‹ Niccolo dell'Abbate; étudeChapitre 2 sur 6 · En voici le détail · texte numérisé non relu

En voici le détail

N" 4 . L'Ignorance et les Vices chassé» par François 1". Retouché dans le xvm' siècle, probablement par Vanlo. Gravé par Fantuzzi. Bartsch, Anonymes de l'école de Fontainebleau, 43.

N # ï. Le Roi François I" tenant une grenade, symbole d'union, et entouré de nombreux personnages do diverses conditions. Refait par Vanlo. Gravé en contre-partie et peu exactement par Fantuzzi. Bartsch, J4.

N» 3. La Piété filiale de Cléobis et Bilan. Entièrement refait par Vanlo. Bartsch, Anonymes de l'école do Fontainebleau. 93.

N* 4. Danaé. Cette peinture, qui parait être du Primatice et non du Rosso, est moins malade que les précédentes. Elle a été restaurée par M. Couder, et gravée en contrepartie par Léon Davent. (Bartsch, 40}. La Danaé a , dit-on, remplacé la Nymphe de Fontainebleau, composition charmante qui nous a été conservée par l'estampe de René Boyvin ( Robert-Dumosnil. 18).

Celte substitution nous parait, quant à nous, peu vraisemblable. Nous pencherions plutôt à croire que la Nymphe était placée en face de la Danaé, et que cette dernière peinture lui servait de pendant. En efTct, dans le panneau, vide aujourd'hui, qui fait face, nous retrouvons les mêmes figures de stuc que celles qui servent encore d'ornement à la Danaé, et elles sont exactement reproduites dans la gravure de Boyvin. Celte circonstance donne quelque vraisemblance à noire supposition. Par quel accident la belle fresque du Rosso a-t-ollo disparu?... Au temps du Père Dan, le panneau opposé à celui de la Danaé, no possédait déjà plus d'ornements peints. Cn buste de François I" le décorait. Aujourd'hui on a dessiné au crayon noir sur fond blanc la figure de la Nymphe d'après la gravure de Boyvin.

Nous devons ajouter qu'une inscription latine qui se trouve sur cette estampe parle de la Nymphe commo d'une sculpture (en bas-relief probablement ) destinée à accom- [ttgner une Ogure de Diane se reposant des fatigues de la chasse, et tenant l'urne de la fontaine Belleau , faite pour François I". (Cette Diane est évidemment la 6gure de Cel-

NICCOLO DELL' ARBATE.

2* Chambre de saint Louis. Les huit tableaux principaux qui en faisaient l'ornement et qui avaient été peints à frais par messerc Niccolo sur le dessin du seigneur de Saint -Martin (Père Dan, page 83), représentaient l'enlèvement d'Hélène, l'élection d'Agameronon par les Grecs et les principales actions d' Ulysse avant son départ pour le siège de Troie. Ils ont été restaurés par Vanlo en 1723, et n'existent plus aujourd'hui. L'abbé Guilbert en a donné la description, t I, pages 100 à 112. Nous n'en saurions indiquer de gravure.

3* Sallk m Bal, dite aussi salle des Cent-Suisses et salle de Henri II. La magnifique décoration de cette pièce est connue de tout le monde. Elle fut aussi l'œuvre du Primatice et de Niccolo, et Vasari fait l'éloge du co-

lini.) Une pareille mention ajoute encore à toutes nos incertitudes sur la destination du sujet composé par le Rosso. Il ne serait pas impossible, du reste, qu'il eût été reproduit en même temps en peinture et en sculpture. Quoi qu'il en soit, il reste pour nous un fait bien certain : l'existence .dans la galerie de François I", et à la place même qui (tarait encore «nij.jurd'hui la plus convenable, des figures de stuc que Boyvin a copiées dans sa gravure, et cela suffit pour autoriser notre supposition.

N* 5. ta Jfort d'Adonis. Refait par Vanlo. Gravé en contre - partie. Bartsch, An. de Fontainebleau. t>9. Sous le tableau principal se voient deux figures nues moins restaurées et encore belles.

N» 6. La Fontaiœ de Jouvence. Refait par Vanlo. Non gravé. On remarque a droite et à gauche de cette peinture deux petits tableaux de forme ronde qui, par une heureuse et presque unique exception, n'ont pas été restaurés. Les sujets nous en sont inconnus. Ils paraissent avoir rapport, l'un à l'ège viril, l'autre h la vieillesse.

N* 7. Combat de$ Centaures et des Lapiihet. Relait par Vanlo. Non gravé.

N* 8. Venus châlianl 1 Amour. N'a pas été entre les mains de Vanlo. Restauration moderne, ébauchée seulement, mais suffisante à notre avis. Non gravé. Sous le sujot principal, une Vue du château de Fontainebleau encore bien conservée.

N* 9. Chiron instruit Achille. Même état que le précédent. Non gravé. Le dessin original de celte composition appartient a M. II. de La Satie.

N* 10. Les Mariniers. Refait par M. Couder. B-irlsch, Anon. de Fontainebleau, 91. Cotte composition, d'aspect sinistre, fut peinte, dit on, en souvenir do désastre de Pavie.

V H. Jupiter et SémiU. Ce sujet qui décorait un cabinet attenant à la gnlerie, et qui. d'après 1? gravure de Léon Oavenl ( Bartsch, An. de Font. 51) nous parait devoir être attribué au Primatice. n'e\i*le plus depuis Louis XIII.

N» M. L Embrasement de Calant et la piété filiale a" Ampkinomus et <f Anapias. Refait par M. Couder. Gravé en contre-partie. Bartsch, Anon. de Fontainebleau, 93.

N* 13. L ÊUphant fleurdelisé. Refait par M. Couder. Gravé en contre-partie par Fantuzzi. Non décrit par Bartsch.

N' U. L'Appareil l'un Sacrifice. Restauré dans ces dernières années par un artiste qui nous est inconnu. Gravé en contre-partie par Funluzzi (B. 27). Sous ce tableau se voit la Petite danse de Nymphes, gravée par R. Boyvin. Elle est assez bien conservée.

loris éclatant et harmonieux dont ce dernier sut revêtir les gracieuses compositions de son collaborateur. Cependant Vasari ne vit pas de ses yeux cet ouvrage. Mais les louanges qu'il lui donne, et dont nous pouvons encore chaque jour vérifier la rigoureuse équité, nous semblent d'autant plus précieuses, qu'elles doivent être l'écho des conversations qu'il eut avec Le Primat ice, à Bologne, en 1 563.

Les peintures de la salle de Bal ont été gravées en soixante-sept pièces, avec une bonhomie qui rend moins insupportable l'absence du talent, par Alexandre Betou. (Voy. Bobert Dumesnil, tome vin.) Le même graveur a publié vingt-six pièces de trophées (qui, d'après les comptes, paraissent avoir été l'œuvre exclusive de Niccolo) provenant, les uns de la salle de Bal, les autres de la galerie d'Ulysse.

Toussaint Dubreuil avait, sous Henri IV, rétabli une partie de ces fresques. M. Maux, membre de l'Institut, en a fait de nos jours une restauration que tout le monde a louée et qui nous parait, à nous aussi, fort bonne. Puisse-t-elle garder sa fraîcheur et son unité actuelles, et rendre de longtemps inutile toute autre retouche 1 *

Nous ne trouvons dans les comptes aucune date précise concernant les travaux de la salle de Bal. Nous savons seulement par Vasari qu'ils précédèrent ceux de la galerie d'Ulysse.

4" Galerie d'Ulysse, dite aussi Grande-Galerie, et, dans les comptes, galerie de lu Btme-Court.

On y voyait l'histoire des travaux d'Ulysse à son retour du siège de Troie, suivant l'Odyssée, en « 57 tableaux de six pieds et demi de haut, « et huit de large, avec chacun leur bordure de stuc et plusieurs beaux et « divers ornements dorez. >. (Père Dan, pages HOà 116.) Lescomptes nous apprennent que Niccolo peignit cette galerie de 1550 à 1561. Il reçoit, dans le compte de 1550-1560, 100 écus-, dans le compte de 1560-1561 , 150 livres pour les ouvrages de son art qu'il a faits et doit faire en la galerie de la Russe-Court du château. On lui alloue à la même époque une somme de 278 livres « pour son remboursement de pareille somme, pour « achapt de couleurs. »

Niccolo avait peint les travaux d'Ulysse d'une tout autre façon que les figures delà salle de Bal. Autant celles-ci étaient claires, gaies, brillantes, autant les voyages du roi d'Ithaque étaient représentés d'une manière énergique. Vasari loue la force , le relief de ces tableaux , qui paraissent, dit-il, faits en un seul jour, tant ils ont de vigoureuse

t. Écrit en 1855.

II insiste aussi sur le procédé technique employé par notre artiste, qui sut terminer tout ce grand travail à buon frctco et sans retouches à sec- Cependant ces fresques ne restèrent pas longtemps en bon état, puisque nous voyons, dans le compte de 1571, une somme allouée à Niccolo lui-même pour « avoir rcffreschy trente et un tableaux en la gallerie « peinte en la Basse-Court. » Nous savons aussi qu'elles furent restaurées sous Henri IV par Toussaint Dubreuil, et, en 1661, par un peintre du nom de Balthasar.

Sur la voûte de la galerie et toujours d'après les inventions ingénieuses et abondantes du Primaticc, notre peintre avait représenté tous les dieux et toutes les déesses de l'Olympe. Cette voûte formait quinze travées composées chacune de nombreux compartiments variés de formes, de dimensions et de sujets, au centre desquelles se faisaient remarquer deux grandes compositions, le ramasse et le Festin des Dieux.

Malheureusement, en 1738, on eut besoin de nouveaux logements, et la grande galerie de la nasse-Cour tomba tout entière ! Les regrets que suscita dan3 toute l'Europe une destruction aussi barbare ne sont pas de nature à être apaisés par le passage suivant extrait d'une note de Mariette ( Peintures de V Institut de Bologne; pag. 16 et 17) :

» Les peintures de la voûte n'en faisoient pas le moindre ornement ; « et l'on ne peut assez regretter qu'elles aient été détruites. Lorsqu'on « s'y détermina , elles étoient aussi fraîches et aussi brillantes qu'elles « l'avoient jamais été. On y voyoit régner dans toute la longueur qui « étoit de soixante-seize toises une suite de tableaux de différentes for- « mes, dont l'assemblage formoit divers compartiments plus riches les uns a que les autres, et qui, renfermés dans des ornements de stuc dorés et « environnés d'autres ornements appelés grotesques, produisoient un spec- « tacle tout à fait agréable.... »

Après avoir décrit les différentes travées de la voûte, Mariette ajoute : « Ces excellentes peintures appartiennent , il est vrai , au Primatice : on « ne peut les lui contester, puisque c'est lui qui en a fourni les dessins ; « mais Niccolo y a eu aussi trop de part pour ne lui en pas faire partager «. l'honneur. Le Primatice avoit sous lui plusieurs peintres qui exécutoient .. ses pensées, mais il se reposoit principalement de ce soin sur Niccolo, <> et l'on sait que c'est ce dernier qui avoit peint la plus grande partie «. des tableaux de cette galerie. Cela se reconnoissoit assez à la beauté « de la fresque, que peu de peintres ont aussi bien entendue que « lui.... »

Les Travaux d'Ulysse ont été gravés en 1633 par Théodore Van Tul-

den, et forment 58 pièces, dans lesquelles le goût flamand dénature le style du Primatice. Quant à la Toute, les gravures ne nous en ont conservé que quelques fragments '.

6» Ciumbri d'Alexandre, dite aussi chambre de M- d'É Lampes. Les

1. Voici ceux de ces fragments que noua pourrions citer avec quelque certitude :

1* Quatre pièces ovales en largeur, gravées par G. Mantuan, savoir: Hercule, Baccbus, Pan, et une autre divinité. (Bartsch. 49.) Vénus, deux Déesses et deux Amours. (B. 49.)

Junon assise. Près d'elle deux déesses et un enfant tenant une corne d'abondance.

Apollon, Neptune, Pluton et Pallas. (B. 61.)

Ces quatre sujets faisaient partie de la troisième travée.

V Quatre pièces on hauteur, cintrées du haut et du bas, gravées également par G. Mantuan, savoir :

Trois muses assises. (B. 36.) Trois autres muses. (B. 37.) Trois autres muses. (B. 38.)

Apollon jouant de la lyre et Pan jouant du chalumeau ( B. 39.) Ces quatre sujets étaient compris dans la quatrième travée.

3" Apollon sur le Parnasse. Grande pièce par A. Garnior, d'après l'un des tableaux qui formaient le milieu de la voûte. { Robert Dumosnil, 57.) Le dessin du Festin des Dieux qui faisait le pondant du Parnasse appartient au Musée, et, comme le dit Mariette, c'est une composition que le Corrége auraU voulu avoir faiu.

4» Trois pièces octogones du même graveur, savoir : Apollon et Diane. (Robert Dumesnil. 51.) Vénus, Cupidon et l'Amour. (R. D. 52.) Vénus, l'Amour et Psyché. (R. D. 53.)

A certaines particularités de forme et à l'analogie des sujets, nous sommes également tenté de croire tirées de la voûte de la galerie d'Ulysse les estampes suivantes :

Jupiter plaçant dans le ciel parmi les autres constellations la nymphe Calislo changée en Ourse, par G. Mantuan. B. 59.

Pluton et deux personnages. Forme cintrée haut et bas.

Femme mettant le pied sur un serpent. Rinceaux aux quatre coins.

Céres. Même forme.

Bacchus. Même forme.

Ces quatre dernières pièces sont de Ferdinand.

Une étude approfondie des estampes de l'école de Fontainebleau ferait certainement trouver d'autres compositions tirées de cette voûte, si les deux descriptions qui nous en restent, celle de Mariette et celle de l'abbé Guilbert, quoique faites avec soin, n'étaient encore fort vagues et pauvres de détails. Le Louvre en po>ède aussi quelques fragments originaux.

peintures de cette chambre , transformée sous Louis XV en cage d'escalier, sont an nombre de huit. Nous en donnons le détail en note, et nous avons lieu de croire qu'elles étaient plus nombreuses '. Elles furent exécutées par Niccolo en 1570. C'est du moins ce qu'affirme Mariette, qui aura trouvé cette date dans d'autres comptes que ceux que nous possé-

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