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GRANDE FETE DE CHARITÉ

offerte à la ville de Nice par le Cercle de la Méditerranée, au bénéfice des pauvres assistés par le Bureau de Bienfaisance.

Les rôles sont ainsi distribués :

Eisa , (Fille du duc de Brabant)

Madame la Vicomtesse Vlgier

Lohengrin, chevalier de St-Graal’. . M. Edouard Scovello. Premier ténor.

Henri, roi des Saxons . . M. Evasio Scolara.

Première Basse du Théâtre Impérial Italien de St-Pétersbourg et de Covent-Garden de Londres.

Comte de Telramund Frédéric,

prétendant au trône de Brabant. M. Sante-Athos.

Premier baryton des Théâtres Impériaux de St-Pétersbourg et de Rio-Janeiro.

Orlande de Rahrod, princesse des

Frisons . Mme Wittman.

Premier contralto du Théâtre de Stuttgard et de l'Académie de musique de New- York.

Godefroid, jeune duc héritier de

Brabant . . , . . . . Mlle ....

Héraut d’ Armes . M. Puvarell.

Du Théâtre d'Odessa

Pages : Mlles Maufredi, Ferrari, Vianello, Bouvard.

Chevaliers d'honneur : MM. Maufredi, Polacco, Ferrario, Vianello.

Cour de la duchesse de Brabant : Dames des choeurs de Covent- Garden-

Chevaliers Brabançons, Comtes de Saxe et de Thuringe : Chœurs de Covent-Garden.

Chef d’Orchestre : M. le Chevalier Auguste Vianesi. — Directeur des chœurs : M. Biaggini.

Grand orchestre du Cercle des Etrangers de Monte-Carlo, gracieusement offert à la ville de Nice par Mme Blanc et la direction du Cercle.

Eclairage à giorno.

Prix des places. — Fauteuils d’orchestre de pourtour, d’amphitéâtre et de grande loge indistinctement, fr. 60 ; loges grandes (entrées non comprises), fr. 300 ; loges petites, fr. 250 ; entrées aux loges, fr. 25.

C’est par une salle merveilleusement remplie que fut applaudie frénétiquement la vicomtesse Vigier laquelle n’avait pu ressusciter Sophie Cruvelli alors âgée de 55 ans.

Beaucoup d’autres événements et de projets, en 1881- 1882, qui se réalisèrent ou ne se réalisèrent pas.

D’abord, cet appel de la Municipalité qui siégeait à cette époque à Nice. Elle s’adressait à tous les architectes de France, pour l’édification, par voie de concours, avec prix, d’un grand théâtre et d’un Hôtel-de-Ville, sur l’emplacement des Terrasses qui allaient êtres démolies.

Le théâtre, disait-elle, serait construit à l’ouest de la Mairie nouvelle, pour servir aux représentations lyriques et dramatiques, françaises et italiennes.

L’éclairage à l’électricité primerait celui au gaz.

Une somme de 2,500.000 francs, sans le mobilier, serait employée à cette construction.

La Mairie .serait prévue pour une population de 120.000 habitants. Outre les locaux consacrés à l’Administration, qui seraient aménagés avec confort, on édifierait cinq salons de réception pouvant contenir 3.000 personnes et une vaste salle de concert avec un orchestre de 90 musiciens.

La somme à dépenser s’élevait à .i million 500.000 fr.

Les projets devaient être exposés publiquement.

Enfin, l’ancien théâtre italien serait rebâti et aménagé pour être un palais des Beaux-Arts et la bibliothèque et son musée y auraient été installés.

Un projet encore à la mer!...

Puis, un autre. Il s’agissait d’un Champ-Elysée, à la requête d’un M. Letorey, dont le projet était appuyé par une centaine de commerçants du quartier St-Etienne aux fins d’obtenir les autorisations nécessaires à sa réalisation.

Encore un projet à la mer !..

Les projets sont souvent comme les serments, autant en emporte le vent !

A cette époque, des personnalités de haute valeur, MM. V.-E. Gauthier, Léon Pilatte et Ed. Corinaldi fondèrent un journal indépendant, L'Eclaireur de Nice, qui eut une extension rapide. Aujourd’hui, cet organe, dont l’influence est considérable dans toute la région, a pour directeur M. L. Garibaldi, journaliste militant de race, et pour secrétaire général M. M. Ardoin, doué de grandes capacités administratives.

Ce fut aussi en 1882 que mourut cet homme charmant, ce dessinateur inoubliable qui signait Bertal, et qui se nommait Charles-Albert vicomte d’Arnoux, comte de Limoges-Saint-Saens. Bertal était l’anagramme de son prénom. Il illustra tant d’œuvres connues, que la nomenclature en est devenue inutile.

Je le vis souvent chez Sardou et aux réceptions intimes de la Préfecture. Il passait ses hivers à Nice, assez retiré. Mais il professait pour notre Littoral une très vive admiration.

En cette même année, au même mois, mourait à Monaco un prestidigitateur fameux qui vint, maintes fois, se produire à Nice. Ce dernier, lui, tenait à se présenter avec son titre de vicomte — le vicomte Alfred de Caston !

Il était tout chamaré de décorations et il n’avait pas son pareil pour ses tours de cartes, ses séances de thaumaturgie et ses exercices de mnémotechnie.

Mais puisqu’il avait l’orgueil des titres et des grandeurs, U aurait été jaloux, avec raison, de ce noble hivernant qui vint à Nice dans la même année et qui se nommait Ferdinand-Maria-Christina-Urbano-Filippo-Giovanni, 3e prince d’Antuni, né à Rome, le 21 février 1857, mort à Rome le 2 mai 1906, fils du prince Philippe et de sa femme Maria-Milagros-Maria del Carmina-Ampavo-Isabella-Fernanda-Giovanna Munoz y Bourbon, née en 1835, morte en 1903, elle était fille du duc de Rianjavès, marquis de Costellejo, marié morganitiquement à S. M. la Reine Marie- Christine d’Espagne- Le prince Ferdinand épousa, en 1881, Marie, fille du marquis de la Gandava et de la marquise Rosana la Plazola y Limonta.

Quand on prend des noms, on n’en saurait trop prendre. En ce qui concerne le vicomte de Caston, sa réputation ne put jamais égaler celle de Bosco, de prestigieuse mémoire et qui avait récolté des brassées de lauriers, à Nice, en 1860.

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