non seulement les réflexes, mais les mouvements automatiques

plus complexes sont restés normaux. J'ai dit que M quand elle

est tout à lait anesthésique, présente au complet le syndrome de

Page 1