‹ Ni jamais ni toujoursChapitre 26 sur 78 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Une aventore d'aatear.

Plusieurs mois se sont écoulés , je n*ai plus «Dtendu parler de ClémeDce ni reçu de ses nouvelles; je n'ai rencontré ni mon père ni Juliette; et Adolphe, qui, pendant quelques temps, ne me quittait pas, ne me fait plus à présent que de rares visites, ce qui me fait présumer qu'une nouvelle intrigue l'occupe ; mais comme il ne médit rien , je ne lui fais aucune question. Je sais ce qu'il m'en a coûté pour m'être mêlé une fois de lui prouver que sa maîtresse le trompait, je n'ai pas envie de recommencer. '

Je voudrais me distraire , je voudrais faire une nouvelle maîtresse.. .C'est bien mal ! va-t-on dire... Et cette pauvre Clémence, qui vous aime tant, qui vous a fait le sacrifice de son

repos, qui est si malheureuse pour vous avoir connu, vous voulez donc Toublier?... Ah ! les hommes sont indignes !...

D*abord , je ne me ferai pas meilleur que je ne suis ; je sais tout ce que Clémence a fait pour moi , et je Faime toujours. Oh ! je Taime sincèrement; mais enfin je ne la vois plus... Et , franchement à mon âge, puis-je me contenter de «on souvenir? Je ne dis pas que j*aimerai une autre femme autant que Clémence, mais au moins cela me distraira , cela m*amusera, et il faut qu'un auteur s*amuse , sans quoi il devient triste , froid , et ses ouvrages s*en ressentent.

Ah ! mon père a beau dire , je ne connais pas d'existence plus agréable que celle d*un artiste. Outre ces jouissances de Tamour propre qu'il goûte ou espère, les chutes procurent encore des émotions qui du m[Oins nous font sentir que nous ne sommes pas que des machines. Ajoutez à cela une foule d'aventures piquantes , comiques, don t un artiste est souvent le héros ; et , suivant moi , les poètes , Ie5 peintres , les musiciens, les compositeurs, enfin toutes les

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personnes qui s^adonneut au culte des arts, doivent être compris dans la dénomination d*artiste. Je sais bien que quelques hommes de lettres, fiers du génie qu*ils se croient, trou* veront trop modeste ou trop banal ce titre d^artiste que je donne aux poètes; mais quand il s'agît d'émouvoir, d'attendrir, d*égayer, qu'importe, que ce soit avec une plume, un pinceau ou une lyre? Le principal est d'atteindre le but.

Les femmes dédommagent les artistes des critiques de coteries , des jugements de l'envie, et des compliments des sots. En général , elles aiment les personnes qui ont du talent ; car il y a toujours de l'amour-propre dans l'amour , et puis la gloire est comme le soleil, elle jette de l'éclat sur tout ce qui l'approche. Moi, je trouve que les dames ont grandement raison d'aimer les artistes en renom; cela fait honneur à leur goût, et prouve qu'elles tiennent à récompenser le talent, chose que les hommes oublient souvent.

Lorsqu'une dame a lu un ouvrage qui lui plait , vu un tableau qui la charme , ou entendu

une musique qui la transporte , son imagination travaille, se monte; elle désire connaître celui qui lui a fait éprouver de douces sensations, qui lui a fait passer quelques heures agréables : je trouve ce désir tout naturel , et je suis d*avis que ces dames devraient toujours y céder.

Mais probablement, pour la plupart des dames , ce n*est qu'une pensée éphémère , qu'une idée qui dure... le temps de la concevoir; puis une autre lui succède; la vue d'un objet nouveau, une étoffe à la mode, une visite, ont déjà fait oublier l'artiste que l'on a désiré connaître lorsqu'on était encore sous l'impression de son ouvrage.

Cependant il est quelques esprits forts, quelques tètes plus exaltées, ou plus philosophes qui cèdent à ce mouvement de curiosité. Quel mal, après tout, d'écrire un petit mot qu'on ne signe pas, ou que l'on signe du premier nom venu ? Il est peu d'artistes qui n'aient reçu de ces billets féminins, auxquels on les prie de répondre, poste restante (c'est une manière commode pour ne pas faire connaître son

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adresse). Dans ces mystérieuses missives, on dit tout ce qui vient à Tesprit. Quelquefois on nous donne des conseils, on nous gronde sur lun de nos ouvrages, on nous complimente sur un autre, et Ton nous demande toujours une réponse que nous devons être trop galants pour refuser à une dame. En effet , à moins que répitre ne soit pas trop d'après Torthographe de M. Marie , il est rare qu'on n'y réponde pas. Mais, comme le dit fort bien lord Byron , qui probablement recevait souvent de semblables missives : c II faut bien 'prendre « garde alors à ce que vous réfondrez I i

Et que Ton ne pense pas qu'il y ait la moindre fatuité à dire que l'on a reçu de tels billets ! D'abord ils ne sont pas toujours aimables, ensuite c'est à l'artiste et non pas à l'homme qu'ils s'adressent ; enfin , si , cédant au désir que nous manifestons de faire plus ample connaissance, on nous accorde un rendez-vous, pensez-vous qu'il soit agréable, lorsque nous arrivons, bien empressé, à Tendroit qu'on nous a indiqué, cherchant de loin la parure

que l'on nous a détaillée avec soin , et l'ima- TOME II. s

SO NI JàMAlS,

ginalion montée pour une inconnue dont nous avons ïaîl un objet charmant , pensez-vous , dis-je, qu*il soit très-flatteur de se trouver vis-à-vis d*une femme de cinquante ans bien sonnés, qui a eu la malice de mettre un cba* peau avec un voile, et qui , en vous abordant, vous fait des yeux langoureux , une bouche souriante , et vous dit en minaudant : € Ah ! « c'est vous I. .. je vous avais deviné de loin? »

Vous restez étourdi du coup ; vous n*osez ni reculer, ni avancer ; vous balbutiez quelques mots sans suite; vous ne vous sauvez pas , parce que ce serait malhonnête et que Ton doit toujours être poli avec les femmes ; mais vous ne savez plus que devenir. Pendant ce temps-là , il arrive que Ton vous prend le bras et qu'on vous entraîne , en disant : c Ne restons pas ici... j'ai peur d'être c rencontrée! i

« Àh ! mon Dieu ! ou veut-elle donc que je € la conduise!... il faut que je trouve bien € vite le moyen de m'en débarrasser! »

Voilà quelle est ordinairement l'idée fixe de l'artiste qui se trouve dans cette position.

Tirez donc vanité des billets mystérieux et galants que vous recevez!

Et pourtant , je Favouerai , en ce moment je voudrais recevoir une de ces lettres anonymes, pour me distraire et dissiper un peu mes soupirs, dût Fauteur du billet être comme la personne dont je viens de vous faire le portrait; moi, je prends vite mon parti. Quand une aventure n'est pas sentimentale, elle doit être comique, et c'est toujours quelque chose. A cinquante ans une femme peut être fort aimable (Fâge n'ôte rien à Fesprit des femmes ) ; alors on ne lui fait pas la cour , mais an fait la conversation : si la dame est ridicule, c'est un portrait à saisir et que Fon emploiera plus tard. C'est beaucoup de rencontrer des originaux ! car pour être vrai , dans un roman , il ne faut pas créer les personnages , il faut se les rappeler.

Mais c'est lorsqu'on a plusieurs intrigues en train , c'est lorsqu'on peut à peine suffire à ces amours courantes que les billets galants arrivent par douzaines; et quand on n'a point d'amour au cœur , ou qu'on aurait besoin de

distraction, od ne recevra pas le plus mince billet; c*est presque toujours ainsi dans la vie; les choses arrivent, mais rarement à propos.

Je faisais ces réflexions un jour, assis devant mon bureau, revenant d*une répétition où Ton avait voulu me faire faire des coupures, oh Faclrice en vogue avait répété avec une nonchalance qui me désespérait , et comme par grâce, un rôle que je trouvais charmant, et qu'elle trouvait au-dessous de son talent. J'avais fait du mauvais sang, j'étais rentré mécontent de moi, des actrices, de tout le monde; et, dans ce moment, la profession d'homme de lettres ne me semblait plus celle où l'on goûte le plus de plaisirs.

Ma portière me monte une lettre que le facteur vient d'apporter; je regarde l'écriture... ce n'est pas de Clémence ; mais je gagerais que c'est d'une femme. La lettre est bien pliée, bien fermée , d^un papier fin et doux , signes favorables; entre cent je reconnaîtrais, rien qu'à la manière dont elle est cachetée, la lettre d'une dame du grand monde et celle d'une griselte : ceci soit dit sans offenser en rien ces

demoiselles; on peut être ifès-jolie, très-aimable , et mal plier une lettre.

J'ouvre celle-ci , elleest d'une jolie écriture, quoique fineet serrée. Voyons cequ*on m'écrit :

c Monsieur, trouvez ma conduite originale, bizarre, ridicule, elle doit vous paraître telle, donc elle le mérite, je ne vous blâme pas. Une femme , et une femme jeune, écrire à un homme qu'elle ne connaît pas ! c'est plus qu'une inconséquence ; quel vaste champ pour un esprit caustique ! Cependant , comme nous avons tous besoin d'indulgence , j'espère que vous en aurez pour moi; car si je fais une faute en vous vaut, n'en étes-vous pas pas le premier auteur , vous qui me donnez ce désir irrésistible et auquel il me faut céder? Oui, je voulais vous écrire, pour vous direque j'aime vos ouvrages, quoique j'en blâme quelques passages qui ne sont pas assez gazés. Mais votre dernier roman , ah ! monsieur , que votre héroïne se conduit mal !... Jamais, je

l'espère, vous n'avez rencontré le modèle de

5é MI lAHAIS,

« cette femme : Voilà ce que je désire savoir.

€ Si vous étiez assez bon pour me répondre ,

« vous fixeriez mes doutes à cet égard. Je

« n*aurai jamais le plaisir de vous parler, mais

< il me serait bien agréable d*entretenir une € correspondance avec vous. Le voulez-vous?...

< Je vous crois trop galant pour refuser ; si i VOUS satisfaites au vif désir que j*ai d*avoir c une réponse, écrivez à madame Lenoir, poste c restante, k^aivis. ^

Voilà un de ces billets dont on gratifie les gens qui ont quelque renommée. Je tiens celui-ci, je Texamine, le retourne dans mes mains... odeur ambrée , petit cachet ciselé... pas une faute d*orthographe. Cela vient d'une petite-maîtresse... ou cela veut avoir Tair d'en venir. Le style n'est pas mal , et c'est toujours par là qu'on se laisse séduire. Cependant Montaigne a dit : Le style est Vhomme, et il n'a pas dit : Le style est la femme. Pourquoi ? C'est qu'il pensait probablement que Ton doit moins se fier aux écrits de ces dames ; que telle qui parait tendre, aimante, sensible dans ses lettres.

est froide, boudeuse, capricieuse dans ses plus inlimes relations; que quelques-unes même, qui ont de Tesprit, de Fâme sur le papier , n*en ont pas du tout dans la conversation; que d'autres, au contraire, dont les lettres sont sèches et laconiques, ont en téte-à-léte une élocution inépuisable. Oh ! c'était un grand homme que Montaigne !

Moi , je vois toujours les choses du bon côté, et je ne fais nulle façon pour me laisser séduire. Dussé-je me tromper encore, j'ai dans ridée que celle qui m'a écrit ce billet est jolie, aimable, spirituelle... Après tout, autant me figurer cela qu'autre chose... Décidément, c'est d'une femme charmante, ado* rable que me vient cette lettre. Cette conclusion n'est pas établie par A plus B, mais elle me sourit ; ne suis-je pas libre de l'admettre ? Un auteur arrange un dénouement comme il le juge le plus convenable à son intrigue , et ii me convient que madame Lenoir soit une femme pourvue de toutes les grâces, douée de tous les attraits. Je vais lui répondre... Elle dit qu'elle ne me parlera jamais... Phrase d'u-

sage ! On dit toujours cela dans une première le ttre ; mais je vais commencer par lu i demander un rendez- vous.

Je réponds à ma dame inconnue. Je ne puis pas encore lui dire que je Tadore, puisque je ne la connais pas , ce serait aller trop vite; mais je lui témoigne le désir que j*ai de faire sa connaissance, vu qu^il est plus agréable de causer que de s'écrire. Enfin je me persuade que j'écris à une jolie femme , afin que mon style ait quelque couleur. Je mets le nom que Ton m*a indiqué , et fais jeter ma réponse à la poste.

Deuxjours se passent. J'avais presque oublié madame Lenoir, lorsque je reçois une nouvelle lettre, beaucoup plus longue cette fois. On me remercie d'avoir répondu , on entre dans de grands détails sur plusieurs de mes ouvrages , on serait charmée de me connaître, autrement que par une lettre , mais c'est impossible; et on termine en me priant de nouveau de faire réponse.

Si cette dame croit que je vais passer mon temps à lui écrire, elle se trompe beaucoup.

Je ne sais si elle est veuve, dame ou demoi selle; mais je la crois passablement originale. Poisqu*il est impossible de m*accorder un en iretieu , il me sera impossible à moi de lui répondre. C*est dommage , car ses lettres piquent ma curiosité; elle me gronde avec trop de grâce, me critique avec trop d'esprit , pour que je puisse m*en fâcher. Elle m'avoue, dans sa seconde lettre , que le nom de Lenoir n'est pas le sien ; elle a pris le premier venu pour que je pusse adresser à quelqu'un mes réponses... Oh ! je m'en doutais bien !... mais je ne répondrai plus.

Deux jours après, nouvelle lettre, pluspres" santé , plus aimable que les précédentes. On me supplie de répondre au moins un mot, de ne pas être fâché de ce qu'on refuse de me Toir ; mais , si on a bien voulu , en m'écrivant, satisfaire une fantaisie , contenter le désir que l'on avait de connaître ma pensée, on ne doit pas commettre l'inconséquence de m'accorder un rendez-vous.

Tout cela ne m'ôte pas l'espérance : je sais le cas que l'on doit faire de ces belles résolu-

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lions, de ces promesses que Ton se fait à soimême dans le silence de la retraite , et qui ne tiennent pas à uti regard» à une prière» à un billet doux. Je vois que cette dame est déjà piquée de ce que je n*ai pas répondu à sa seconde lettre ; je ne répondrai pas davantage à celle-ci. Je connais les fasimes : ce n*est pas en montrant un grand empressement à leur plaire que Ton réussit le mieux près déciles ; elles récompensent plus souvent Faudace que le dévouement.

Je n*ai pas répondu. Deux jours se passent. Je ne reçois pas de lettre de la pseudonyme ; j'en éprouve un léger dépit , ses billets m'amusaient... c'était le commencement d'un roman par lettres ; et quoique ce genre ne soit plus de mode, il n'est pas sans mérite.

Mais , le troisième jour , le petit billet m'est remis par mon portier... J'éprouve un mouvement de joie en le recevant. . . Que nous sommes enfants!... désirer une lettre de quelqu'un qu'on ne connaît pas !... qui probablement ne veut que se moquer de nous!... Qu'importe? le principal est que cela nous amuse.

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Voyons vite ce qu'on m'écrit :

c Toujours pas de réponse de vous : c^est bien mal, monsieur, quand une femme prie, quand elle demande avec instance un mot qui lui dise qu'on a bien reçu ses lettres, peut-^n lui refuser cette légère faveur? Estce parce que je ne consens pas à vous voir? ce n'est pourtant pas que je n'en aie grandement envie ; mais ma position.. . le monde. .. j'ai tant de cboses à craindre , à ménager , vous devriez comprendre tout cela, vous, monsieur, qui lisez si bien dans le fond des cœurs. Allons , ne soyez plus fâché , écrivezmoi ; j'ai tant de plaisir à recevoir une lettre de vous ! Savez-vous que votre peu d'empressement à me répondre pourrait me donner une idée peu avantageuse de votre galanterie? Hâtez-vous de la dissiper et de vous réhabiliter dans mon esprit. »

Je prends la plume , et je trace cette laconique réponse :

« Madame, ne connaissant pas la personne

c qui m*écrit , il m'est bien permis d*ètre dé- € fiant; vos lettres sont fort aimables; mais t je n'ai ni le temps, ni le désir d'entretenir <« une correspondance avec quelqu'un qui re- « fuse de m'accorder un entretien, et qui € parait craindre de se compromettre en eau- € sant avec moi. Je ne répondrai donc plus € un mot avant d'avoir vu la personne qui € m'écrit, i

. Je fais partir ma réponse, et maintenant, madame, écrivez-moi deux fois par jour si cela vous amuse , je vous certifie que je ne répondrai plusy à moins que vous n'acquiesciez à ma demande.

Mais, j'y songe!... si ces lettres venaient de Juliette!... elle les aurait donc fait écrire par une autre?... Elle ne les a certainement pas dictées non plus; car le style n'a aucuu rapport avec celui de ses contes moraux. Dans quel but Juliette m'aurait-elle fait écrire?... Pour s'amuser à mes dépens ?... tâcher de me rendre ridicule?... C'est possible... raison de plus pour ne pas répondre à l'avenir ; j'aurais

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)K»artaDt été curieux de connaître celle qui m'écrit.

Une semaine se passe. On m*a écrit trois fois; les lettres sont charmantes, il y a dedans de Tesprit , du sentiment , une originalité qui vise à la philosophie... Nous avons beaucoup de dames philosophes maintenant. On me supplie de répondre, mais je suis cuirassé : je ne répondrai pas.

La semaine suivante pas un seul billet !... Il parait que c'est fini ; cette dame a pris son parti; elle a bien fait : c'est une aventure qui n'a pas été jusqu'au bout, c'est moins commun qae les autres. Si elle cause aussi bien qu'elle écrit, elle doit être fort aimable cependant ; mais maintenant je veux me figurer qu'elle est horrible, affreuse, et que c'est pour cela qu'elle n'a pas voulu se laisser voir; car f avoue que je m'ennuie < un peu après les aimables lettres que je m'habituais si bien à recevoir. Mais que devient donc cet Adolphe?., depuis quinze jours je ne Tai pas aperçu une senlefois!

Je me disais cela en traversant le passage

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