‹ Névroses et idées fixesChapitre 77 sur 116 · II. Mil Ml · texte numérisé non relu

II. Mil Ml

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i. ml. ni pai .i reprendre i pi piration polypnt iquc el nntagoni La plus lé •■ n i motion, survenant dani la journée même, déterminai! cette rechute. Peut-être aurait il fallu prol [tins loi temps ces sommeils: j'ai observé dam d auti comme M Wetterstrand, que coi sommeils prolongés pendant plusieurs joun modifiaient *!•' la façon le plus remarquable dei bj rebelles et écartaient énormément lei rechute: M i - dans \v ii.M p.is réuni •' prolonger l<- sommeil et cette malad< retirée de l'hôpital sans que j'aie pu renouveler cetl La malade est encore aujourd'hui, après deux ans, à peu prèsdam le même état. Cel échec nous montre que notre connaissance de ces phénomènes physiologiques et psychologiques eat encore bien incomplète.

NÉVROSES ET IDÉES FIXES. I. — a3

CHAIMTIIK IX

INSOMME PAR IDÉE FIXE SUBCONSCIE.NTE

i. Un cas d'insomnie prolongée. — 2. Conséquences de cette insomnie. — 3. L'idée fixe sou» forme de rêve. — h- Sommeils et somnambulismes déterminés par l'idée fixe. — 5. Insomnies déterminées par idée fixe. — 6. Relations étroites entre ces divers phénomènes.

L'insomnie, la suppression du sommeil normal, qui joue un rôle si considérable dans les névroses et les psychoses a déjà été étudiée de bien des manières ; mais on a surtout recherché ses effets et ses conditions physiologiques. Je crois qu'il y a lieu d'examiner aussi ses résultats et ses conditions psychologiques, c'est-a-dire les altérations des fonctions cérébrales les plus élevées qui semblent en relation avec l'insomnie. Le sommeil, en effet, est probablement un phénomène très complexe et très variable et une foule de circonstances, dont beaucoup nous sont inconnues, modifient sans cesse sa profondeur, sa durée et tous ses caractères. Parmi ces conditions qui influent sur le sommeil, la plupart sont uniquement physiologiques ; mais il en est d'autres qui tout en ayant leur point de départ dans l'état cérébral se manifestent à nous par des phénomènes psychologiques. La volonté, l'habitude, l'association des idées, la suggestion2, les émotions surtout ont une influence sur lui; j'ai déjà essayé de montrer3 que des

1. Conférence faite à la Salpétrière, le 27 mars 1897. Presse médicale, 28 juillet

2. La plupart des anciens magnétiseurs, Bertrand, Charpignon, Ordinaire et surtout le gén. Noizet, Mémoires sur le somnambulisme, i85/|, p. 86, ont insisté sur ce point.

Cf. Bernheim, Hypnotisme, 1891^. 72. A. Forel, Der Hypnotismus, 1889, p. 20-

3. Pierre Janet, Stigmates mentaux des hystériques, 1892, 127.

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le comparer avec «I autres du même ircnre.

i. Un cas d'insomnie prolongée.

Observation I. ■ Zy..., une femme agé< U >7 ans, ne présente îles phénomènes névropathiquea que depuis 3 ans, s<»n père n cul aucun accident de ce genre et ce paraîl pas avoir été alcoolique, mais sa mère, atteinte d'hystérie grave, b encore des attaques eoii\ ulsh es a l'âge de 65 uns.

Zy... lut réglée un peu tard, a i<i ans, sans accidents, elle eu1 un en fa ni a l'âge de ai ans, et se montra toujours active et intelligente. Il y a 3 ans, à l'âge de 34 ans, elle j » < * 1 < 1 1 1 son en fa ni ; mais quoiqu'elle ressentit une violente douleur elle ne présenta pas a ce moment des troubles moraux, et son regret naturel ne

donna pas naissance a une idée fixe. Mais quatre mois plus tard

elle eut une fièvre typhoïde extrêmement grave qui se prolonc pendant plusieurs mois et qui bouleversa -<>n état mental. En effet, pendant la convalescence de la fièvre typhoïde, le regret de Tentant mort réapparut d'une manière beaucoup plus aiguë, donnant naissance à des gémissements continuels et provoquant même de véritables hallucinations visuelles. En un mot ce regret, cpii était auparavant dans les limites normales, dégénéra après la fièvre typhoïde, comme on l'observe souvent, en une véritable idée fixe.

Mais bientôt, après un mois ou deux, cette obsession sembla s'évanouir pour faire place à une autre préoccupation. Zy... plaignait constamment d'être très fatiguée, d'avoir sommeil, car elle n'avait pu dormir la nuit. Pendant la nuit, en effet, elle restait étendue sur son lit, les yeux ouverts, se retournant de tous côtés sans parvenir à s'endormir. Cette insomnie persistante lut constatée par toutes les personnes qui rapprochaient. Quand Zy..

entra à l'hôpital, l'année dernière, elle prétendait n'avoir pas dormi

depuis deux ans.

A la Salpêtrière, elle fut soumise à une surveillance spéciale afin de constater cette insomnie, c'est-à-dire que je priai les infirmières, les veilleuses et même les malades de constater à toute occasion si elle dormait ou non. Le plus souvent on la trouvait assise sur son lit les yeux ouverts ; quand elle était couchée, elle ouvrait les yeux et répondait dès qu'on s'approchait. Pendant quatre mois, il ne fut pas possible de la surprendre une seule fois endormie. Sans doute ce n'est pas là une vérification absolue, mais autant que l'on peut le constater par les affirmations de la malade, par les témoignages de son entourage et parles vérifications pratiques, voici une personne qui depuis deux ans et demi n'a plus de sommeil. On sait que les insomnies sont fréquentes chez les hystériques, au moins chez certaines d'entre elles, car je ne crois pas qu'il faille généraliser cette remarque d'une manière absolue. Mais des insomnies aussi complètes et aussi prolongées n'en sont pas moins assez rares, pour que, dans un service où se trouvenl constamment un très grand nombre de malades hystériques, l'insomnie de Zy... fût remarquée comme étrange. Aussi avons-nous cherché à étudier, au moins au point de vue psychologique, les conséquences et le mécanisme de ce phénomène.

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