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On y vendit pour 60.000 francs de tableaux, dès les premiers jours.
L’année suivante, l’Exposition se transporta dans un vaste local de l’Avenue de la Gare, avec le prince Stirbey, comme vice-président.
On admirait au Salon de la sculpture : le maître Etex, dont les œuvres magistrales ont une justesse extraordinaire et une science parfaite d’exécution ; Trabucco, dont le buste de Monseigneur Sola fut acheté par la Ville de Nice ; de la Duchesse de Castries, une belle tête de Chopin, mort, et une Jeanne d’Arc, de grande allure; un Moïse de Maffei, une Mignon de Calvi, une Phryné de Barzaghi, un bronze de Mlle Abbema, représentant Sarah Bernhardt et un... fou de Sarah Bernhardt.
La statuaire était aussi représentée par Cordier qui s’était créé une incontestable renommée, non seulement par son talent de sculpteur, mais aussi par ses compositions polychromes exécutées avec une habileté d’un style incomparable.
Ôn peut en juger encore dans les salles du Casino de Monte-Carlo et par les tympans des portes de la loge du Prince de Monaco.
J’ouvre ici une parenthèse pour cueillir une anecdote :
Cette anecdote, je la tiens de cet aimable et spirituel érudit, de ce savant écrivain des plus distingués, le docteur A. Baréty, lui, qui me sollicita si vivement de publier en volume mes notes et souvenirs. Il me la conta un jour en visite chez moi et de cet air grave et fin, éclairé d’un discret sourire vaguement malicieux.
C’était l’époque où, en un dîner mensuel, se réunissaient : Ziem, Victorien Sardou, Nadaud, Cordier, Charles Deslys, Paul Saunière, le comte d’Osmond, le docteur A. Baréty, etc.
Un soir, Gustave Nadaud, arrivé le premier, s’était assis au salon. Cordier survient, il s’assied à côté de Nadaud, en laissant tomber lourdement sa large main sur les genoux de son voisin, et l’interpelle brusquement et familièrement ainsi : « Eh bien! troubade ? » — « Eh bien ! maçon » — répliqua aussitôt Nadaud,
J’ajouterai que Nadaud que j’ai beaucoup connu, était d’une susceptibilté très irritable. Bien certainement, Cordier n’entendait pas le froisser. Cela me remémore un fait du même genre qui se passa entre Rossini et l’artiste Charlet. Mais Rossini fort taquin par nature, était loin d’êtfe aussi innocent que Cordier.
Autrefois, Jules Claretie narrait ainsi la chose :
« Un jour, Rossini entre, semi-railleur, semi-bon enfant dans l’atelier de Charlet, qui était occupé à dessiner des grognards au crayon lithographique.
Rossini se mit à causer, tout en raillant. La raillerie était sa manière. Mais on ne faisait pas facilement poser Charlet, comme on dit. La blague pouvait répondre aux lazzi italiens.
— Qu’est-ce que vous faites là ? dit le maestro. Des bonshommes ?
— Justement, répondit Charlet.
— Et ça vous rapporte ?
— Oh ! peu de chose : quinze sous par bonhomme. Et votre musiquette ? Rossini fit la grimace.
— Ma Mousiquette ?
— Oui.
— Celà dépend. Je compose un opéra pour une ville d’Italie. Si la ville est riche et que l’opéra réussisse, on me le paye bien. Sinon... on ne me le paye pas. Mais, ajouta le musicien, je suis assez riche pour vous acheter un de vos...
— De mes bonshommes ? fit Charlet, qui sentait venir le mot. Parbleu ! En voici un. Tenez. Prenez-le, seulement vous seriez bien gentil de m’envoyer, pour la peine, un petit tralala, comme vous savez en fabriquer.
— ■ Un tralala? s’écria Rossini.
— Oui, vous savez, chez la mère Saguet, à Montmartre, nous nous réunissons de temps en temps, un tas de bons vivants, et nous chantons. Des chansosn à boire; ça fait rire. Alors je ne serais pas fâché d’arriver avec un tralala nouveau. Une chanson ! Que diable ! vous composez des chansonnettes comme je dessine des bonshommes !
« Rossini comprit. Il sourit, prit le bonhomme de Char •
let, et lui envoya le lendemain, une véritable chanson à boire que Charlet chanta chez la mère Saguet, entre deux refrains de Béranger. »
Cela conté, je retourne à l’Exposition de Nice, et je m’arrête à celle de 1879.
Dans les salles de peinture, je vois des noms bien connus Landelle, Musin, Gudin, Clairin, Imer, Olivetti, Cassinelli, Bertier, Cousin, Monginot, Brown, Fichel, Gilardi, d’Altamura, Claude, Pradilla, Wahlberg, Defaux, Gigoux, d’April, Hédouin, Berne-Bellecourt, Bignani, Madrazo, Veyrassat, Benouville, Raffaelli, Moutte, Allasson, Muratore, Ebner, Gilbault, Madeleine Lemaire, J. David, Béthune, Jaquemard, Cipriani, Robert, Landriani, Abbema, Barrias, Mossa, Gamba de Preydour, Ziem, etc.
Encore un « à propos », qui vient à point, avec le nom de Ziem qui vécut à Nice, de si longues années, dans sa villa du n° 154 du quartier Sainte-Hélène, villa qui rappelle les habitations tunisiennes. Donc, à propos de Ziem, l’aimable Dr A. Baréty me contait son dédain pour le bourgeois.
« Je ne connais pas le bourgeois, disait Ziem, du ton le plus sérieux et le plus emphatique, je n’ai pas de contact avec le bourgeois. Lorsque le bourgeois désire acquérir une de mes œuvres, voici comment je traite avec lui : La matière est sur le chevalet, à l’entrée de ma demeure, dans le vestibule. Le prix est marqué sur un plateau posé tout à côté, sur une chaise. Le bourgeois arrive, dépose la somme indiquée, prend la matière et l’emporte. Je ne connais pas le bourgeois ».
Vraiment ! Eh bien, je suis convaincu que maître Ziem avait tout d’abord connu le bourgeois, avant que la gloire eût frappé à sa porte, sinon comment aurait-il fait connaissance avec la gloire et la fortune ? N’était-ce pas le bourgeois qui l’avait présenté ?
Sans l’achat de leurs œuvres, les artistes, tout comme les auteurs et les compositeurs, seraient plus ou moins des bohèmes faméliques. Alors que signifie ce gros dédain, toujours grossier, que la plupart (non tous, grâce à Dieu) manifestent orgueilleusement à l’égard des acheteurs et du
public, qui font leur renommée et leur fortune, par le succès et l'argent ?
Un bourgeois qui achète doit .être poli avec l’artiste qui vend, mais de même l’artiste doit être courtois avec le bourgeois.
Pour mon propre compte, avec quel dédain n’aurais-je pas accueilli la matière ainsi offerte ! Et avec quel empressement ne serais-je pas sorti sans prendre la matière , et sans rien laisser dans le plateau !
Qui donc aurait ri le dernier ?
Ziem qui en pleine célébrité parlait si haut à Nice avec^ tant de dédain, oubliait qu’il y était venu en sa jeunesse tout petit garçon.
Ziem naquit à Beaune, d’un père ancien mameluk de Napoléon. Celui-ci n’en était pas. moins pauvre pour cela, et son fils pendant qu’il suivait les cours de l’Ecole des Beaux Arts de Dijon, inventa les cartes postales pour vivre. Oui, Ziem fut l’inventeur des cartes postales, qu’on ne croit pas si âgées. Afin d’avoir quelque argent, il exécutait de petits dessins représentant les monuments, les points de vue de la ville de Dijon et les vendait vingt centimes. Enfin, un jour avec son crayon, son violon et trois sous dans sa poche il partit de Dijon à pied, pour Rome. Arrivé à Marseille dans une extrême misère, il alla travailler dans un chantier comme ouvrier, et à ses heures de repos il crayonnait les portraits de ses camarades ; l’ingénieur le surprit, fut si frappé du talent de ce manœuvre, qu’il s’intéressa â lui, le recommanda au duc d’Orléans. Ce prince lui envoya quelque argent. Il arriva ainsi â Nice, afin de se remettre en route pour Rome. M. White, le consul d’Angleterre le prit en affection et le présenta au fameux peintre Turner, lequel acheta plusieurs esquisses du jeune artiste. Deux ans après, Ziem arrivait à Venise où il trouva sa véritable voie, où sa prestigieuse palette enfanta des splendeurs de coloris, de lumière, de poésie intense. Mais comme on a pu en juger, la célébrité et la fortune lui avaient trop fait oublier ses débuts.
Enfin, je reviens au vieux Musée pour parler des dépouilles oppimes de la Reine Pomaré et rapportées par un Niçois en 1845, le capitaine de la marine marchande
Gignoux, qui les qualifiait de présents de la Reine. J’en doute fort si je me rapporte aux lettres de Taup Nicholas au contre-amiral du Petit-Thouars et que j’ai consultées à Nice même. Et si longuement je les reproduis, c’est qu’elles émanent d’un Niçois. Or, je me demande si la reine lui avait vraiment donné ces dépouilles opimes, vu la nature de ces objets qu’on peut voir au Musée de la Ville de Nice :
Sa couronne de paille de maïs tressé avec un nœud sur le devant, un brûle parfums, huit boucles d’oreilles ivoire et os, trois flûtes, une jupe, le poinçon de la reine (sic), manches d’échasses sculptées dans du bois brun sombre, six pièces d’étoffes, deux poignards, deux calebasses, etc., tout cela sous vitrine dans une grande salle, riche de plusieurs belles collections.
L’anecdote est d’autant plus intéressante que d’autre part, les circonstances dans lesquelles se trouvait la reine Pomaré à cette époque, me font douter encore bien davantage du geste amical et généreux de l’infortunée souveraine. Car je relève parmi les documents que j’ai consultés à la Bibliothèque de Nice, ce passage d’une lettre de Taup Nicholas au contre-amiral du Petit-Thouars (4 juin 1843) :
« C’est sous l’influence de la peur, résultat des menaces qui lui sont faites, qu 'Elle a signé, et je suis certain que si vous aviez eu connaissance de ces faits vous n’auriez pas sanctionné de tels procédés, vous dont la Nation tient le premier rang par sa courtoisie chevaleresque ».
Ah ! parlons-en de la courtoisie chevaleresque quand on va Prendre le bien d’autrui, voler, saccager, massacrer, torturer sous prétexte de coloniser pour civiliser les gens ! Quelle sinistre ironie ! Quand une nation se livre à de pareils procédés et que la loi du plus fort est de son côté, c’est la gloire. Si elle est la plus faible, c’est la honte. Et si des individus commettaient seulement un ou deux de ces actes ce serait pour eux le bagne ou l’échafaud. Et je donne des preuves à l’appui.
Je vais transcrire ici quelques extraits d’un procès-verbal relatif à une réunion de chefs taïtiens, chez le gouverneur de Taïti Bruat,
La scène se passe en 1843. On verra avec quelle incroyable inconvenance on s’adressait a cette pauvre reine qui était chez elle., qui était femme et qui avait droit, elle et les siens, à des rapports au moins polis. Parmi les voleurs de grands chemins, il y en eut pleins d égards, de courtoisie pour leurs dévalisés.
Or, le 3 mai 1843, M. Malmanche, chef d’état-major et aide de camp de M. le Gouverneur, se rendit a bord du yacht anglais le Basilic pour demander au capitaine l’autorisation de laisser le chef de Moréa (Eîmès) parler avec la reine Pomaré des affaires du pays. « M. Hunt, le capitaine était absent, l’officier qui était à bord dit ne pouvoir prendre sur lui d’accorder l’autorisation sollicitée pour les chefs. M. Malmanche descendit alors du Basilic et se rendit à terre chez le capitaine, qui n’objecta aucune difficulté a ce que les chefs de Moréa communiquassent avec leur ancienne reine; il remit à M. Malmanche un billet portant ordre à son second de laisser monter ses chefs ; mais s’étant ravisé, M. Hunt accourut à bord de son navire où il arriva en même temps que M. Malmanche.
« Son premier soin fut d’imposer silence d’un ton de colère au chef qui avait commencé d’entretenir la reine. Ne parlez pas, s’écria-t-il, écrivez ! s’avançant ensuite vers la reine et avec beaucoup d’irrévérence. N’est-ce pas, Pomaré, lui dit-il, n’est-ce pas qu’il faut écrire !
La Reine tenait la tête baissée ; elle ne comprenait rien sans doute à ce que lui disait M. Hunt, car il lui parlait en ang-lais. Comme il avait besoin d’un interprètre, M. Hunt chercha de tous côtés ; puis, apercevant le mari de la reine, qui se tenait à l’écart, il le prit par le collet et lui dit avec humeur : « Venez, vous comprenez l’anglais, vous direz à ces chefs que je ne veux pas qu’ils parlent à la reine; je veux qu’ils écrivent ». Le mari de la reine exécuta cet ordre de très mauvaise grâce (cela se conçoit aisément) et fut ensuite reprendre sa place.
« Malgré l’intimidation du capitaine, les chefs lançaient toujours quelques paroles à Pomaré, et comme M. Malmanche causait avec M. Hunt et que la conversation était animée, la reine put répondre, mais toujours avec un sentiment de crainte. M. Malmanche interrogea alors un des
chefs qui parlait un peu l’anglais. Celui-ci répondit que Pomaré voulait bien aller à terre, mais quelle devait recevoir une lettre signée de tous les chefs, par laquelle ils lui conseillaient de prendre cette détermination. A ces mots, les chefs firent savoir à Pomaré qu’ils allaient descendre et signer la lettre désirée.
« En quittant le Basilic, le chef de Moréa tendit la main au capitaine Hunt. Celui-ci" la prit; puis, s’apercevant de ce qu’il venait de faire, probablement par mégarde, il s’écria : Comment ai-je pu serrer la main d’un « rascal » de la sorte ».
Quelle grossièreté et quel abus de la force !
Mais continuons : « Pendant cette visite à bord du kertch, visite qui n’a pas duré moins d’une heure, la conversation entre M. Malmanche et le capitaine roula sur divers sujets ; mais le capitaine Hunt souvent répéta que si Pomaré n’était pas depuis longtemps à terre, c’est qu’elle craignait d’être mise aux fers (l ?)
« Mais si réellement elle éprouve cette crainte, dit M. Malmanche, vous pouvez la détromper, car vous savez fort bien que depuis que Papeïti appartient à la France, nulle femme n’a été mise aux fers. — Je vous demande pardon, reprit le capitaine Hunt; j’ai vu moi, de mes propres yeux, un de vos officiers de police prendre une femme par le bras et lui dire : Allons, en prison, tu es Pomaré ! » M. Malmanche aussitôt coupa court à cette conversation en disant : « Je suis trop gentleman pour vous donner un démenti ».
Le lendemain, d’après la demande faite la veille par Pomaré, disait-on, M. Malmanche se rendit de nouveau et avec les mêmes chefs indiens, à bord du kertch anglais. Il était porteur d’une lettre de M. le gouverneur qui rassurait Pomaré sur les craintes qu’elle avait d’être mise aux fers. Le capitaine Hunt exigea une demande écrite de M. le gouverneur que lui remit M. Malmanche.
« Pendant ce dialogue, Pomaré était assise sur une natte. Elle semblait lire ce que les chefs venaient de lui donner. Comme le temps s’écoulait, et que lés chefs ne parlaient pas, M. Malmanche dit au capitaine anglais : « Mais que fait donc la reine ? Quelle est sa réponse ? » Celui-ci s’approcha d’elle, prit une lettre placée près de là,
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et la remît à Pomaré. Ne sachant pas que c’était la réponse qu’on devait lui donner, M. Malmanche ne fit pas grande attention à cela. Comme il voulait enfin connaître la decision de Pomaré, il réitéra sa demande. Cette fois la reine présenta à M. Malmanche le pli qu’elle venait de recevoir des mains du capitaine anglais un moment auparavant.
« S’adressant au capitaine Hunt, M. Malmanche dit alors : « Cette lettre n’est pas écrite en réponse à celle que je viens d’apporter ».
« M. Hunt soutint le contraire, M. Malmanche reprit : « La reine Pomaré n’est pas libre, vous la tenez au secret. » Puis, il pria un parent de la reine de lui demander si le gouvernement accordait ce que la lettre qu’on venait de lui remettre contenait, elle consentirait à descendre à terre ; Pomaré n’osa répondre. Le capitaine anglais la faisait trembler. M. Malmanche en fit l’observation. « Si vous voulez, lui dit le capitaine anglais, je vais tourner le dos, et vous verrez qu’elle ne répondra pas davantage. — Oui, répartit M. Malmanche, pas plus qu’elle n’a écrit, car je jure que j’ai eu continuellement l’œil sur elle et qu’elle n’a pas écrit un seul mot. — Je n’en sais rien, dit le capitaine. — C’est vous, poursuivit M. Malmanche qui menez la reine, c’est vous qui avez écrit la lettre. Vous lui dictez toutes vos intentions. J’informerai le gouvernement que Pomaré n’est pas libre à votre bord.
— Je conviens que je lui donne des conseils ; c’est même mon devoir, car c’est une pauvre femme qui ne comprend rien ».
Cette pauvre femme ne comprenait que trop, et son attitude le prouvait surabondamment.
Là-dessus, M. Malmanche descendit dans son canot, emportant la prétendue lettre de Pomaré et en rejetant toutes les difficultés sur le capitaine Hunt.
Le 4 mai, après le retour des chefs du hertch, la séance s’ouvre de nouveau. Le chef Taïrapa dit :
« Louis-Philippe, notre gouverneur, vous les chefs de Moréa et Taïti, voici ce que j’ai à vous dire. Nous sommes allés à bord du navire anglais : nous avons remis votre lettre à notre reine Pomaré. Aussitôt un pli écrit et cacheté d’avance nous a été donné comme contenant la réponse.
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Pomaré n’a pas voulu répondre à nos questions, seulement, elle nous a dit : « Pourquoi me tourmenter, vous autres chefs, laissez-moi tranquille ».
Que pouvait-elle contre ses deux formidables ennemis ? Opprimée, désemparée, brutalisée, trompée, mise au secret, elle avait perdu confiance même dans les siens les plus proches ».
Pauvre reine dépossédée !
Pauvres civilisés qui, pour ces hauts faits, s’intitulent les propagandeurs du Progrès !
Que de réflexions nous suggère la contemplation de la couronne de paille de l’infortunée reine Pomaré au Musée de Nice !
A ce Musée se trouvait aussi le portrait de la comtesse de Mirafiori, morte en 1885.
Le 7 novembre 1848, une intéressante nouvelle parvenait à Nice. Le roi Victor-Emmanuel II épousait une Niçoise, Rose-Thérèse Vercellana, née à Nice le 3 juin 1833, fille de Jean-Baptiste Vercellana, soldat de la Garde Impériale française, et le roi la créa comtesse de Mirafiori et de Fontanafredda. Elle mourut le 27 décembre 1885. Deux enfants étaient nés du roi : Victoire, mariée au comte Spinola Grimaldi, et Emmanuel, qui épousa la fille de Gaston Larderel, comte de Montecerboli.
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