‹ Newman, sa vie et ses œuvresChapitre 3 sur 37 · Apologiapio vita sua, par John-Henry, card. Newman · texte numérisé non relu

Apologiapio vita sua, par John-Henry, card. Newman

l'enfance et la jeunesse 52

il écrivait aux siens : « La mer fleurit-elle ? Des feuilles vertes bourgeonnent-elles sur ses eaux? L'odeur du printemps est-elle sur ses vagues? 0 mer puissante, tu es un arbre pour lequel le printemps n'est jamais venu, car tu es la Toujours Verte1. » Les trois sœurs de Newman, Harriett, Jemima, Mary, n'étaient pas indifférentes au remuement des idées; elles avaient les yeux fixés sur cette étincelante pléiade dont leur frère constituait le centre et où brillaient Richard Hurrell Froude, Pusey, Rose, Keble, les Wilberforce. Parmi les intelligences féminines qui s'intéressaient à leurs travaux ardus, il faut également citer les quatre demoiselles Sargent, dont l'une épousa Samuel Wilberforce, et Miss Maria Giberne, belle, enthousiaste, originale, éloquente, amie de la famille Newman2.

Miss Maria Giberne assista presque à la mort de cette exquise Mary Newman la plus jeune sœur de John-Henry, mort dont il ne se consola jamais. Il chanta plus tard Mary Newman en vers d'une grâce pure et d'un charme virginal. Environ cinquante ans après ce malheur, Miss Maria Giberne, convertie au catholicisme et reti-

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