Développement, chap.i ; « Du développement des idées
dans la Grammaire de l'assentiment, et à laquelle s'attachera M. Ollé-Laprune, quand il traitera de la « Certitude morale ». Une vérité d'une évidence mathématique est reçue passivement par l'esprit et touche une partie de notre être ; la partie sentimentale et morale y demeure en quelque sorte indifférente; une idée morale intéresse la totalité de notre âme, et nous devons travailler, un effort personnel nous est demandé, pour qu'il nous soit donné de la faire nôtre. Elle ne doit donc pas s'imposer, mais plutôt se proposer, et c'est en la vivant que nous saurons qu'elle est non pas un froid théorème, une abstraction, mais la vie ! Cette idée modifie le milieu qui la reçoit; elle est elle-même influencée par ce milieu. Selon qu'elle est faible ou forte, elle se corrompt ou se perfectionne, se perd ou se dégage; dans le second cas, elle emporte avec soi son élément vital, purifié du transitoire, fortifié des points gagnés à chaque obstacle, à chaque opposition. « Elle change pour rester la même. Dans un monde supérieur, il en est autrement, mais icibas vivre, c'est changer ; être parfait, c'est s'être changé souvent K »
Si le christianisme est un fait, s'il imprime son