NI T0IJI0UB8. HO
Je la débarrasse de son manteau; elle Ceint de s'apercevoir alors que sa robe de dessous est à peine attachée, c Mon Dieu 1 comme je suis faite!... je n*ai pas pris le temps de mettre un corset... ^ette robe agrafe si mal... — Je voudrais qu'elle agrafât plus mal encore... — Les femmes sont bien malheureuses quand elles n'ont personne pour les habiller!... — Est-ce que votre voisin Adolphe n'est pas toujours là?... •— Fameui habilleur L.« il ne sait pas mettre une épingle !<«. il est bien gauche le pauyre garçon. Eh bien 1 monsieur , ce manuscrit ?... — Ah \ oui , madame... — Dîtesmoi ce que vous en pensex... — C'est que... dans ce moment ce n'est pas à cela que je pense^.. l'auteur me fait oublier l'ouvrage... -^ Ahl monsieur plaisante.. < Mon chapeau megène.^. je puis bien l'ôter* n'estK^e pas? «^ OtesE tout ce que vous voudrez... -^ Et si la dame d'hier arrivait. «. elle m'arracherait les yeui l... ^ fille ne viendra pas... — Ahl... vous êtes sûr... c'est bienheureux pour moi. #
fM NI JAMAIS,
Elle Ole son chapeau, ses cheveux retombent sur son cou , sur son front , elle les repousse en. riant ; il y a , dans toute sa personne , un désordre voluptueux qui enivre; on ne sait plus ce qu*on fait , mais on sait bieu ce qu'on voudrait faire : les regards , le sourire de Juliette semblent provoquer un aveu. Je la serre dans mes bras , elle rit ; je Tembrasse... elle rit encore ; qui diable alors pourrait rester sage?... Je succombe à la tentation , et cela , sans lui avoir fait de déclaration, sans lui avoir même dit que je Faimais : c'est singulier qu'il y ait des femmes qui nous accordent tout sans . nous avoir demandé celai... Probablement pour ces dames-là les paroles sont peu de chose !
Lorsque je retrouve ma raison, ce qui, grâce à Juliette , a lieu le plus tard possible , je suis tout étonné de ce que j'ai fait, je crois même que j'en suis fâché. .. cependant Juliette est bien jolie... mais il faut maintenant lui dire que je l'aime et je sens que cela me coûtera.
Juliette n'a pas du tout l'air de se repentir
NI Toujouas. m
de ce qui s'est passé , bien au contraire : elle rit, elle m'agace, elle fait mille folies; il me semble que ce n*est déjà plus la même femme que lorsqu'elle est arrivée. Elle s'assied sur mes genoux et me prend la tête en disant : c Âh ! c'est maintenant que je voudrais que c cette dame d'bier arrivât!... elle voudrait c me chasser de la place que j'occupe, mais f je lui dirais : J'en suis bien fâchée, madame, c j'ai tout autant que vous le droit de m'asc seoir sur ses genoux !... »
Ces paroles me font mal... pauvre Cléfnence !... si elle savait... Âb ! si elle arrivait, Juliette aurait beau faire , je la repousserais bien vite pour retourner près de mon ancienne amie.
Les hommes sont bien ingrats , direz-vous ; voilà une femme qui vient de vous rendre heureux , et vous avouez déjà que vous la repousseriez pour une autre. Que voulez-vous? c'est, que le plaisir sans amour est peu de chose, tandis que l'amour sans plaisir est encore beaucoup.
Je suis parvenu à replacer Juliette sur sa