TOME m
>«i m JàMÀlS,
riais de vos déclarations, de yos soupirs !... qui me croyais bien certaine que jamais vous ne parviendriez à toucher mon coeur... moi que yos assiduités..» que vos poursuites fatiguaient presque... je ne sais ce qui s*est passé en moi!... en vous revoyant dans le monde, je m'attendais à lire encore dans vosyeut de Tamour, de la jalousie... je n'y ai plus trouvé que de la froideur , de Tindifférence... J*ai cherché à me rapprocher de vous... vous m*avez fui... vous avez mis tous vos soins à m*éviter... Habituée à vous entendre me dire que vous m*aimiez , je n*ai pu supporter le calme de vos regards... je me suis sentie blessée. . . mon cœur a éprouvé un nouveau sentiment... nuit et jour vous m'occupiez... Je suis devenue indifférente à tout autre hommage... ennuyée de ce qui me charmait. .. je n'ai plus pensé qu'à vous... à vous seul, Arthur, dont je veux être aimée... sans qui je ne puis plus vivre... pour qui je suis prête à tout sacrifier ; enfin , ne pouvant plus résister à la passion qui me domine, je vous ai écrit, je vous ai donné
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« Ci) reode9-vo«s... Clara ro> prêté son loge- < ment.. NQu&^ommea ici chex elle... nous y * sommes loin de tous les regards jaloux... « J*espérais,que vons seriez heureux de vous m y trouver avec moi... je me trompais... ^ Eh bien! étes-vous satisfait?,.. étes*vous « vengé?... Arthur, c'est mol qui vous sup- « plie de m'aimer I ... »
Je ne puis rendre ce que je souffre pendant qu'elle parle,.. Ah! que ne donnerais-je pas pour être loin!... bien loin de cette femme! Elle s'est levée, elle est venue près de moi; elle m'a pris la main qu'elle serre convulsivement.dans les siennes en merépétani :
«( Eh bien!... vous ne m^ répondez pas?... « de grâce , répondçz-moi au moins!...
« --Madame... si vous pouviez savoir... ce « qui fait en ce moment que je ne puis... que « je ne dois plus...
« — < Vous ne pouvez... vous qe devez!... « je ne vous comprends pas , Arthur !
« — Madame... il existe un secret qu'il m'est i défendu de dévoiler à qui que ce soit... une n . barrière insurmontable est désormais élevée
in4 NI JAMAIS,
c entre nous ; je ne dois plus avoir pour vous « que des sentiments de respect... de...
I — Ah ! c'en est trop!... croyez-vous que t je sois votre dupel... 11 existe, dites-vous, c un secret .. et c'est ce secret qui vous emc pèche de ra'aimer !... que signifie ce mystère? « Parlez , monsieur, je le veux , je l'exige...
I — Non , madame, il ne m'est pas permis
< de parler... de grâce, daignez ne plus me
< voir que comme un ami, et croyez que de
< mon côté...
< — Quelle humiliation ! il repousse mon ' amour ! il me dédaigne I il me méprise à « présent!... Arthur, vous voulez donc me • faire mourir?... ne suis-je plus cette Adèle « que vous aimiez tant... que vous juriez c d'adorer toujours... à laquelle vous deman-
< diez avec tant d'instances un rendez-vous?... c Eh bien! regardez-moi donc, monsieur... « cette fois, c'est elle... c'est bien elle qui est - près de vous!... >
Je repousse doucement une main qui s'appuiesur mon bras... Je veux fuir, m'éioigner... Adèle m'enlace, me relient encore... En ce
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moment, un bruit violent se fait entendre; il semble qu'on ait forcé une porte... Adèle reste saisie d*effroi ; moi, je prèle Toreille.
On parle avec force dans une pièce voisine... on semble se disputer... je cherche à mieux entendre. Tout à coup Adèle s*écrie :
c Je suis perdue!... G*est mon mari... —
< M. de Harleville... ah! s*il me trouve avec « vous... ah ! madame, qu*avez-vous fait !... —
< Il m*aura fait suivre... épier... Que devef nir ?... Si vous pouvez vous cacher !... — Me 4 cacher !... devant le baron... — Je vous en
< supplie, monsieur... vous ne voudriez pas
< me perdre!... — Mais, madame... — Tec nez... derrière ce lit... caché par ces dra-
< peries... allez... vite... »
Adèle me pousse contre la ruelle du lit , me fait glisser entre le mur et les rideaux; à peine suis-je là, que la porte par laquelle je suis entré est ouverte avec violence, et le baron de Harleville pénètre dans la pièce où nous sommes.