CHAPITRE IL
Qoid femioa potsil.
Seul chez moi, ma première occupation est d'examiner à la lumière ce que j*ai trouvé dans la voiture. C*est un petit sac de velours violet avec des ganses et des glands d*or. Je trouve dedans un mouchoir de batiste; sur un des coins est un chiffre en lettres gothiques artistement brodées : c*est un A et un D. C*est bien cela : Adèle d*Asveda. L'autre objet que renfermait le sac est un charmant petit souvenir tout en nacre de perles avec charnières d*or; Tintérieur est en soie ponceau. JTôte le crayon qui le tient fermé; j'examine sur le papier, quelques lignes y sont tracées au crayon : c'est bien mal écrit : essayons de déchiffrer pourtant :
t8 NI MHàtS,
€ Tai encore frété trente napoléons à FoUard, c ça fait quatre-vingts quil me doit.,. »
Ah ! le cousin emprunte, non-seulement au jeu, mais encore à sa cousine; cela me semble dénoter une bien grande intimité : voilà qui ne me prévient nullement en faveur du soidisant marquis , et ajoute au contraire à la mauvaise opinion que j*avais. de lui. Poursuivons :
Lord Smitson, Kings^Street, London.
CeslTadressed un Anglais... avec lequel sans doute on est en correspondance!... Voyons encore : .
c Faire envoyer à Londres, à ma bonne amie 4 Thérésine , les ntodea les plus noueéUis; du ç robes f ckapeaud, fleurs , rûbcms , ceintures, etc. A M* adresser pour cela à la maison PaUchet, I Duhamel et Guéaier, qui fait la commiseion ^ pour la France et l'étranger. Adresse , rue de * Bondy^ nf^ 6A. t
. Ceci n*a rapport qu'à des objets de toilette.,; Je ne lis plus rien qui puisse m*inléresser ; seulement, je vois fort bjen que cette écriture n*est pas celle des lettres que j*ai reçues ; ainsi.
NI TOUJOURS. Vè
comme il est présumable que ces notes ont été tracées par Adèle, ce n*est donc pas elle qai m'écrivait ces billets si aimables, si spirituels. Hais qui donc les a écrits, alors ? Ah !... dans la poche du souvenir , je sens quelques papiers... cesontdeux lettres... Les lirai-je?... Elles sont ouvertes... Si elles étaient cachetées , certainement je les respecterais. Mais elles sont ouvertes... ce sont des billets doux probablement , et de son Anglais, je gage... Voyons seulement sur le timbre si cela vient de Londres.
Je regarde la suscription d*un des billets ; récriture me frappe; je la connais... je la considère quelques instants pour aider ma mémoire... Grand Dieu 1... je me rappelle maintenant cette écriture , que depuis longtemps je n*ai pas eu occasion de revoir... c*est celle de mon père. Un froid glacial me parcourt... mon père écrit à Adèle!... oui, la lettre est bien adressée à madame d'Asveda. Il connaît la cousine de FoUard... Ah ! quel -souvenir vient m*éclairer ! je me rappelle maintenant les paroles du jeune marquis ; lorsque