‹ Newton ForsterChapitre 10 sur 37 · H. TROIS. ÉD1T · texte numérisé non relu

H. TROIS. ÉD1T

jeta à genoux pour remercier le ciel. Son mari la releva et la serra dans ses bras, et ni l'un ni l'autre ne songèrent plus à cette affaire.

Celui qui avait écrit cette lettre sous le nom du colonel, en avait préparé une autre sous le nom de M. Sullivan. 11 y faisait dire à celui-ci qu'ayant été informé par un ami commun, qu'il avait été induit en erreur relativement à la conduite du colonel à l'égard de mistriss

Sullivan, et qu'il n'y avait aucun reproche à lui faire, il lui demandait la permission de retirer son cartel, et regrettait de ne pas l'avoir mieux reçu la veille.

Cette lettre fut remise au colonel pendant qu'il prenait une tasse de café avant de partir^ et il finit son déjeuner dans une situation d'esprit plus agréable qu'il ne lavait commencé. Il la présenta au capitaine Carrington, ne se doutant guère qu'il la mettait entre les mains de celui qui l'avait écrite.

— Vous voyez, capitaine, lui dit-il avec un sourire ironique, qu'il ne se sourie pas d'en venir aux mains — Je crois qu'il a raison.

Tous les passagers descendirent pour déjeuner. Le colonel prit un air important, et expliqua l'affaire aux dames, ne s'imaginant pas

qu'il n'y avait alors personne de la compagnie qui ne fût instruit du tour qu'on lui avait joué. Avant midi tous les passagers étaient à bord, et toutes les voiles étaient enflées par un vent favorable.

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