II. TnOIS. ÉD1T
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périmenlé qu'aucun capitaine de la marine royale, et qui commandait le Royal George, s'approcha du commodore de manière à pouvoir le hêler, et lui conseilla de donner ordre à tous les navires de virer successivement, d'arriver en ligne sur l'ennemi, et de l'attaquer. Ce conseil hardi fut suivi, le Royal George marchant en tête des autres navires.
Un quart d'heure après, on vit le spectacle inusité d'une flotte de bâtiments marchands échangeant des bordées avec l'escadre la mieux équipée et la mieux disciplinée qui fût jamais sortie d'un port de France. En moins d'une heure, on en vit encore un plus extraordinaire. — Cette escadre fuyant devant les bâtiments de commerce, et le signal fait à ceux-ci pour lui donner la chasse.
11 est probable que l'amiral Linois, avant l'engagement, avait toujours continué à croire que trois de ces navires étaient des vaisseaux de guerre; mais, l'action une fois commencée, il est impossible qu'il n'ait pas reconnu son erreur. Le fait est qu'il fut déconcerté par leur courage déterminé et leur conduite résolue, et qu'il prit la fuite, non devant leurs canons, mais devant leurs hommes.
Je ne connais pas une plus grande preuve d'héroïsme donnée par la marine marchande anglaise, et je suis charmé que Newton Forster se soit trouvé à cette affaire, sans quoi je n'aurais pu en parler ici.
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